On s’est longtemps foutu de la gueule de Sacha Distel. Pourquoi ? Il souriait trop ? Il était trop heureux ? Il était trop beau ? C’est curieux qu’on ait tant moqué un garçon qui a chanté des choses aussi gentilles et aussi bonnes pour la santé mentale ? La belle vie est un sommet d’élégance et de simplicité. Tous les garçons percevront dans les paroles une parfaite description du bonheur au masculin. Et puis, évidemment, il y a la décontraction élégante de Sacha, sorte de James Bond inoffensif, le smoking impeccable et ce sourire tranquille. La belle vie est avec Summer Wind de Sinatra, l’un de ces titres qui racontent le mieux les joies du mâle lorsqu’il triomphe du spleen qui s’abat sur les soirées dominicales. Dimanche soirs, je vous emmerde. Sacha n’aurait jamais dit ça, mais il l’a chanté. Merci Monsieur Distel.
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Il est malien, visiblement il chante la qualité de la vie, les conditions de vie en Afrique et pas mal d’autres choses. Je ne le connaissais pas avant ce soir. Si vous voulez savoir pourquoi il se fait appeler DJ Sénateur, lisez cet interview. Moi je le trouve assez marrant, autant que Raffarin qui tout à l’heure faisait du gringue à Monica Belucci au JT de France 2. En tout cas, DJ Sénateur offre aux sénateurs battus de ce soir une piste de reconversion.
La pochette du 45 tours a traîné chez mes parents jusqu’à notre déménagement de 1987. Après, ne m’est resté dans la tête qu’une partie des paroles. « You’re romantic, i’m a man », j’ai tapé ce que j’en avais retenu dans google ce soir et j’ai retrouvé ça. Je ne regrette pas. Le garçon a aujourd’hui 64 ans.

C’est ce qui s’appelle une rencontre au hasard. Alors que je cherchais une musique pour une chronique hier, je suis tombé sur ce tube de Donna Summer. Pour tout savoir sur cette chanson, il vous suffit de lire cette notice ou celle-là. Retenez pour aller vite que la version initiale était courte et que le succès fût tel que le producteur à sa sortie décida d’en faire une version d’un quart d’heure. Le triomphe de Donna fut mondial et les ligues de vertu reprochèrent à la chanteuse ses gémissements de louve disco lesquels apparaissaient à l’époque comme une véritable invitation à la luxure. Il suffit de peu pour devenir culte. Donna eut par la suite la carrière que l’on sait. Mais, comme souvent, les rendez-vous importants ne sont pas ceux que l’on croit.
Il faut donc visionner ce clip vidéo pour s’apercevoir que la véritable vedette est le danseur mâle qu’on découvre à la gauche de la star donc à droite sur votre écran. Il est accompagné de 4 Summerettes mais si l’on oublie la musique et les danseuses, cet homme captive rapidement notre attention. Sa tenue, son allure, les rictus de désir tourmentés qui déforment son visage quand il s’approche de la l’interprête, tout concourt à faire de [...] Lire la suite
Je n’ai pas voulu programmer ma chanson du dimanche (dernier) en fin de journée. Je craignais qu’un ou deux lecteurs ne se flinguent. Je préfère la livrer avec retard un vendredi matin, veille de week-end. Il y a moins de risque de cafard. Pour le reste, évidemment, nos anciens savaient se séparer avec panache, en chanson et en se faisant d’excellents films. Et puis le temps quand il passe donne de l’allure à toutes les choses de la vie. Ceci dit pourquoi faire le vieux con ? Il y a eu récemment une excellente reprise de cette création par une jeune femme très douée du nom de Youn Sun Nah. Une reprise qui ne dénature en rien l’original, une reprise qui en éclate la texture et le parfum. Sans oublier la tonalité asiatique qui transforme la séparation en un supplice chinois, élégant, moderne et sublime. Soyez attentifs, dans cette deuxième version, au souffle et frottement sd’étoffes que vous entendrez sous les notes, c’est très joli. Vraiment.
Hélas, les séparations ne sont jamais aussi « classe » évidemment. Ces deux version de la chanson d’Hélène sont véritablement l’appartement de la rupture. Dans la vie, c’est nul les séparations.
Un jour, j’aimerais bien avoir un mois. Un mois à marcher sur les traces d’une star du rock emportée par la folie des années 60. Découvrir la ville où elle est née, les pubs où elle s’est saoulée, les lieux où elle a chanté pour la première fois. Jeanne-Martine Vacher a fait ça en 1995. Elle est partie sur les traces de Janis Joplin au Texas et en Californie. Elle y a rencontré des amis, des copains, des membres de la famille, elle a même dormi dans la chambre où Janis Joplin est morte d’overdose en 1970 (la photo se trouve sur Flickr…). De son périple, Jeanne-Martine Vacher a tiré une biographie et des émissions pour France Culture. L’intérêt, entre autres, du livre qu’elle publie 40 après la mort de l’artiste c’est qu’on peut le lire d’une main et pendant ce temps-là, avec les doigts de l’autre main, pianoter sur le clavier d’un ordinateur. On lit donc et on voyage. Janis Joplin est née à Port Arthur, Texas ? Et bien on se rend à Port-Arthur. Jeanne-Martine Vacher évoque un pont immense de métal ? Alors on cherche le pont immense. Janis Joplin part étudier à l’université du Texas, à Austin, clic, on débarque sur le campus, on cherche une photo d’elle [...] Lire la suite
Il y a des chansons qui se passent volontiers de paroles, ce sont celles qu’on se fait dans sa tête. La musique composée en 1963 par Georges Delerue pour le Mépris de Godard librement adapté du livre d’Alberto Moravia fait partie de ces chants privés de paroles. Je parle d’une chanson sans paroles parce que la moindre vocalise sur cette mélodie viendrait immédiatement en tuer l’efficacité dramatique. L’intérêt du Thème de Camille, c’est qu’on peut se chanter n’importe quoi en l’écoutant, la preuve ? Scorcèse l’a repris en ouverture de Casino habillant une voix off racontant les trous creusés dans le désert autour de Las Vegas pour y enfouir des cadavres. On peut absolument tout mettre dans cette mélodie à condition bien sûr de ne pas se prendre pour n’importe qui. Car il est là le génie de Georges de Delerue. Le premier qui écoute ces nappes de violons embarque immédiatement, cœur battant et gorge serrée, pour la tragédie laquelle ressuscite à peu près n’importe quelle histoire d’amour, n’importe quelle promenade sentimentale à la tombée du jour, n’importe quelle conviction d’être incompris dans un monde de brutes, n’importe quel désir d’infini, n’importe quelle lettre de rupture, d’amour, de désespoir. Dans le Petit Prince, le narrateur dit à l’enfant : « Tiens, la voilà une boite, le mouton que [...] Lire la suite






























Vengeurs, X-Men, etc.
21 h 12 min - 16 mai 2012 par Tonton Dan
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9 h 09 min - 12 mai 2012 par Isabelle
0 h 47 min - 12 mai 2012 par Yassine JABRI
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