Archive pour la Catégorie 'L’I-bido'

De moins en moins assistés, de plus en plus coachés.com

Le 11 décembre dernier le site divorce.fr organisait à Lille une grande journée de coaching pour couples candidats à la séparation (conseils, calinothérapie, accompagnement). Le site répondait même à cette question : Qui garde le chien ?

Avant que n’intervienne le divorce online, on peut s’amuser à faire l’inventaire des séquences de la vie que nous pouvons aujourd’hui déléguer à des coachs en ligne. Faire connaissance sur serencontrer.com, améliorer son potentiel de séduction sur coachseduction.fr, préparer ses noces sur moncoachmariage.fr, réapprendre le cunnilingus sur sexualité-coaching.com, procréer sur coaching-grossesse.aujourdhui.com ou sa variante écolo lecoachgrossessebio.com. Le temps passant, on lavera son linge sale sur coach-famille.fr. Viendront les premiers soucis conjugaux à soumettre à couples.consultations-online.com ou sos-rupture.fr avant de nous résoudre à cliquer sur separationcoach.com et fatalement échouer sur divorce.fr.

Tous ces sites existent bel et bien. Ils racontent à la fois la vitalité commerciale d’Internet et l’étendue de notre détresse relationnelle et sentimentale. Ils disent également combien la société du coaching commercial, a remplacé plus ou moins avantageusement les référents et les hiérarchies d’autrefois. Qu’il s’agisse d’apprendre ou d’éduquer, de maigrir, de se soigner, de grandir, de mûrir ou de se confier, internet apporte un substitut automatisé dans un monde désintermédié. L’instituteur, le prêtre, l’ami de la famille, le médecin de campagne, le syndicaliste, l’employeur ou encore le chaperon, voilà [...] Lire la suite

A ma banquière

Cette histoire est triste comme un relevé bancaire. Alors c’est vrai, oui, j’avoue, j’ai eu avec ma banquière une relation tarifée. Mais c’était avant 2008. Ca m’a rendu fou. Elle ressemblait un peu à Romy Schneider, elle s’appelait Hélène, avec elle je me sentais à la fois actif et passif, débit et crédit, débile et crédule.

Je me souviens, elle avait les yeux revolving, le regard qui tue. Et elle savait tout de moi, elle connaissait mes réserves, mes envies impulsives.

Les courbes ascendantes de ma banquière, ses robes en portefeuille, les avances qu’elle me faisait en fin de mois ca m’a rendu dingue et j’en ai perdu ma chemise. Quand elle me convoquait, on se faisait une ligne, une ligne de crédit, elle me montrait la courbe de ses rendements et mes yeux brillaient et je lui disais « Montre-moi tes taux », et bing, elle me refilait une SICAV Dynamique, la garce… L’argent n’a pas d’odeur mais ma banquière avait un parfum.

Bref, j’en étais dingue au point que ma compagne s’est douté d’un truc.

« Tu t’es encore fait refiler un truc contaminé, cette fille en veut à ton argent, elle te sucera, tu verras, elle te sucera tes dernières économies ! Elle te jouera les agios d’Albinoni et ca finira en [...] Lire la suite

Queue faut-il faire pour faire la une quand on est une femme de pouvoir ?

A l’initiative des Nouvelles News, j’ai vécu hier un moment assez idéal consistant à m’asseoir dans le siège surélevé et très patriarcal du Président du Conseil régional d’Ile-de-France pour animer un débat sur la manière dont les médias traitent les personnalités politiques féminines. Comme quoi on n’est pas à un paradoxe près… C’est le Conseil régional qui prêtait la salle, c’est le site Les Nouvelles News qui organisait. Vous accéderez au contenu de cette journée ici. Pour ma part, j’ai participé à ce débat avec un grand plaisir d’autant plus que Laurence Rossignol, Clémentine Autain, Olga Trostiansky et Valérie Tandeau-de-Marsac n’ont pas leur langue dans leur poche. Pour mettre de l’ambiance et poser le sujet (c’est ça qu’on me demandait), j’avais très rapidement effectué une petite recherche google sur les femmes de pouvoir ou considérées comme influentes susceptibles de faire la une de la presse magazine. J’en ai tiré un petit diaporama sans prétention que vous trouverez en cliquant une ou deux fois. C’est par ici.

Surtout ne pas confondre le programme et la date de TEDx Paris avec ceux de cette rencontre-là !!!

Au début je n’y ai pas vraiment cru et puis la date a fini par arriver. Ca se passera, comme TEDx Paris, à l’espace Pierre Cardin à Paris, au bas des Champs-Elysées, le 13 janvier prochain (TEDx c’est le 15). Cela fait déjà un point commun entre TEDx et cette manifestation qui se tient au même endroit. Une manifestation à laquelle jamais je n’aurais pensé participer. A TEDx Paris, il y aura des centaines de Geeks, de curieux et de gens passionnés à l’idée d’échanger sur des sujets d’avenir. Idem pour ce colloque d’un genre différent qui recevra des centaines de spécialistes dans leur genre. TEDx Paris et ce congrès deux jours plus tard. .. C’est drôle la vie. Un congrès où vraiment jamais je n’aurais imaginer causer en séquence introductive. Aucune raison effectivement d’introduire un congrès aussi pointu, aussi médical, aussi scientifique, aussi spécial que celui-là… Aucune raison ? A moins qu’une explication ne se soit glissée dans le programme de ce congrès très sérieux, . A ne pas confondre  évidemment avec TEDx Paris qui est ici et dont le programme reste, lui, ultra secret.

Attention, ce troll est peut-être votre amant…ou votre rival

Je suis tombé sur lui au hasard de Twitter. Twitter m’a conduit vers un blog collectif où il publie des histoires qui pourraient vous arriver. En le lisant, j’ai immédiatement pensé pouvoir être une victime collatérale de ses aventures. Je me suis demandé pourquoi. Bien sûr il y a le sexe qui est un vecteur d’identification très fort, bien sûr il raconte et conte avec talent. Mais il n’y a pas que ça. L’entrée dans son univers via Twitter et avec le concours de personnages fictifs ou réels inscrits et actifs sur les réseaux sociaux donnent à ses billets une force et une tension inédites. C’est parce qu’on twitte qu’on se demande si ce troll n’est pas en train de nous faire un enfant dans le dos. C’est parce qu’elles twittent et le lisent que certaines femmes imaginent ou rêvent d’être ses prochaines victimes. En le lisant, on réalise que sur Internet, l’anonymat et le trolling ne sont pas qu’une pollution. Ce sont aussi les ingrédients d’une culture sous-terraine que je lui ai demandé de présenter, ce qu’il a fait aimablement, entre deux rendez-vous adultwérins.

« La séduction consiste à amener les gens à soi. C’est créer un désir, une curiosité, quelque chose qui balise un chemin.

La distinction réel-virtuel n’a jamais été réellement prise pour argent [...] Lire la suite

Petit String Entre Amis, la version Hot

Russ Meyer, y’a rien de meilleur après la politique et la souveraineté nationale.

J’aime ces trois filles pour des raisons différentes, et vous ?

Voilà, c’est dit, je les aime. Leurs failles, leurs secrets, leur poitrine, leurs robes délirantes, leurs larmes, leur(s) mec(s). Elles sont les personnages principaux d’une série et d’une époque qui les maltraitent et les sublime (MADMEN). Déclarez votre flamme à celle que vous préférez. Si j’ai le coup de foudre pour votre lettre d’amour à l’une d’elles, je la publierai ici. Aimez nombreux et nombreuses !

Pourquoi je crois en la résurrection

On m’apprend via Twitter la mort de Spider-Man. Evidemment je n’y crois pas, ou plutôt j’y crois plus fort encore. Où plutôt j’y crois comme la réhabilitation d’un rite maçonnique. En maçonnerie comme dans d’autres rituels, la métaphore de la mort et de la renaissance sont « partie intégrante » du processus initiatique. On meurt pour mieux renaître et surtout pour revenir meilleur. Je ne me désespère donc pas de la disparition de l’homme araignée dans le dernier opus de la série inventée par Stan Lee. Je me souviens également que dans le deuxième film de la série, Spider-Man semblait laissé pour mort pour mieux renaître. La vidéo ci-dessous s’inspire de la figure christique du héros pour montrer que nous sommes tous dépositaires de la vie et de la mort du martyr. Je vous recommande ainsi deux séquences de ces cascades métropolitaines dans New-York : il y a d’abord celle où le héros masqué empêche la chute de la rame de métro dans le fleuve. C’est les bras véritablement en croix qu’il évite la catastrophe et semble perdre la vie pour sauver son prochain. Il y a ensuite la scène, quelques instants plus tard, de sa renaissance. Cette renaissance Spider-Man la doit essentiellement aux croyants. Je veux dire aux fans qui sont [...] Lire la suite

Zizi the Kid

« Les monologues du zizi » Plus intime que l’intime, il y a la genèse de l’intime ; plus secret que « la première fois », il y a l’avant-première fois, le cheminement physio-psycho-socio mythologique vers la possibilité de la première fois. Bref, la préhistoire des histoires, la conquête des Gaules avant le règne de l’empereur Pubère, l’Odyssexe : autant dire la nuit des temps. David Abiker, chroniqueur à L’Express, a épanoui sa sexualité entre la fin de la télé noir et blanc et les débuts des jeux vidéo, à une époque où cela se faisait à la main – aujourd’hui, tous les parents le savent, l’apprentissage est virtuel. Pour Abiker, une étape importante de cette initiation advient sur une toile de Jouy, ce qui est assez logique. Dans Zizi the Kid, il raconte ce parcours du combattant qui mène de l’idée de sexe (ce pressentiment que les filles sont des garçons pas tout à fait comme les autres) à la réalité humide de la chose (cette certitude que les vrais soucis commencent). Psychanalyse sans divan, miroir où chacun peut scruter ses propres émois, l’ouvrage est aussi un pèleri-nage au pays de l’enfance, cette contrée où toute une génération a emprunté les mêmes autoroutes de l’imaginaire : Actarus aux commandes de Goldorak, les sveltes frites de la pub [...] Lire la suite

Disneyland

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C’est un recueil de nouvelles sponsorisées par Disneyland avec tout ce que cela comporte d’infamie et de soumission possible à la multinationale… J’y ai déposé un texte baptisé The Daddy Fantasy Tour et je suis bien heureux que Mickey ait joué au mécène car il se publie peu de recueils de nouvelles, surtout collectifs. J’ajoute que j’ai plus été corrigé dans toute ma carrière de pigiste que dans le texte livré à Flammarion. Comme quoi. Je suis très fier de ce texte qui va faire l’objet d’une adaptation en BD.

Dictionnaire posthume de la finance

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L’idée m’est venue dans un restaurant japonais, près de la Madeleine. Je discutais avec mon ami Raoul, spécialiste des marchés financiers. On est en plein krach, au mois de novembre 2008. C’est en l’écoutant que me vient le titre. C’est le titre qui me donne envie de l’écrire. D’abord avec Raoul, mais il ne peut pas. Ce sera donc Evariste Lefeuvre, économiste chez Natixis, qui le rédigera avec moi. Pas évident d’expliquer la subordination de dette avec la métaphore des Lasagnes mais on l’a fait. Il reste de cette expérience le livre mais également un blog collaboratif où de nombreux internautes et bloggeurs y sont allés de leur définition posthume. Juste une chose, on s’est planté, la finance n’est pas morte et les bonus aux dernières nouvelles se portent bien, merci.

Contes de la télé ordinaire

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C’est un livre paru en 2008 qui tourne la page de la télé et la fin d’Arrêt sur images sur France 5. Des chroniques principalement tirées de mon expérience dans cette émission et de mes observations devant, à côté ou derrière l’écran. J’y réécris aussi pas mal de billets de feu le BigBangBlog. Adieu la télé ! Vive le net, c’est un peu la conclusion de ce petit livre dont mon éditeur a trouvé le titre que j’adore, évidemment. Les amateurs du grand Charles Bukowski savent pourquoi.

Le Mur des lamentations, souffrez vous êtes filmés

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C’est la version poche du Mur des lamentations qui vient de sortir chez J’ai lu. Seul le sous-titre a changé et la couverture. Le contenu est identique. La couverture représente un Saint-Sébastien, figure emblématique de la victime, troué de flèches et décomposé en autant d’écrans de télévision. J’aime bien cette manière de résumer le bouquin.

Le Mur des lamentations, tous victimes…

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Au départ je voulais faire une pièce de théâtre. Des victimes de tout poil invitées d’une émission de télé voyeuriste y aurait discuté en pro de la victimisation. Finalement, j’ai eu un cancer qui m’a aidé à entrer dans la peau d’un personnage affreux. A l’arrivée, en 2006, il y a ce Mur de lamentation qui n’a rien à voir avec le vrai. Le Mur des lamentations, c’est d’abord un mur de télévisions où se bousculent les victimes à l’écran. On dit que le mot « victime » est aujourd’hui le mot numéro 1 de l’information. Je veux bien le croire.

Le Musée de l’homme en Folio

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C’est le même que le premier assorti d’un ou deux nouveaux chapitre. C’est surtout la couverture qui est drôle. je pense que beaucoup de type font cette tronche quand ils tiennent un aspirateur. On dirait une poule qui a trouvé un couteau. L’illustrateur de la collection de poche Galimard s’est amusé. Je suis sûr que j’ai vendu des Musée de l’homme rien que grâce à cette couverture qui dit tout et son contraire.

Le Musée de l’homme, le fabuleux déclin de l’empire masculin

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Mon premier livre. Il paraît en octobre 2005. Il est tiré de chroniques publiées dans le magazine Men’s Health et d’une série d’observations pas du tout scientifiques sur la gente féminine. Je me souviens de son lancement, au Musée de l’homme à Paris, dans une salle pleine où j’en lis des passages commentés de façon amusée par Zeeve Gourarier, directeur du Musée, à l’époque.