La Birmanie, l’Iran, la Tunisie, aujourd’hui l’Egypte, voilà des révolutions réussies ou pas, ou pas encore, dont on dit déjà qu’elles doivent beaucoup à Internet. L’urgence du présent, le désir enthousiaste de fixer tout de suite la nature des insurrections nous conduisent à remercier Internet très immédiatement. C’est sur Twitter qu’on suit le fil de l’actu brouillée en Egypte, c’est sur Facebook qu’on a reçu des nouvelles, que se sont créés des groupes de soutien aux révoltés de Tunisie, les bloggeurs deviennent des héros, les Anonymous des résistants, les attaques virales sont des actes héroïques comparables au sabotage des chemins de fer en 1943, c’est sur le site d’Aljeezera qu’on s’informe désormais comme on écoutait en 1944 la TSF. Surfer pour avoir des nouvelles des révoltes du monde c’est partager un peu de ce frisson insurrectionnel, c’est apporter son soutien, c’est d’une certaine façon être à l’écoute de Radio Londres à la sauce numérique de 2011.
Demain, les chercheurs, les historiens et les sociologues se pencheront sur ces usages « héroïques » d’internet par les citoyens du monde, qu’ils soient spectateurs ou acteurs de ces révolutions, il faudra bien que l’histoire, la grande, accorde un statut aux outils numériques dans ces mouvements. Quelle place leur fera-t-elle ?
Notons juste qu’aujourd’hui même lorsque je fais une recherche [...] Lire la suite






























Vengeurs, X-Men, etc.
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