Comme vous je tombe sur les photos du Monde et du Monde 2. Comme vous, je crois, j’ai envie de féliciter l’artiste, avant de lire le papier signé de Raphaëlle bacqué. Les photographes sont rarement invités dans les médias, un peu comme Guéant ils restent dans l’ombre, mais à la différence du bras droit du président, ils en sortent rarement. On voit ici Guéant statufié, postérisé, en voie d’être immortalisé, statufié. Car si Raphaëlle Bacqué tient bien la plume de ce portrait intitulé « Claude Guéant le Vice-Président », c’est le photographe qui tient l’objectif et qui a présidé à la mise en image de celui qu’on appelle aussi à l’Elysée « le prof de physique » (mais jamais devant lui). Il y a unanimité sur cette série de clichés qui racontent le personnage qui, comme l’écrit Raphaëlle Bacqué, semble « sûr de la confiance inaltérable du président ». Direction l’histoire de France ! Le secrétaire général de l’Elysée a sur le costume la patine d’une peinture représentant un cardinal à la une du journal. La photo du Monde 2 le rend quasi asiatique, me souffle Raphaëlle Bacqué. Il est vrai que l’œil est presque bridé et la coupe de cheveux impeccable et noire. Stéphane Lavoué, le photographe que je viens de joindre au téléphone trouve qu’il ressemble ici à un dirigeant du PC chinois. Je le fais parler de la prise de vue il y a 15 jours se rappelle-t-il : « Il a été étonnamment disponible et agréable ce qui n’est pas toujours le cas de ce genre de personnage. Nous avons eu du temps pour nous installer pendant qu’il déjeunait. Mais sous la surveillance d’un agent de sécurité. Il a été très coopératif quand il s’est agi de le faire poser, de lui proposer des attitudes, de le faire changer de position progressivement. La séance a duré trente minutes, il n’a pas rechigné à modifier la position de ses mains sur ses genoux. Quand je lui ai demandé de bien essuyer ses lunettes, il a précisé qu’il l’avait fait le matin et que ça irait. Non, je n’ai pas eu le sentiment qu’il anticipait le résultat.». Au fait, pourquoi Guéant fait-il la tronche ? « C’est compliqué à gérer le sourire en photo » explique Stéphane qui a eu bien moins de temps pour photographier Vladimir Poutine : 12 secondes confie-t-il. Sa prochaine cible ? Un fabriquant de robot, il ne se souvient pas de son nom mais c’est pour bientôt.






























Très bonne idée de faire parler le photographe. J’aime.
cf : http://oeilduviseur.espritblog.com/
Et excellente chute