Parlons net au salon du livre vendredi à 17 h : L.Scheer décline l’invitation mais me poste un beau billet en com’ sur l’édition et le numérique

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Décidément, aujourd’hui on m’écrit beaucoup. Léo Scheer que je n’ai jamais rencontré mais avec lequel j’ai eu un échange téléphonique, lui, a signé son com’. Il est si complet et porte sur le numérique et la littérature alors je le porte ici à votre connaissance. Léo Scheer, l’éditeur que je voulais inviter faire Parlons Net au salon du livre ne sera pas des nôtres. Il ne va jamais au salon du livre qu’il estime être une foire commerciale et, de plus sera, au Japon cette semaine.

Cher David Abiker,
désolé de ne pouvoir être avec vous au Salon du Livre de Paris, comme je vous l’ai dit, j’ai, durant cette semaine, une obligation qui me retient au Japon. Vous avez très bien résumé les quatre questions relatives à l’évolution de la littérature et du numérique (et de l’édition) :

Le premier, le plus immédiate, c’est la distribution. Les librairies virtuelles : Amazon, Fnac.com, Alapage etc, ont déjà conquis des parts de marché importantes au cours des dix dernières années et sont le seul secteur connaissant une croissance annuelle à deux chiffres. On constate, cependant, que cette croissance ne se fait pas au détriment de la distribution classique par les différente formes de librairies réelles qui ont su s’adapter, utiliser, elles aussi le Net et maintenir une croissance positive. Quelques expériences de rupture plus radicales apparaissent ici et là. Ainsi, Marc Edouard Nabe, boycotté par le système traditionnel a réussi grace à son site Internet à vendre directement 3.000 exemplaires de son nouveau livre au prix de 28 € en court-circuitant l’ensemble de la chaîne de fabrication et de distribution. Si l’internet permet ce genre de ruptures comme on l’a déjà vu dans le domaine de la musique et de la video, cela reste, pour le moment, assez marginal.

Le second concerne le marketing et la diffusion. On constate une lente et régulière érosion de l’efficacité des prescripteurs des media. ceci coincide avec une crise plus général du secteur très lié au marché publicitaire et donc particulièrement affecté par la crise financière et économique. Cette dernière affecte également le système de prescription lourd de la diffusion : (Commerciaux, Publicitaire, Représentant et Libraires) pour lesquels le crédit bancaire joue un rôle décisif dans une trésorerie à flux tendu. L’internet est le terrain privilégié d’un grand nombre d’innovations dans le domaine du marketing qui représentent des coûts plus faibles (Buzz-marketing) mais avec des résultat beaucoup plus aléatoires. Ils se sont progressivement imposés comme incontournables pour le lancement d’un film ou d’un album, (comme dans n’importe quel domaine politique ou commercial) mais ils restent, pour le moment des outils d’appoint.

Le troisième porte sur le support de lecture : l’ordinateur, le e-book, le téléphone. La question traditionnelle est de savoir si ça va tuer le livre papier ou la presse. La réponse, non moins traditionnelle est, bien sûr que non. Il existe, depuis toujours toutes sortes de supports de consommation des sons et des images, on ne voit pas pourquoi le texte, le plus ancien, serait, lui, condamné à n’exister que sur un seul support. On a toujours constaté, dans l’histoire, que la multiplication des « fenêtres d’exploitation » d’un produit culturel ne pouvait qu’augmenter ses capacités de diffusion, de commercialisation et donc ses capacités financières de production. La chaine d’explitation d’un film en est la démonstration la plus claire : exploitation en salle, DVD, VOD, TV payante,TV satellites et cable, TV herziennes nationales et locales, numérique terrestre, autant de « fenêtres » permettant de prévendre un film et donc de le produire.

Le quatrième la création. L’évolution de l’écriture au regard du développement du numérique est un phénomène complexe qui croise de nombreus paramètres. Il y a d’abord l’aspect quantitatif. Apreès une relative diminution de l’usage de l’écriture durant la grande période téléphone classique/télévision (les enfants de la télé), on assiste, avec le développement des réseau sociaux (facebook), des blogs, des sms de portables, du micro blogging (Twitter) à une véritable explosion de l’usage de l’écriture dans la vie quotidienne. Cette banalisation et la structure sémantique de l’Internet aboutit à un développement spectaculaire de l’écriture comme activité de création. On évalue à 3 Millions, le nombre de personnes qui écrivent en France aujourd’hui, (des journaux, des blogs, des manuscrits). Le premier effet de cette explosion est l’augmentation spectaculaire de l’auto édition. 2009 a été la première année aux USA ou le nombre de titres auto-édités a dépassé le nombre de titres édités. Cette augmentation du nombre de personne qui écrivent coïncide avec une diminution du nombre de personne qui lisent, plus exactement qui sont disposés à payer pour lire, d’autant plus que l’offre de lecture gratuite devient gigantesque, en particulier avec le plan de numérisation de Google. Cette évolution conduit les éditeurs à réfléchir à l’adaptation de leur métier.

Pour ma part, je mène, avec M@nuscrits, une expérience dont l’objectif est de transformer chaque élément de la chaîne du livre par sa version numérique pour aboutir à une sorte d’hyper-éditeur, utilisant tous les outils que lui propose le numérique à chaque étape de la vie d’un livre.

Voilà.

Amitiés, cher David.

Léo Scheer

 

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« Les monologues du zizi » Plus intime que l’intime, il y a la genèse de l’intime ; plus secret que « la première fois », il y a l’avant-première fois, le cheminement physio-psycho-socio mythologique vers la possibilité de la première fois. Bref, la préhistoire des histoires, la conquête des Gaules avant le règne de l’empereur Pubère, l’Odyssexe : autant dire la nuit des temps. David Abiker, chroniqueur à L’Express, a épanoui sa sexualité entre la fin de la télé noir et blanc et les débuts des jeux vidéo, à une époque où cela se faisait à la main – aujourd’hui, tous les parents le savent, l’apprentissage est virtuel. Pour Abiker, une étape importante de cette initiation advient sur une toile de Jouy, ce qui est assez logique. Dans Zizi the Kid, il raconte ce parcours du combattant qui mène de l’idée de sexe (ce pressentiment que les filles sont des garçons pas tout à fait comme les autres) à la réalité humide de la chose (cette certitude que les vrais soucis commencent). Psychanalyse sans divan, miroir où chacun peut scruter ses propres émois, l’ouvrage est aussi un pèleri-nage au pays de l’enfance, cette contrée où toute une génération a emprunté les mêmes autoroutes de l’imaginaire : Actarus aux commandes de Goldorak, les sveltes frites de la pub [...] Lire la suite

Disneyland

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C’est un recueil de nouvelles sponsorisées par Disneyland avec tout ce que cela comporte d’infamie et de soumission possible à la multinationale… J’y ai déposé un texte baptisé The Daddy Fantasy Tour et je suis bien heureux que Mickey ait joué au mécène car il se publie peu de recueils de nouvelles, surtout collectifs. J’ajoute que j’ai plus été corrigé dans toute ma carrière de pigiste que dans le texte livré à Flammarion. Comme quoi. Je suis très fier de ce texte qui va faire l’objet d’une adaptation en BD.

Dictionnaire posthume de la finance

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L’idée m’est venue dans un restaurant japonais, près de la Madeleine. Je discutais avec mon ami Raoul, spécialiste des marchés financiers. On est en plein krach, au mois de novembre 2008. C’est en l’écoutant que me vient le titre. C’est le titre qui me donne envie de l’écrire. D’abord avec Raoul, mais il ne peut pas. Ce sera donc Evariste Lefeuvre, économiste chez Natixis, qui le rédigera avec moi. Pas évident d’expliquer la subordination de dette avec la métaphore des Lasagnes mais on l’a fait. Il reste de cette expérience le livre mais également un blog collaboratif où de nombreux internautes et bloggeurs y sont allés de leur définition posthume. Juste une chose, on s’est planté, la finance n’est pas morte et les bonus aux dernières nouvelles se portent bien, merci.

Contes de la télé ordinaire

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C’est un livre paru en 2008 qui tourne la page de la télé et la fin d’Arrêt sur images sur France 5. Des chroniques principalement tirées de mon expérience dans cette émission et de mes observations devant, à côté ou derrière l’écran. J’y réécris aussi pas mal de billets de feu le BigBangBlog. Adieu la télé ! Vive le net, c’est un peu la conclusion de ce petit livre dont mon éditeur a trouvé le titre que j’adore, évidemment. Les amateurs du grand Charles Bukowski savent pourquoi.

Le Mur des lamentations, souffrez vous êtes filmés

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C’est la version poche du Mur des lamentations qui vient de sortir chez J’ai lu. Seul le sous-titre a changé et la couverture. Le contenu est identique. La couverture représente un Saint-Sébastien, figure emblématique de la victime, troué de flèches et décomposé en autant d’écrans de télévision. J’aime bien cette manière de résumer le bouquin.

Le Mur des lamentations, tous victimes…

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Au départ je voulais faire une pièce de théâtre. Des victimes de tout poil invitées d’une émission de télé voyeuriste y aurait discuté en pro de la victimisation. Finalement, j’ai eu un cancer qui m’a aidé à entrer dans la peau d’un personnage affreux. A l’arrivée, en 2006, il y a ce Mur de lamentation qui n’a rien à voir avec le vrai. Le Mur des lamentations, c’est d’abord un mur de télévisions où se bousculent les victimes à l’écran. On dit que le mot « victime » est aujourd’hui le mot numéro 1 de l’information. Je veux bien le croire.

Le Musée de l’homme en Folio

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C’est le même que le premier assorti d’un ou deux nouveaux chapitre. C’est surtout la couverture qui est drôle. je pense que beaucoup de type font cette tronche quand ils tiennent un aspirateur. On dirait une poule qui a trouvé un couteau. L’illustrateur de la collection de poche Galimard s’est amusé. Je suis sûr que j’ai vendu des Musée de l’homme rien que grâce à cette couverture qui dit tout et son contraire.

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Mon premier livre. Il paraît en octobre 2005. Il est tiré de chroniques publiées dans le magazine Men’s Health et d’une série d’observations pas du tout scientifiques sur la gente féminine. Je me souviens de son lancement, au Musée de l’homme à Paris, dans une salle pleine où j’en lis des passages commentés de façon amusée par Zeeve Gourarier, directeur du Musée, à l’époque.