Quand F. Fillon préfaçait le guide « l’Idée Républicaine aujourd’hui »

C’est amusant. En 2004, François Fillon préfaçait un guide. Pas n’importe quel guide. Un guide intitulé « L’idée républicaine aujourd’hui ». 2004 c’est loin et c’est quand même « Aujourd’hui ». C’est loin parce que Chirac était encore président. Alors, il était ministre de l’Education Nationale. Au hasard de recherches sur l’instruction civique, je suis tombé sur le PDF de cette préface qui prend, par les temps qui courent, une dimension symbolique particulière vu le contexte. Je vous invite à lire ce texte et à décider si François Fillon pourrait l’écrire aujourd’hui ou pas sans gêner personne. En attendant, Vive la République, Vive Internet.

9 Réponses à “Quand F. Fillon préfaçait le guide « l’Idée Républicaine aujourd’hui »”


  • Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ?? On dirait que cela dépend du sujet en fait…

  • Océane: Pouvez-vous expliquer ce que vous voulez dire, s’il-vous-plaît. On ne comprend pas.
    Le billet d’origine est déjà assez cryptique. A part nous dire que les actions des hommes politiques sont parfois en contradiction avec leurs discours, je ne vois pas. Cela on le savait déjà; donc il s’agit certainement d’autre chose, mais quoi ?
    Je commence à me demander si tout cet interweb, dont on fait grand cas, apporte vraiment quelque chose.

  • Mathieu: Vous êtes désabusé (vous dites « on le savait »). On peut se sentir plus simplement « abusé » par ce cynisme d’homme politique, mis sous nos yeux aimablement par David Abiker, qui incarne à lui tout seul tout l’interweb (mais qu’est-ce que ça veut dire :-( je me demande) et à qui vous fermez le couvercle (en laissant entendre que cela n’a aucune portée, et vous n’êtes pas tellement plus explicatif qu’Océane).
    D’ailleurs « on » comprend ce qu’elle a voulu dire Océane : F.Fillon a changé d’avis (si, si, les écrits qu’il signe sont en contradiction avec ce qu’il cautionne aujourd’hui, donc il a l’air d’avoir changé d’avis) et sinon s’il n’a pas changé d’avis, on peut considérer qu’il n’incluait pas les « gens du voyage » comme citoyens à part entière tels que Pierre, Djamila et Deng. C’est en cela que cela dépend du sujet.

  • ça Mathilde elle avait signé. Elle refusait la manipulation des consciences :

    http://www.journalisme.com/content/view/427/88/

  • Il y a déjà « faire ce qu’on dit » et « dire ce qu’on fait » qui sèment un peu la confusion dans notre réception. Exemple dans ma tête : « ga? J’ai pas compris, il l’a fait ou il l’a dit? » « le discours se rapporte-t-il à du concret? Et il lui est corrélé par quelle genre de relation, au concret? image réelle, floue, inversée droite/gauche, haut/bas? ».

    Maintenant il y a trois possibilité : 1) »faire », 2) »dire », et 3) »signer une pétition sur le net ». Ça va pas m’aider à trier toutes les combinaisons possibles. Bientôt 4) »coller un auto-collant sur sa voiture »?
    Je comprends bien qu’il faut une accroche pour avoir une chose à laquelle se raccrocher pour lancer un discours différent. Je ne sais pas si c’est une pétition utile ou inutile donnée par le lien de Lenoble, mais le journaliste qui a besoin de se raccrocher à cette bouée pour bien faire son boulot ne sait pas nager. Et pour éviter la noyade le mieux c’est quand même le journaliste qui sait nager et nous rapporte des perles. Dans des huitres. Au fond des océans. Aaah, l’océan, je me suis jamais sentie autant poisson, tiens je m’en va lui grignoter la combi en caoutchouc au plongeur, ouah il a des gros yeux comme moi, ah non c’est les lunettes, pourquoi il fait des bulles?, rho la vache il ramasse pas des perles, il a un truc qui tire des flèches, il pêche!!? salut, je me sauve vite..

  • Mauvaise langue.

  • En effet, il n’y a que les imbéciles qui ne changent JAMAIS d’avis, je l’ai TOUJOURS dit.

  • @Mathieu : je voulais simplement dire qu’en changeant opportunément d’avis, Fillon se range plus facilement au rang des imbéciles que ceux qui ne changent jamais d’avis. C’était un commentaire désabusé sur le fait que suivant la mode, la thématique, les besoins, les politiques se trahissent à l’envie.

  • @Oceane : vous me prenez les mots de la bouche. C’est exactement ça (malhereusement) :(

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Zizi the Kid

« Les monologues du zizi » Plus intime que l’intime, il y a la genèse de l’intime ; plus secret que « la première fois », il y a l’avant-première fois, le cheminement physio-psycho-socio mythologique vers la possibilité de la première fois. Bref, la préhistoire des histoires, la conquête des Gaules avant le règne de l’empereur Pubère, l’Odyssexe : autant dire la nuit des temps. David Abiker, chroniqueur à L’Express, a épanoui sa sexualité entre la fin de la télé noir et blanc et les débuts des jeux vidéo, à une époque où cela se faisait à la main – aujourd’hui, tous les parents le savent, l’apprentissage est virtuel. Pour Abiker, une étape importante de cette initiation advient sur une toile de Jouy, ce qui est assez logique. Dans Zizi the Kid, il raconte ce parcours du combattant qui mène de l’idée de sexe (ce pressentiment que les filles sont des garçons pas tout à fait comme les autres) à la réalité humide de la chose (cette certitude que les vrais soucis commencent). Psychanalyse sans divan, miroir où chacun peut scruter ses propres émois, l’ouvrage est aussi un pèleri-nage au pays de l’enfance, cette contrée où toute une génération a emprunté les mêmes autoroutes de l’imaginaire : Actarus aux commandes de Goldorak, les sveltes frites de la pub [...] Lire la suite

Disneyland

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Dictionnaire posthume de la finance

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L’idée m’est venue dans un restaurant japonais, près de la Madeleine. Je discutais avec mon ami Raoul, spécialiste des marchés financiers. On est en plein krach, au mois de novembre 2008. C’est en l’écoutant que me vient le titre. C’est le titre qui me donne envie de l’écrire. D’abord avec Raoul, mais il ne peut pas. Ce sera donc Evariste Lefeuvre, économiste chez Natixis, qui le rédigera avec moi. Pas évident d’expliquer la subordination de dette avec la métaphore des Lasagnes mais on l’a fait. Il reste de cette expérience le livre mais également un blog collaboratif où de nombreux internautes et bloggeurs y sont allés de leur définition posthume. Juste une chose, on s’est planté, la finance n’est pas morte et les bonus aux dernières nouvelles se portent bien, merci.

Contes de la télé ordinaire

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C’est un livre paru en 2008 qui tourne la page de la télé et la fin d’Arrêt sur images sur France 5. Des chroniques principalement tirées de mon expérience dans cette émission et de mes observations devant, à côté ou derrière l’écran. J’y réécris aussi pas mal de billets de feu le BigBangBlog. Adieu la télé ! Vive le net, c’est un peu la conclusion de ce petit livre dont mon éditeur a trouvé le titre que j’adore, évidemment. Les amateurs du grand Charles Bukowski savent pourquoi.

Le Mur des lamentations, souffrez vous êtes filmés

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C’est la version poche du Mur des lamentations qui vient de sortir chez J’ai lu. Seul le sous-titre a changé et la couverture. Le contenu est identique. La couverture représente un Saint-Sébastien, figure emblématique de la victime, troué de flèches et décomposé en autant d’écrans de télévision. J’aime bien cette manière de résumer le bouquin.

Le Mur des lamentations, tous victimes…

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Au départ je voulais faire une pièce de théâtre. Des victimes de tout poil invitées d’une émission de télé voyeuriste y aurait discuté en pro de la victimisation. Finalement, j’ai eu un cancer qui m’a aidé à entrer dans la peau d’un personnage affreux. A l’arrivée, en 2006, il y a ce Mur de lamentation qui n’a rien à voir avec le vrai. Le Mur des lamentations, c’est d’abord un mur de télévisions où se bousculent les victimes à l’écran. On dit que le mot « victime » est aujourd’hui le mot numéro 1 de l’information. Je veux bien le croire.

Le Musée de l’homme en Folio

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C’est le même que le premier assorti d’un ou deux nouveaux chapitre. C’est surtout la couverture qui est drôle. je pense que beaucoup de type font cette tronche quand ils tiennent un aspirateur. On dirait une poule qui a trouvé un couteau. L’illustrateur de la collection de poche Galimard s’est amusé. Je suis sûr que j’ai vendu des Musée de l’homme rien que grâce à cette couverture qui dit tout et son contraire.

Le Musée de l’homme, le fabuleux déclin de l’empire masculin

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Mon premier livre. Il paraît en octobre 2005. Il est tiré de chroniques publiées dans le magazine Men’s Health et d’une série d’observations pas du tout scientifiques sur la gente féminine. Je me souviens de son lancement, au Musée de l’homme à Paris, dans une salle pleine où j’en lis des passages commentés de façon amusée par Zeeve Gourarier, directeur du Musée, à l’époque.