Ce soir je vais me commettre avec les anciens d’HEC, moi un diplômé de Sciences Po, voyez-vous ça. J’anime pour leur association d’anciens diplômés et à la demande de mon ancien prof’ de RH quand j’étais petit un débat sur le thème « Travailler autrement, vivre autrement ». C’est à la fois l’ancien DRH et le chroniqueur qui passera les plats parmi une brochette de diplômés de HEC dont la liste est là. Il paraît qu’on pourra suivre ce débat sur le net en direct, j’avoue que l’expérience m’intéresse. Vous pourrez regarder ce débat ici à moins que vous ne soyez dans la salle. Je me méfie des promesses concernant le travail. Travailler autrement virgule vivre autrement…Les deux injonctions sont loin d’aller de soi. J’ai assez écouté les communiquants, j’ai assez pratiqué la com’ moi-même pour savoir que les discours d’entreprise se nourrissent de leur propre foi, de leur propre énergie autopersuasive et que plus le temps passe, et avec lui les plans sociaux ou les changements de cap, moins les salariés y croient. Les employés, les ouvriers, les sans grades n’y croient plus on le savait déjà, les cadres c’est nouveau. Les cadres n’y croient plus davantage. Ou plutôt ils y croient différemment. Il paraît que la génération Y (née à la fin des années 70) roule pour elle et veut faire les choses autrement mais qu’elle a bien du mal à adhérer. Comment lui parler, comment la motiver, comment la retenir. Pas simple. Alors on lui promet qu’elle travaillera autrement, qu’elle vivra autrement. La promesse s’entend de deux manières, l’une inexorable, fatale, comme une sanction, l’autre comme on promet des lendemains qui chantent. Ce n’est pas du tout la même chose d’être promis à un bel avenir ou d’être inexorablement promis à rien. Alors pour y voir plus clair sur ce « Travailler autrement, vivre autrement », je proposerai aux débatteurs mais aussi aux participants, qu’ils soient dans la salle ou derrière leur écran, d’inverser les termes du sujet : « Travailler de manière plus vivante, vivre moins laborieusement ». Ca sonne tout de suite plus compliqué mais quelque part, ça rend la promesse moins ambiguë.






























…et c’est très bien!
Je suis en ce moment en fin de Master à HEC, où je m’y suis moi aussi corrompu (pour un ancien de normale Sup’ Théâtre c’est presque pire que pour un Sciences Po!) et je regarde l’émission sur le net – comme quoi, ça marche – ma foi très intéressante, un poil plus épistémologique et sociologique que ce qu’on voit d’habitude à HEC.
vous suit avec déférence.
A vous,
G.