Eden, Hallyday et les maths, visions et révisions

J’ai twitté cette semaine cette photo de Johnny dans l’eau avec Laetitia. Tout le monde y a vu quelque chose de curieux. Seule sa compagne semble vivante. Le chanteur a beau lui avoir agrippé les fesses, on croit voir un corps gonflable raide et sans vie flottant dans l’eau, un mannequin, « momie Hallyday ». Tout cela ne serait que rire et méchanceté si de cette couverture sensée faire rêver d’amour et d’eau salée ne s’échappait une vérité assez terrible : le maintien d’un vieux monsieur dans une vie médiatique dont lui même n’a certainement plus rien à faire. La photo qui sert de façade à la couverture people de Match dit tout haut ce que l’actualité récente a montré tout bas, la machine à faire rêver est fatiguée, sa mécanique ne tourne plus très fort.

Autre duo médiatique Cédric Villani et Ngo Bao Chau, les deux Français récompensés par la médaille Fields, le prix Nobel des matheux. Voilà deux tronches qui ne laissent pas indifférent. Celle de Ngo Bao Chau nous rappelle d’abord qu’un Français peut avoir tous les visages du monde, dans le débat permanent sur la gueule de l’autre, c’est une vérité qui s’impose comme un théorème mathématique. Le nœud romantique de Villani vient nous confirmer dans une sorte de cliché que les matheux, sont pas vraiment des gens comme tout le monde…

Reste enfin, le sourire d’Eden sur Facebook. Eden Abargil la réserviste israélienne qui ne voit aucun mal à mélanger intime, extime et conflit au proche orient, mixant sur un même cliché sa bobine de jeune qui lol’ et celles des trois prisonniers palestiniens qui ne voient pas son bonheur. Eden, elle ne voit pas non plus. Elle ne voit pas ce qu’il y a de mal à ça. Un peu à l’ouest Eden. Eden, c’est un peu la génération Jakass au service militaire, plus connecté à ses copains que consciente de l’endroit ou elle habite. Eden c’est la Netgen’ qui aurait croisé la Wargen’. Eden n’a pas compris le code de bonne conduite de Tsahal que j’ai demandé par mail hier à l’ambassade d’Israël à Paris pour voir ce qu’il y a dedans. En espérant trouver entre les lignes une explication au comportement d’Eden.

14 Réponses à “Eden, Hallyday et les maths, visions et révisions”


  • J’ai vaguement cru comprendre que go Bao Chau n’était même pas officiellement naturalisé au moment de la remise de la médaille.
    Du coup il est français ou pas ? Ah oui zut j’oubliais, quand on a une médaille on est français, si on est Rom, non.

  • Moi je trouve que sur cette photo Johnny ressemble un peu à Béjart.

  • Il est vrai que eden partage avec le monde de droles de photos ; avec un prénom comme le sien on s’attendait à autre chose ou alors si c’est cela son eden moi je préfère me bander les yeux…

  • Eden a un bandeau sur les yeux qui l’empêche de voir que les hommes qui sont sur la photo sont ses frères humains, qui vivent pas après, mais en même temps qu’elle, et contre lesquels elle a le cœur endurci comme le craint François Villon. Et comme nous-même on ne voit pas le bandeau qu’elle a sur les yeux, on est désolé, on ne peut pas lui ôter. Tant pis pour elle après tout.
    J’ai vu un reportage un jour sur un jeune mathématicien qui avait réussi son concours pour devenir un chercheur payé. Il décrivait sa vie de chercheur, pas besoin de zigouiller des souris, ni rien, il se réveillait quand il voulait, passait sa journée allongé dans le canapé, à réfléchir (vu de l’extérieur : à rien faire), manger, siester. La belle vie quoi. Sauf quand il avait pensé à un truc en réfléchissant, et là il ne mangeait plus, il ne dormait plus, pendant tout le temps qu’il fallait pour mettre ça au clair. Bref, le mathématicien plausible semble être celui qui a un nœud rouge bricolé autour du col. Au fait, Johnnie, c’est quoi autour de son cou? Son chirurgien lui a loupé sa médaille fields aussi?, mince pas de bol.

  • C’est vrai que sur cette photo Johnny ressemble plus à un cadavre qu’à un être humain en état de marche. Faut-il vraiment en revenir au culte des morts vivants ?

  • Johny, bah c’est Johny, rie à dire, j’ai jamais accroché « artistiquement », alors bon le reste… On le fait durer en somme le garçon..

    Bravo à nos heureux médaillés, ça en fait des médailles dont on peut être fier !

    Quantà Eden, elle est plus qu’à l’ouest, c’est symptomatique d’une incompréhension totale du monde qui nous entoure, du Bien, du Mal…

  • Ah ouais? C’est vrai? Le Demorand vous fait vivre un rêve alors?

  • Les photos d’Eden et ses prisonniers ont fait le tour du monde. Mais je n’ai pas tellement vu d’analyses qui allaient au delà des critiques du comportement de cette pauvre fille. C’est tellement facile de gloser sur la gamine immature, qui ne comprend pas pourquoi c’est mal.
    Ça permet surtout de ne rien dire sur les causes du comportement de cette jeune soldate. De ne rien dire du climat qui règne dans son pays et qui a contaminé « l’armée la plus morale du monde ». Au point que des soldats comme Eden (qui est loin d’être la seule à s’étonner de l’importance de l’affaire, au vu des réactions de nombre de ses frères d’armes) puissent considérer les Palestiniens prisonniers comme des animaux.

  • Même si Johnny semble bien avoir tout le corps botoxé, il n’empêche qu’il a bien les mains sur les fesses de sa belle !
    Il me fait penser à un vieux lion sur cette photo, Johnny…

  • Laissons le vieillir tranquille le pauvre…

  • Ma 1ère impression sur la photo de Johnny : « C’est un montage ? C’est pas possible d’avoir une tête aussi difforme par rapport au reste ?! »

  • Malheur de notre génération qui croit que la vérité est dans l’exhibition de trophées, quels qu’ils soient; et non dans l’effort qu’il nous faut pour les gagner. Laetitia a son idole, eden cette photo (et espérons le à présent sa honte). Bravo les médaillés.

  • Je ne saurais dire mieux que Xavier…

  • avez vous trouvé le code éthique de Tsahal en français ?
    sinon je peut vous transmettre

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Pourquoi je crois en la résurrection

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Zizi the Kid

« Les monologues du zizi » Plus intime que l’intime, il y a la genèse de l’intime ; plus secret que « la première fois », il y a l’avant-première fois, le cheminement physio-psycho-socio mythologique vers la possibilité de la première fois. Bref, la préhistoire des histoires, la conquête des Gaules avant le règne de l’empereur Pubère, l’Odyssexe : autant dire la nuit des temps. David Abiker, chroniqueur à L’Express, a épanoui sa sexualité entre la fin de la télé noir et blanc et les débuts des jeux vidéo, à une époque où cela se faisait à la main – aujourd’hui, tous les parents le savent, l’apprentissage est virtuel. Pour Abiker, une étape importante de cette initiation advient sur une toile de Jouy, ce qui est assez logique. Dans Zizi the Kid, il raconte ce parcours du combattant qui mène de l’idée de sexe (ce pressentiment que les filles sont des garçons pas tout à fait comme les autres) à la réalité humide de la chose (cette certitude que les vrais soucis commencent). Psychanalyse sans divan, miroir où chacun peut scruter ses propres émois, l’ouvrage est aussi un pèleri-nage au pays de l’enfance, cette contrée où toute une génération a emprunté les mêmes autoroutes de l’imaginaire : Actarus aux commandes de Goldorak, les sveltes frites de la pub [...] Lire la suite

Disneyland

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C’est un recueil de nouvelles sponsorisées par Disneyland avec tout ce que cela comporte d’infamie et de soumission possible à la multinationale… J’y ai déposé un texte baptisé The Daddy Fantasy Tour et je suis bien heureux que Mickey ait joué au mécène car il se publie peu de recueils de nouvelles, surtout collectifs. J’ajoute que j’ai plus été corrigé dans toute ma carrière de pigiste que dans le texte livré à Flammarion. Comme quoi. Je suis très fier de ce texte qui va faire l’objet d’une adaptation en BD.

Dictionnaire posthume de la finance

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L’idée m’est venue dans un restaurant japonais, près de la Madeleine. Je discutais avec mon ami Raoul, spécialiste des marchés financiers. On est en plein krach, au mois de novembre 2008. C’est en l’écoutant que me vient le titre. C’est le titre qui me donne envie de l’écrire. D’abord avec Raoul, mais il ne peut pas. Ce sera donc Evariste Lefeuvre, économiste chez Natixis, qui le rédigera avec moi. Pas évident d’expliquer la subordination de dette avec la métaphore des Lasagnes mais on l’a fait. Il reste de cette expérience le livre mais également un blog collaboratif où de nombreux internautes et bloggeurs y sont allés de leur définition posthume. Juste une chose, on s’est planté, la finance n’est pas morte et les bonus aux dernières nouvelles se portent bien, merci.

Contes de la télé ordinaire

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C’est un livre paru en 2008 qui tourne la page de la télé et la fin d’Arrêt sur images sur France 5. Des chroniques principalement tirées de mon expérience dans cette émission et de mes observations devant, à côté ou derrière l’écran. J’y réécris aussi pas mal de billets de feu le BigBangBlog. Adieu la télé ! Vive le net, c’est un peu la conclusion de ce petit livre dont mon éditeur a trouvé le titre que j’adore, évidemment. Les amateurs du grand Charles Bukowski savent pourquoi.

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C’est la version poche du Mur des lamentations qui vient de sortir chez J’ai lu. Seul le sous-titre a changé et la couverture. Le contenu est identique. La couverture représente un Saint-Sébastien, figure emblématique de la victime, troué de flèches et décomposé en autant d’écrans de télévision. J’aime bien cette manière de résumer le bouquin.

Le Mur des lamentations, tous victimes…

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Au départ je voulais faire une pièce de théâtre. Des victimes de tout poil invitées d’une émission de télé voyeuriste y aurait discuté en pro de la victimisation. Finalement, j’ai eu un cancer qui m’a aidé à entrer dans la peau d’un personnage affreux. A l’arrivée, en 2006, il y a ce Mur de lamentation qui n’a rien à voir avec le vrai. Le Mur des lamentations, c’est d’abord un mur de télévisions où se bousculent les victimes à l’écran. On dit que le mot « victime » est aujourd’hui le mot numéro 1 de l’information. Je veux bien le croire.

Le Musée de l’homme en Folio

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C’est le même que le premier assorti d’un ou deux nouveaux chapitre. C’est surtout la couverture qui est drôle. je pense que beaucoup de type font cette tronche quand ils tiennent un aspirateur. On dirait une poule qui a trouvé un couteau. L’illustrateur de la collection de poche Galimard s’est amusé. Je suis sûr que j’ai vendu des Musée de l’homme rien que grâce à cette couverture qui dit tout et son contraire.

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