J’ai toujours aimé l’Eglise catholique. Je l’ai toujours trouvé utile, même dans sa nocivité. Elle est consubstantielle à l’histoire, à l’art et à la pensée occidentale. Je suis convaincu que sans elle, vivre dans nos contrées serait moins agréable qu’ailleurs, convaincu que les villes seraient moins jolies, les musées moins remplis et les livres et la musique moins beaux et les pauvres et les malheureux plus pauvres encore. Même le cul serait triste s’il n’y avait pas eu l’Eglise pour le culpabiliser et jeter dessus un voile de pudeur et par conséquent nous donner accès à l’érotisme, ce qui n’est pas rien. Elle me paraît aussi utile que le Parti Communiste, l’une ne va pas sans l’autre comme Don Camillo ne saurait exister à l’écran sans Peppone. Pauvre Eglise catholique à laquelle l’ultramoderne laïc à porte-voix hurle d’être à la fois aussi prophylactique qu’une capote, aussi mariée qu’Eddie Barclay, aussi avorteuse qu’une boite de RU 486 et bien sûr aussi infaillible que le meilleur des mondes. Autant demander à un paralytique de courir le 100 mètres. Mais je ne veux pas me faire l’avocat du diable du représentant de Dieu sur terre, de ce pape vieux, pas glam, largué, de droite, latiniste, anti-Durex, bref d’un type qui a historiquement, mondialement, universellement, cosmiquement tort. Je veux juste me raconter à moi même l’histoire finalement assez courte de ma relation avec l’Eglise apostolique et romaine. Elle commence à Gourgeon, dans le Doubs. Ma grande tante y est la gouvernante du curé du village. J’ai dit la gouvernante… Le dimanche après la messe, l’abbé débarque à bicyclette avec ses pinces à vélo, son béret et sa soutane noire. J’ai 6 ans et je le prends pour Zorro. Grand, élancé, il dévore le civet de lapin et raconte les histoires du pays d’une voix grave matinée d’accent comtois avec un faux air de Charlton Heston. Quand je m’ennuie, je traîne dans son église, j’ai l’impression d’être chez moi parce que l’Abbé fait un peu partie de la famille. Je suis, sous la nef, fasciné par deux plâtres, ceux de Saint-Georges, terrassant le dragon et bien sûr celui de la Jeanne dont je mate l’épée, une vraie. Je rêve de jouer avec, c’est deux ans avant Star Wars. Un jour l’abbé m’entraîne dans la sacristie (non, non, il ne me sodomise pas) et me montre les grands tiroirs plats où se rangent les vêtements de messe et les hosties. Ca me plait. Il ne me fait pas de sermon, ne cherche pas à me vendre son histoire. C’est moi qui l’interroge sur les clous dans les mains et les pieds du Christ. Il m’en parle comme d’un copain, avec des mots simples pas plus subjugué que ça. Je suis fier de tutoyer le curé du village, que tout le monde vouvoie et respecte. J’ai l’impression d’être l’ami d’une vedette. Gourjon dans les années 70, il y a peut-être 250 habitants. Il y a dans le village un épicier qui fait tabac et vend du pain humide et mou, un pompiste et puis l’Eglise et la cure. Les vacances finissent toujours et je rentre à Paris la tête pleine de cannes à pêche, de tartes aux prunes et de ballade le long de la Gourgeonne. Quand l’abbé meurt dans son jardin, quelques années plus tard, d’une crise cardiaque, en plantant des carottes, ma mère le pleure comme un père, et moi j’ai l’impression qu’une Star is Dead. En 1978, Superman sort en salle. Je deviens dingue, je le vois 10 fois, Christopher Reeve est mon meilleur copain. En 1980-1981, j’entre en 6e, dans une école privée. J’ai un prof de maths, un gros con. Il nous oblige à faire une prière, chaque matin qu’on a cours avec lui. Il y a un crucifix au-dessus de son bureau, je rêve qu’il tombe et lui transperce le crâne comme dans l’exorciste où un film de genre. Je n’aime pas les prières obligatoires. Et puis je le soupçonne d’être un poil antisémite. Je manque de rompre avec l’Eglise catholique, mais en 1982, Christopher Reeve en a marre de sa soutane de Superman et revient dans Monsignor. Pour moi c’est une révélation, Monsignor est comme Superman sauf qu’il est cardinal, s’occupe de l’argent du Vatican, fréquente une ou deux maîtresses et roule en voiture de sport. Bref, ce type est un caïd. Le succès de Monsignor fut très relatif à tel enseigne qu’on n’en trouve aucun extrait sur Youtube. Une ou deux affiches trainent sur le web. Reeve redevient raisonnable et rejouera plusieurs opus de Superman. Mais le mal est fait. Que Superman ait incarné ne serait-ce qu’une fois à l’écran un cardinal et l’Eglise peut et pourra compter sur moi toujours. A 10 ans j’ai même émis l’idée de devenir prêtre mais personne ne m’a pris au sérieux et puis il y a cette année merdique de 6e où je ne suis même pas allé au catéchisme. La lecture des biographies de Richelieu et de Mazarin achève de me convaincre qu’il n’est rien de plus beau que cette vocation de cardinal. J’y vois plus que le service de Dieu, un prodige de la haute couture. Le fils de brodeuse ne peut être que séduit par la soie, la moire, les pantoufles de satin et bien entendu les chaussettes rouges du Saint-Père. Les convictions ne tiennent parfois qu’à une nostalgie matinée de conformisme réac. Ah l’Eglise… Je regrette ses viols et tripotages abjects, ses manifestations traditionnalistes de fous Prolife, ses révisionnistes re-titularisés et ses capotes maudites que les nonnes en distribuent (j’en suis certain) en cachette sous leur manchon dans la brousse africaine… Révélations : parfois, lorsque des moines s’entichent de bâtir des sites internet pour vendre de la méditation online ou qu’ils collectent via le net des fonds pour réparer clocher ou étendre un monastère, je produis sur France Info les plus complices des chroniques. Ironie ? Anticléricalisme ? Ma foi non, certainement pas. L’Eglise a beaucoup de fidèles, mais elle a peu d’amis. Depuis que Christopher Reeve est monté au ciel pour la deuxième fois et sans sa cape, depuis que l’abbé m’a grand ouvert les portes de son Eglise pour me montrer ses habits de messe et l’épée de Jedi de Jeanne, le Vatican peut compter sur moi mieux que si j’étais de l’Opus Dei… Je suis son agent dormant.
PS : J’oubliais, Les Enfants d’Abraham, l’émission que j’aurais voulu animer.






























On peut se demander, parfois, si notre société n’est pas fondamentalement adolescente. Par sa revendication de l’hédonisme, par son rejet de l’Église parfois, aussi. Elle lui doit tant (j’ai ecrit ‘tant’ pas ‘tout’) et elle la rejette un peu comme on rejette ses parents, ceux qui semblent vous dire d’être raisonnable quand vous avez envie de rouler à fond et sans casque. Un jour, on redécouvre ses parents. On comprend pourquoi ils nous ont dit telle chose, on se félicite d’avoir, ce jour-là, mis son casque, sans quoi on ne serait pas là pour se dire qu’ils avaient rudement raison.
Est-ce que, sur un temps long, on peut imaginer que notre société, et l’Église, aient simplement quitté une sorte d’enfance et n’en soit qu’à un stade encore peu avancé de sa maturation ? Ou serait-ce de l’auto-persuasion ?
Vous évoquez tout ce que l’on doit à l’Église. Natalia Trouiller me faisait l’autre soir un panorama de ce qui ne fonctionnerait plus sans les catholiques : les centres d’accueil pour sdf, les visiteurs de prison, l’action sociale. Oh pas tous, pas tous… Mais une « journée sans catholiques » pourrait être drôle. Pourtant ces catholiques-là n’interessent pas. Ils intéresseront peut-être le jour où ils auront accepté de foutre à la poubelle un certain nombre de leurs convictions qui font d’eux ce qu’ils sont – et notamment des visiteurs de prison – pour épouser pleinement la doxa à la mode.
Pour le reste, je suis inquiet. D’une part, parce que si vous pouvez cous taper des gonzesses – les medias, ça attire au moins autant que les curés – vous ne serez jamais cardinal, et que vous venez de carboniser votre couverture d’ »agent dormant » de l’Église. Même pour l’agent simplement secret, c’est baisé. Il reste qu’en pleine tourmente, être de ceux qui refusent l’hallali, ça a du chien !
C’est vrai que l’église se « droitise », mais il faut reconnaitre que ses prêtres sont les psychanalystes les moins chers du marché
Autant en garder quelques uns si possible
Et bravo pour ce texte, je suis daccord avec Koz, ça a du chien de ne pas tirer (sic) sur les ambulances !
qu’un journaliste se permette un tel article signe joliment la mort des clichés. des deux côtés.
Don Camillo n’avait pas de cape, mais bien une chape. au lieu de voler, il collait des volées. ça se joue souvent à peu de choses!
(ps, j’ai bien ri du commentaire de Koz, très en forme!)
France-Info, radio anti-chrétienne, anti-française…pour cause…on vous connait !
bref, vous aimez cultiver votre « ego »!
vouloir être superman et cardinal parce que le comédien qui jouait superman a joué aussi un rôle de cardinal « impossible » en plus!!!!???…pour vous faire aimer plus que tout : c’est de l’égocentrisme.
je suis catholique convertit, vous un déconvertit, mais un maitre de la prose pour mieux vous dédouaner de ce qu’elle vous a donné : l’Amour le plus pur, celui qui est détaché de tout, l’agape dirait benoit XVI dans son encyclique extraordinaire « deus caritas est »
apriori vous ne savez plus rien de l’église, sauf ce qu’elle laisse de culturel, de rapport au sexe, et qu’à travers le prisme des horribles prêtres pédophiles (32 condamnations sur 21000 prêtres en France, merci donc pour votre participation canonière pour 0,15% de cette population). quel éloignement de votre tante, de l’Amour qu’elle vous a procuré, donné en vacances….en français ça s’appelle du nihilisme.
nous autre catholiques, nous ne défendons pas une culture, on s’en fout des batiments à proprement parler, prenez les, er reprenez les encore en nous les spolliant comme en 1905 (plus grand vol du monde d’ailleurs!!!!….et aujourd’hui ce voleur d’état, donne des terrains gratuitement pour les mosquées….???!!!…un poids et deux mesures en fonction des religions, c’est sur nous ne sommes que des catholiques de merde et aimons Benoit XVI)…
Ce que je défends, c’est mon droit d’aller visiter les malades et les mourrants sur leur lit d’hopital les dimanches matins, pour discuter avec ceux qui le veulent, et surtout leur apporter la communion, le très saint corps de Notre Seigneur Jésus Christ. j’accomplis ce moment extraordinaire plusieurs fois par trimestre, travaillant pendant la semaine.
ce que je défends, c’est ce que vous avez a peu près écris, mais encore une fois, en prose (quelqu’un m’a dit…) , bref, ce que je défends moi, c’est le droit d’inviter à déjeuner à ma table le jour de mon repos, le dimanche donc, des SDF (comme vous les appelez!!!) mais qui ont des prénoms (dominique, louis, vincent, …) pour leur changer leur vie quotidienne de tous les jours. Nous nous rencontrons forcement au pied de l’église avant la messe, et ils viennent déjeuner après la messe, et ils restent l’après midi avec nos cinq enfants (luc, baptiste, marie-lise, clémence et angéline), et ou l’ainé a à peine 10ans. Quel bonheur!!! quet partage!!!…
ces hommes, nous écrivent ensuite, nous téléphone, nous gardons d’extraordinaires liens, sincères, désintérréssés, humains, de confiance.
tous, ils nous racontent leur vie brisée, d’enfant abandonné pour l’immense majorité, ou la perte d’un être cher qui les a détruit quand personne n’est venu les secourir.
Tiens, c’est bizarre, ces gens ne font pas la manche au piede france info? tiens, vous ne les rencontrz jamais dans vos salons dorés? tiens tiens, vous aimez raconter l’Eglise et ses palais…..putain, bordel, mais quel palais?…ceux de ces mourrants, de ces SDF?
ah au fait, ayant été policier pendant mon service militaire, j’ai demandé à pourvoir participer à l’aumonerie de la prison de la ville principale de mon département. Vous pensez, pour voir donner encore de l’Amour à ceux qui n’en ont pas, plus, jamais eu… mais je ne veux que cela!
Merci à Benoit XVI pour tout ce qu’il fait et supporte au nom de cet Amour, pour nous un peu, mais surtout pour tous ces gens qui attendent l’Amour véritable, sans retour, sans intérêts (celui d’un bon interview par exemple, et qui détruit celui qui parle…), bref l’Amour du Christ.
et vive PIEXII qui a sauvé près de 680 000 juifs, comme le disent et l’écrivent si bien de nombreux juifs, comme le rabin david dalin par exemple.
vous avez distillé « benoit XVI pédophile », puisque je l’entends autour de moi : bravo pour votre opération de démolition;
en échange, je vous donne à lire un tout petit livre, celui de la « sagesse » dans la bible, vous y découvrirez benoit XVI et PIEXII, si l’abaissement de cette lecture, ne vous semble pas impossible…comme de visiter les malades, rencontrer les « SDF », ou de visiter les prisonniers……
allez venez descendez dans nos palais avec nous, avec votre ancien curé, avec votre tante, avec nos papes……
trop dur, pour un nanti de chez france info?.;;;bon bah alors, cassez du catho, et continuez vos basses oeuvres sur le seul thème de la pédophilie, la seule chose que les prêtres font depuis les origines du christianisme selon les écoutes reçues par vos auditeurs : c’est vrai le reste du temps, vous ne parlez jamais de ce que nous faisons d’autre, donc sans doute que oui, tous les prêtres sont pédophiles (comme un gragiste me l’a dis tranquillement), et nous autres les catholiques, tous des fachos, comme on me l’a dit (ps : je ne connais pas un mot de latin, sans doute pour la caricature, faudrait-il que je m’y mette…)
allez bonne antenne, vous avez certainement une bonne info, dégeulasse à trouver sur le muilliard de catho pourris que nous sommes, et à divulguer comme le venin.
Eh bien… Pour le catholique que je suis, passer après un tel commentaire (JC – jolies initiales, style assez différent) relève nécessairement de l’exercice d’équilibriste, tant que je ne me reconnais ni dans cette mise en accusation permanente, ni dans ce côté ultra-démonstratif de qualités de cœur (à tel point que – pardon, je n’aime pas les procès d’intention, mais quand même – ça en devient suspect).
Ainsi donc, revenons au fond et à ce qui valait en fait la peine d’être commenté : j’ai beaucoup aimé votre billet, cher David (vous permettez que je vous appelle « cher » ? je suis un garçon outrancièrement familier, « des fois » !). Cet histoire d’amour-là vaut bien toutes les déclarations enflammées, et elle me fait sourire parce qu’elle me touche et me rappelle une certains simplicité dans l’expression de la foi qu’on perd parfois de vue avec le jargon propre à tout groupe social ! (Je parle évidemment du curé de votre enfance.)
Ensuite, ma foi, Superman serait un grand homme s’il n’était pas Kryptonien, et qu’il ait su devenir – si jeune ! – un Monsignore prouve bien qu’on peut porter un costume d’un goût douteux et être malgré tout un type chouette. Je vous laisse juger si le goût douteux concernait les collants et la cape, ou la soutane… Chacun son truc, après tout !
Bref : tout ça pour dire que j’aurais certainement passé mon chemin si mon « illustre » prédécesseur n’avait pas commenté comme il l’a fait. Après un tel texte, un tel coming-out de sympathie cléricale, il me semble que c’est une honte de se faire incendier par des catholiques.
Pardonnez-leur, David : il ne savent pas ce qu’ils ont…
@jean christian : Laisse tomber, t’es à côté de tes pompes.
@Le goff : rien compris.
@David : J’ai cru relire une partie de mon enfance. Franchement ça fait plaisir de voir que je suis pas seul à interpréter ma propre histoire perso avec l’Eglise de cette manière. « Nos paradoxes enrichissent nos personnalités » comme disait l’autre.
Monsieur Abiker,
merci pour ce petit billet plein d’humour et touchant qui, effectivement, nous change des blessantes diatribes anti-catholiques qui m’ont parfois fait changer de radio d’état.
@jean-christian : je ne me permettrai pas de penser que M Abiker ne consacre pas une partie de son temps au service des autres, comme tout un chacun, de manière gratuite et désintéressée. Laissez le, s’il vous plaît, face à lui-même choisir de faire ou de ne pas faire mais par pitié : ne jugez personne si vous ne voulez pas être jugé.
union de prière, David
C’est un de ces petits plaisirs d’assumer son catholicisme : avoir droit aux leçons de morale des non-croyants et des « parfaits ». Je ne sais pas lesquels font le plus de mal à l’Église mais j’ai ma petite idée.
Et tes scrupules t’honorent, Edmond. Ton prédécesseur n’en a manifestement pas eu autant avant de mettre sottement David en accusation. Taper sur celui qui, tout en étant notamment journaliste à France Info, ose avoir une parole personnelle et positive sur l’Église, ça me fait penser à ceux qui en cas de grève à la RATP se défoulent sur ceux qui bossent.
passer après de telles signatures : Koz, EdmondProchain…
Pas de grand mots qui feraient tache avec le ton du billet.
Merci David pour ce témoignage simple et sincère sur ce que la foi et l’Église catholique t’ont apporté.
Bravo pour le style qui nous enveloppe de cette quiétude que tu as rencontré à Gourgon…
@ JC : « le très saint corps de Notre Seigneur Jésus Christ ». Ça fait pas un peu too much ?
Mais je ne suis pas catholique, je ne suis pas baptisé d’ailleurs, je suis rien du tout, même pas athée.
Mon dieu, si je meurs à l’hosto, faites que ne débarque pas un gus inconnu pour me régler des comptes en faisant sa B.A. religieuse.
Dans votre texte David Abiker on voit qu’on peut puiser dans le passé le souvenir du bon fumet de la soupe de la religion qui mijotait dans un coin, mais rien ne montre que la religion catholique emboite le pas de l’avenir.
Je me suis un peu reconnu dans ce texte aussi. Après cela, David Abiker ne pourra plus jamais devenir chroniqueur du vendredi au Grand Journal. Bon connaisseur des médias, il devait en être conscient en écrivant ce savoureux billet. Courageux et bienveillant à la fois, comme d’habitude, David.
Les vacances passées dans ma Comté natale doivent y être effectivement un petit peu pour quelque chose. J’aime à le penser, en tout cas.
Amitiés,
David Desgouilles – Blogueur Antidote (sur Causeur.fr)
Bonjour les gens !
(Peut-être qu’en passant après de telles signatures, les gens croiront que j’en suis une moi aussi, gnark gnark gnark… Alors que je suis un étudiant de 22 ans qui n’a rien fait de sa vie, ou presque… Bon ça, c’est pour les présentations de moi et de mon arrière-pensée)
Merci David pour votre article que j’ai trouvé non seulement censé, mais avec les mots justes. Quand j’étais nihiliste, il y a maintenant 5 ans, j’aurais certainement défoncé tous vos propos via les commentaires, et j’aurais été très agressif. Grâce à vous, je peux voir le chemin parcouru, puisque je suis heureux, étant maintenant chrétien catholique croyant pratiquant (non non, pas prêtre…), de lire des propos aussi justes de la part de quelqu’un qui n’est « rien du tout ». Je vous remercie d’avoir défendu les points qui ont pu être positifs pour vous, dans vos contacts avec mon, notre, Son, l’Eglise.
Jack
@ Koz J’ai une autre image que « rouler à fond et sans casque »: l’église serait la mère qui empêche son enfant, l’humanité, de mettre les doigts dans la prise. Se taire serait de la non-assistance à personne en danger, et c’est l’amour qui par ailleurs pousserait l’église à parler… Enfin voilà, quoi.
Bien noté, David. Je ne savais pas. Merci, d’autant plus, d’avoir un billet comme celui-ci lorsque même ses catholiques préfèrent de planquer.
Ben, c’est pas pour dire que Koz et une buse et moi une fulgurance, mais j’avais très bien compris. C’est même ce qui me plaisait d’autant plus dans ce billet.
Sauf que revenir commenter juste pour dire ça, c’est limite de la pollution… désolé !
Mon Dieu ! Que les catholiques doivent donc avoir le moral dans les chaussettes pour se congratuler d’un article qui, pour l’essentiel me semble-t-il (à part l’incise « … et les pauvres et les malheureux plus pauvres encore »), ramène le catholicisme au rang d’un aimable folklore enfantin …
J’ai préféré les précédents billets, même si je suis entièrement d’accord sur le fond, l’accumulation de truismes et de clichés gâchent un peu l’ensemble.
Sans vouloir vous vexer, ça fait vraiment jambon Madrange.
ce cher journaliste veut se dédouaner un peu sur son blog, d’une façon quand même particulière mais qui est NOBLE, c’est vrai qui sont d’une part sa mémoire de ce bon temps passé auprès d’un prêtre et de sa tante croyante et pratiquante et d’autre part ce paternel et affectueux regard porté vers ce catholicisme originel dans sa vie, tant mieux, et c’est beau.
c’est ce que vous avez retenu cher edmon prochain, et vous avez raison de ne retenir que ce qui fait grandir un homme, et oui, ce coté positif rend ce cher journaliste, attendrissant, et c’est même tout à son honneur de l’avoir au moins penser et surtout écris. Je ne veux pas briser la petite flamme qui s’élève en lui, à la lecture de ce qui s’est passé récemment.
ce que je veux pouvoir critiquer, c’est de présenter en catimini (dans un blog) sa douce relation à la religion catholique, (je me repète qui est admirable dans sa simplicité, dans sa douceur, dans son enfance…)et menez tambour battant et en communion avec tous les autres journalistes, une exacerbation coordonnées contre la seule personne de Benoit XVI, sous prétextes de crimes (évidemment détestable) mais pour lequel nous savons que c’est bien Benoit XVI qui a le plus lutter contre….;et ça , ça s’appelle de l’acharnement jusqu’à de la calomnie.
Alors, pardon si je vous est offensé et merci pour votre bon témoignage, mais par pitié, avant d’informer sur les ondes et crier avec les loups, peser vos discours et vos informations, vous vous rendrez service d’abord à vous même.
je pense que votre métier est de toute les manières sujet à tous les tiraillement de la conscience, alors je ne veux retenir à la fin, que votre expression de votre douce mémoire de votre foi religieuse, qui déjà est un chemin vers le Christ.
tournez vous vers Lui, c’est lui le réconfort de toute vie, de toute conscience.
merci mr edmon prochain (pouaf quel nom), la désapprobation de mon discours m’a fait réfléchir.
c’est ça aussi la conversion.
La rédaction des Enfants d’Abraham a donné « carte blanche» à David premier Bloggueur invité de l’émission.
Retrouvez la vidéo de son interview sur le site. http://bit.ly/abiker
Après tous ces commentaires variés, je m’y colle.
Je suis un catholique romain croyant et pratiquant (un peu longuet comme définition, mais au moins c’est précis). Eh bien merci à David Abiker ! J’appréciais déja vos intervention à Arrêt sur image (émission extra qui était vraiment objective, j’ai d’ailleurs adoré l’analyse de la polémique de Ratisbonne), et là que dire de plus…si ce n’est que ce témoignage tout ce qu’il y a plus de personnel et intime reflète une réalité souvent occultée de l’Eglise : elle fait partie de notre culture.
Qui n’a pas apprécié son curé de campagne, ces personnage dévoués, simples, qui donnaient leurs vie pour les paroissiens. Mon grand oncle était curé d’un village paumé du Haut-Jura, un personnage respecté, attentif et ami de tous, qui n’est pas sans rappelé le curé dont vous parlez cher David.
J’ai été content de lire votre article après toutes ces accusations portée contre l’Eglise ces dernières semaines. Dans l’Eglise, il y a plus de Don Camillo que de pédophiles.
http://bit.ly/dqJPjy
tres bon histoire entre l’eglise et vous merci