Et si Facebook réalisait plus vite, moins cher et en nombre l’idéal maçonnique ?

Sur son très joli Blog Mikiane a mis cette phrase en exergue : « We are what we share ». Il ne croit pas si bien dire. Nous sommes ce que nous partageons dit-il. Quand j’ai commencé à travailler, il y un peu moins de 20 ans (je compte les stages et les jobs étudiants), je me souviens que dans les entreprises et c’était pire en politique, les acteurs des organisations, pour parler « socio », ne vivaient que par l’information qu’ils ne partageaient pas. Autrement dit, plus on gardait l’info, plus on avait le pouvoir et plus on existait. 20 ans après, les choses se sont inversées. Ont aujourd’hui le pouvoir non pas ceux qui ont l’info mais ceux qui la partagent ou la diffusent. Il y a deux raisons à cela. Ceux qui diffusent ont la pub, évidemment, et ceux qui diffusent, influencent et ont donc le pouvoir. Pour prendre une image, ce qui comptait autrefois, c’était la cargaison, sa valeur, son contenu. Ce qui compte aujourd’hui au moins autant, c’est l’autoroute sur laquelle circule la cargaison. Et pour finir et redire à Mikiane combien sa citation est emblématique de notre époque, j’ajouterais que les réseaux ont changé. Autrefois les réseaux étaient :

-       Elitistes

-       Secrets

-       Coûteux

Ainsi, pour en être, il fallait souvent de l’argent, un profil spécial et un parrainage discret.

La franc-maçonnerie, par exemple.

Aujourd’hui tout a changé.

Les réseaux sont ouverts, démocratiques et gratuits. Il y aura des exceptions à ce que j’énonce mais globalement, c’est la tendance.

8 Réponses à “Et si Facebook réalisait plus vite, moins cher et en nombre l’idéal maçonnique ?”


  • Entièrement d’accord… j’ai moi aussi connu les deux périodes : un peu plus de 20 ans en arrière et aujourd’hui…
    Mais, je ne limiterais pas cela à Facebook mais au niveau supérieur, celui des médias sociaux.

  • Sa formule est la version marketing du mots d’ordre des wikipediens : I edit therefore i am.
    Et oui le monde a changé et c’est plutôt une bonne nouvelle. Nous sommes ce que nous exposons. Notre identité est un puzzle.
    Voir l’image sur cette page :
    http://ieditthereforeiam.leafar.eu/virtual-identity/

  • Sa formule est la version marketing du mots d’ordre des wikipediens : I edit therefore i am.
    Et oui le monde a changé et c’est plutôt une bonne nouvelle. Nous sommes ce que nous exposons. Notre identité est un puzzle.
    Voir l’image sur cette page :
    http://ieditthereforeiam.leafar.eu/virtual-identity/

  • Perso, je ne vois aucun rapport entre facebook et la FM :-(

  • Etonnant rapprochement ! L’internet est tout autant un porte-voix à conneries (en raison même de son caractère anonyme, chacun se présentant pour ce qu’il n’est pas) qu’un lieu d’échange. C’est la porte ouverte aux buzz, commerciaux avec les internautes jouant plus ou moins bénévolement le rôle d’attaché de presse, et malsains (réseau Voltaire, Meyssan, 11 septembre, Islam, Palestine, Juifs, complot, Protocoles… essayez ces mots-clés dans Google pour vous fixer les idées).
    La FM est d’abord un lieu de convivialité entre des individus qui se rencontrent, deux fois par mois, voire plus, pour une soirée d’échange en face-à-face. Quant à la dimension « réseau », je ne doute pas qu’elle existe, notamment dans la maçonnerie anglo-saxonne (GLNF en France) et chez ceux qui, dans l’autre sens, confondent Loge et section du PS. Mais une longue pratique de ces lieux discrets (et non secrets : rien de plus facile que de se renseigner et de rencontrer des francs-maçons, à PAris comme en province) m’a démontré que cette dimension était largement exagérée dans l’esprit du public, du moins dans les obédiences « libérales » comme le GODF, la GLDF, le GLFF, le DH. Pour faire carrière, il est bien plus efficace de s’appuyer sur l’amicale des anciens de sa Grande Ecole!
    Bref, je pense qu’il y a dans cette chronique une forte survalorisation de la toile, fondée sur une naïveté assez incroyable (non ! Ce n’est pas le monde merveilleux de Candy) doublée d’une étonnante méconnaissance de la réalité et, plus largement, des objectifs comme de l’histoire de la FM.

  • Mes TCF.:
    Pour être FM et Facebookien, j’avoue que je ne suis pas insensible à cette réflexion
    Les intrigues des loges me fatiguent, et je me suis rapidement aperçu que ce n’était pas le monde merveilleux de Candy non plus, mais des luttes de pouvoirs pour des titres ronfleux, où le vénéralat transforme souvent en despote des FF.: autrefois normalement constitués
    J’ai croisé beaucoup de FF.: frustrés de leurs vies professionnelles ou familiales, qui essayaient de réaliser en Loge ce qu’ils ne pouvaient faire dans la vie réelle; beaucoup se mentent à eux-mêmes
    La Loge est un univers où chacun s’observe, se gaussant des échecs des uns et des autres, plus rarement de leurs succès; l’ambiance est souvent malsaine et le seul triangle que l’on rencontre et celui de Karpman, sous le signe d’une certaine fraternité
    J’ai vu pas quelques frères vivant des moments difficiles dans leurs vies qui ont pensés trouver une oreille attentive au sein de la Loge. Ils se sont trouvés face à certaines personnes (pardon, FF.:) qui les ont enfoncées encore un peu plus; C’est normal, la Vie est dure, mais elle l’est encore un peu plus dans une Loge
    Vu sous cet aspect, la franc-maçonnerie est un miroir aux alouettes, qui laisse pas mal de monde sur le côté la route. Tristement, rare sont ceux qui ont le courage de démissionner; il est difficile de s’avouer trompé, et plus encore de le dire à ses proches, après avoir maintes fois parlé de l’idéal maçonnique
    La prétention de la franc-maçonnerie est d’avoir voulu ériger en dogme la fraternité, qui est avant tout une alchimie complexe transcendant aujourd’hui encore la science
    Autrefois, ce qui était rare était précieux. Aujourd’hui on accorde plus de crédit à l’universalité, et force est de constater que l’on a plus de plaisir à se faire des amis en Suisse parmi les 450 000 profils de Facebook que parmi les 3000 FF.: de l’Alpina
    La vérité est là, mes TCF:. le monde a changé, et vous ne vous en êtes pas rendu compte, préférant cultiver le secret et un soi-disant élitisme, dans le but tout à fait farfelu de vouloir « Transformer l’Humanité », tout en répétant à tue-tête que nous restons toujours des apprentis
    Facebook rassemble ce qui est épars, avec une puissance infiniment supérieur à la Maçonnerie
    Facebook ne changera pas non plus l’Humanité, mais au moins, on deviendra ce qu’on est dans une certaine transparence, sans avoir à se cacher à la face du monde
    Les attentes fraternelles sont bien sûres moins grande sur la Toile, mais la différence entre les frères et les amis, ce que les amis, ici ont les choisis
    Et cela, je trouve que c’est tout de même plus sain
    J’ai dit,

  • merci pour ce joli article :) la palestine est le seul pays arabe ou le taux d’analphabetisme et trop bas et ce pays a donné de très iminent intrelectuels arabe faut trouvé une solution a ce conflit n’oublions que nous sommes tous les descendant d’adam et eve :)

  • Maçonnerie = saloperie !
    Mais il y a des réseaux bien plus forts que la maçonnerie, mon très cher David !

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Zizi the Kid

« Les monologues du zizi » Plus intime que l’intime, il y a la genèse de l’intime ; plus secret que « la première fois », il y a l’avant-première fois, le cheminement physio-psycho-socio mythologique vers la possibilité de la première fois. Bref, la préhistoire des histoires, la conquête des Gaules avant le règne de l’empereur Pubère, l’Odyssexe : autant dire la nuit des temps. David Abiker, chroniqueur à L’Express, a épanoui sa sexualité entre la fin de la télé noir et blanc et les débuts des jeux vidéo, à une époque où cela se faisait à la main – aujourd’hui, tous les parents le savent, l’apprentissage est virtuel. Pour Abiker, une étape importante de cette initiation advient sur une toile de Jouy, ce qui est assez logique. Dans Zizi the Kid, il raconte ce parcours du combattant qui mène de l’idée de sexe (ce pressentiment que les filles sont des garçons pas tout à fait comme les autres) à la réalité humide de la chose (cette certitude que les vrais soucis commencent). Psychanalyse sans divan, miroir où chacun peut scruter ses propres émois, l’ouvrage est aussi un pèleri-nage au pays de l’enfance, cette contrée où toute une génération a emprunté les mêmes autoroutes de l’imaginaire : Actarus aux commandes de Goldorak, les sveltes frites de la pub [...] Lire la suite

Disneyland

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C’est un recueil de nouvelles sponsorisées par Disneyland avec tout ce que cela comporte d’infamie et de soumission possible à la multinationale… J’y ai déposé un texte baptisé The Daddy Fantasy Tour et je suis bien heureux que Mickey ait joué au mécène car il se publie peu de recueils de nouvelles, surtout collectifs. J’ajoute que j’ai plus été corrigé dans toute ma carrière de pigiste que dans le texte livré à Flammarion. Comme quoi. Je suis très fier de ce texte qui va faire l’objet d’une adaptation en BD.

Dictionnaire posthume de la finance

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L’idée m’est venue dans un restaurant japonais, près de la Madeleine. Je discutais avec mon ami Raoul, spécialiste des marchés financiers. On est en plein krach, au mois de novembre 2008. C’est en l’écoutant que me vient le titre. C’est le titre qui me donne envie de l’écrire. D’abord avec Raoul, mais il ne peut pas. Ce sera donc Evariste Lefeuvre, économiste chez Natixis, qui le rédigera avec moi. Pas évident d’expliquer la subordination de dette avec la métaphore des Lasagnes mais on l’a fait. Il reste de cette expérience le livre mais également un blog collaboratif où de nombreux internautes et bloggeurs y sont allés de leur définition posthume. Juste une chose, on s’est planté, la finance n’est pas morte et les bonus aux dernières nouvelles se portent bien, merci.

Contes de la télé ordinaire

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C’est un livre paru en 2008 qui tourne la page de la télé et la fin d’Arrêt sur images sur France 5. Des chroniques principalement tirées de mon expérience dans cette émission et de mes observations devant, à côté ou derrière l’écran. J’y réécris aussi pas mal de billets de feu le BigBangBlog. Adieu la télé ! Vive le net, c’est un peu la conclusion de ce petit livre dont mon éditeur a trouvé le titre que j’adore, évidemment. Les amateurs du grand Charles Bukowski savent pourquoi.

Le Mur des lamentations, souffrez vous êtes filmés

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C’est la version poche du Mur des lamentations qui vient de sortir chez J’ai lu. Seul le sous-titre a changé et la couverture. Le contenu est identique. La couverture représente un Saint-Sébastien, figure emblématique de la victime, troué de flèches et décomposé en autant d’écrans de télévision. J’aime bien cette manière de résumer le bouquin.

Le Mur des lamentations, tous victimes…

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Au départ je voulais faire une pièce de théâtre. Des victimes de tout poil invitées d’une émission de télé voyeuriste y aurait discuté en pro de la victimisation. Finalement, j’ai eu un cancer qui m’a aidé à entrer dans la peau d’un personnage affreux. A l’arrivée, en 2006, il y a ce Mur de lamentation qui n’a rien à voir avec le vrai. Le Mur des lamentations, c’est d’abord un mur de télévisions où se bousculent les victimes à l’écran. On dit que le mot « victime » est aujourd’hui le mot numéro 1 de l’information. Je veux bien le croire.

Le Musée de l’homme en Folio

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C’est le même que le premier assorti d’un ou deux nouveaux chapitre. C’est surtout la couverture qui est drôle. je pense que beaucoup de type font cette tronche quand ils tiennent un aspirateur. On dirait une poule qui a trouvé un couteau. L’illustrateur de la collection de poche Galimard s’est amusé. Je suis sûr que j’ai vendu des Musée de l’homme rien que grâce à cette couverture qui dit tout et son contraire.

Le Musée de l’homme, le fabuleux déclin de l’empire masculin

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Mon premier livre. Il paraît en octobre 2005. Il est tiré de chroniques publiées dans le magazine Men’s Health et d’une série d’observations pas du tout scientifiques sur la gente féminine. Je me souviens de son lancement, au Musée de l’homme à Paris, dans une salle pleine où j’en lis des passages commentés de façon amusée par Zeeve Gourarier, directeur du Musée, à l’époque.