C’est un livre que j’ai reçu cette semaine, un gros pavé sur la critique rock française. Rock Critics. Préfacé par Pierre Lescure, l’animateur de Ca balance à Paris et l’ancien PDG chéri de Canal Plus. C’est un livre comme je les aime quand ils sont très épais car on peut le picorer au hasard. Il reprend les meilleures critiques d’un certain nombre de plumes ayant sévi dans des journaux comme Rock and Folk, les Inrocks, Best, etc. Les Inrocks.com vous expliquent tout ça très bien. Le propos du livre est évidemment de leur rendre un hommage. John Lennon a dit que le vin anglais était comme le rock français. D’après ce que j’ai lu, cette vacherie ne vaut pas pour ces critiques-là. Je n’ai pas tout lu mais il y a dans ce recueil deux petits bijoux. Un texte épique d’Arnaud Viviant sur AC-DC. Quand je dis épique, je dis n’importe quoi. Immense, fondamental, religieux, érudit, marrant, pédagogique, qui donne envie de dire merci, tout ce que vous voulez, un texte qui vous explique mieux que personne pourquoi, contrairement à ceux que pensent certains, AC-DC est un très grand groupe de Rock. C’est drôle, instruit, fin, bref quand c’est bien c’est bien. Ca ferait presque mentir un texte ancien et rageur de David Dufresne sur la mort de la critique rock en tant que genre littéraire. Un texte chouette d’ailleurs qui vous conduira vers de la critique rock en planche BD, mais ça c’est une autre histoire. Et puis il y a un autre texte formidable dans Rock Critics, celui de Laurence Romance qui raconte une non-interview avec un dingue dénommé Polnareff au Royal Monceau, en 1990. On peut s’étrangler de rire si on n’est pas prévenu alors je vous préviens. Pourquoi je vous parle de critique rock un 8 mai ? J’en sais rien j’ai du confondre avec la journée de la femme, le 8 mars… (je viens de me reprendre). Tout simplement parce qu’il semblerait, à première vue, comme ça, à balader son regard sur la couverture du bouquin que Laurence Romance soit tout simplement la seule nénette à figurer dans un casting plutôt très couillu. La critique rock française serait donc féminine si on l’écrit comme ça, mais si on en fait un livre, alors là, il n’y a que des mecs, à une exception près. Et quelle exception. C’est bizarre parce qu’à France Info, au hasard, nous en avons une de critique rock, je dis pas son âge car je suis galant mais elle est pas vieille. Elle s’appelle Marion Bernard et chaque fois qu’elle présente un groupe, c’est bien ficelé, bien emballé, le ton y est bref, c’est Rock’n Roll et Dieu sait que causer de Rock’n Roll dans une chronique de trois minutes extraits musicaux compris c’est pas simple. Alors, messieurs les enfants du rock ? Vous auriez oublié les frangines ? J’aimerais bien qu’on les entendent moi, un jour prochain, les filles qui parlent de Rock, elles doivent bien exister quelque part, non ? Elles pourraient même nous sortir un riff un peu vengeur histoire de griffer un peu ce Rock Critics très couillus, certes mais peut-être un peu trop…






























Alors, je ne suis pas rock-critic mais blogueuse et je peux te dire que dans le milieu des blogs musique, c’est pareil, les filles sont largement minoritaires (mais tout de même moins que dans ce bouquin, visiblement), je dirais à peu près 1/4 de blogueuses filles par rapport aux garçons. Sinon, dans la presse musicale actuelle, il y a quand même quelques noms féminins, ne serait-ce qu’aux Inrocks ou à Tsugi. Je pense, au vu des noms cités sur la couverture du livre de Lescure qu’on parle ici de journalistes rock dont la renommée s’est faite dans les années 80/90 plus que dans les années 2010, ceci explique sans doute cela. La donne change, mais en effet, assez lentement.
… Et même couillu en or. Comme d’hab, dès qu’il y a influence, c’est couille land.
A girl power 3.0, je me souviens avoir croisé la fille du rock (http://www.lafilledurock.com/). Des filles qui parlent rock, il y en a, encore faut-il, pour les voir, cesser de regarder la vie derrière des lunettes en peau de couilles…
La rubrique de Marion Bernard est la première de France-Info que j’écoute le matin à 5h55 et j’ai déjà eu le plaisir de lui écrire à quel point j’aimais commencer ma journée avec ses quelques minutes de critique musicale.
Je trouve étrange de ne figurer dans cet ouvrage… J’ai pourtant eu des passes d’armes fameuses avec Nicola Sirkis d’Indochine, Steeve Estatoff de la Nouvelle Star ou bien encore Kyo lorsque je travaillais à Guitar Part naguère…
Ca a quand même une autre gueule que des historiettes sur des groupions genre Rolling Stones ou AC/DC, non ?!!
Merci pour le partage de la part de Des Rock Critics un peu trop couillus ? La Toile de David Abiker quoi de dire de plus : bravo? tu me laisses poster sur twitter ce lien http://davidabiker.fr/wordpress/des-rock-critics-un-peu-trop-couillus ?