Je vais faire court parce que je n’ai pas le temps d’aller pomper ce que j’ai à dire ailleurs. Les flagrants-délits de plagiats se succèdent et se ressemblent. Les détracteurs du net et de ses facilités y verront le fléau du copier-coller, le nouveau cauchemar du grand mix numérique qui favorise l’appropriation de la prose d’autrui par une génération d’écervelés. C’est effectivement si facile d’aller piquer des morceaux de billet, des extraits de Wikipédia. Tout ça c’est très Net. Sauf que la culture du Net est avant tout celle du lien, du partage, de la transmission. Une des valeurs constantes et montantes d’internet depuis que j’y navigue, ce n’est pas de s’asseoir sur une info, un texte et de se l’approprier, non, c’est de le diffuser. Il y a aujourd’hui un vrai choc de culture entre les passeurs et les copieurs. Entre ceux qui créent seuls ou font le lien et ceux qui piquent en lousdé. Entre les partageurs et les accapareurs. Je sais qu’on est pressé, que parfois on a lu et retenu si bien et qu’on copie sans faire exprès une formule tellement elle a imprimé l’esprit (Hier, j’ai cru trouvé un titre « La Sicav et la fourmi, et pas de bol, un Lire la suite
Archive pour la Catégorie 'Débats'
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Au lieu de m’apprendre à préparer ma retraite, à l’école on m’a enseigné La cigale et la fourmi. Résultat, une génération qui n’a rien prévu, qui n’a pas anticipé le renversement de la pyramide des âges, le manque de jeunes actifs, les séniors qu’on met au rencard. Ma solution est d’enseigner très tôt aux enfants cette fable revisitée. Qu’ils l’apprennent par coeur, la récitent à leurs parents dispendieux, insouciants et la reprennent à leur compte.
Mon Papa ayant claqué
Toute sa vie,
Se trouva fort sur le cul
Quand le grand âge fut venu
Pas une SICAV, ni un PEA
Papa l’était dans l’caca.
Résultat chez les experts
Il alla crier misère,
« J’ai rien prévu, j’ai des dettes
J’ai négligé ma retraite
Foutu la répartition.
J’ai vraiment joué au couillon,
Ni épargne, ni capital ».
Mon père il vieillira mal.
Démographie renversée,
Couteuse solidarité !
Les pensions c’est quedal
Papa que s’est-il passé
A Europe1 kestafait ?
Hélas ma fille j’ai glandé.
T’as glandé ? J’en suis fort aise.
Ben maintenant t’es d’la baise.
D’après Jean de La Fontaine « La cigale et la fourmi ». Version radio ici demain vers 18h…
C’est un fait divers avec tout ce qu’il a de factuel, d’atroce et de tristement commun. Il interpelle les camarades, les amis et les proches d’Agnès Marin, il met en cause l’administration judiciaire et remet pour la énième fois sur la table la question de la récidive et de la prévention qui devrait aller avec. Il révèle aussi un aspect du deuil à l’époque médiatique. Qu’est-ce que le deuil, au fait ? Wikipédia en donne la définition suivante (extrait) : « C’est un processus actif : on dit « faire le deuil ». La personne en deuil peut sembler ataraxique, ou dépressive, mais un cheminement intérieur se fait. Dans un premier temps, il n’est donc pas simple de distinguer ce qui en est positif pour la personne ». Le deuil se décompose, selon les spécialistes, en 5 étapes : le choc, la colère, le marchandage, l’acceptation, la résilience.
Depuis plusieurs années, Internet a accéléré l’enchainement de ces 5 phases. A l’heure de la société du spectacle et de la médiatisation des sentiments, la technologie a permis l’organisation rapide de chapelles ardentes numériques ou le recueillement intime devient un recueillement extime, parfois touchant, parfois grossier et tapageur.
Très vite après la nouvelle de la mort d’Agnès Marin, sera postée sur Youtube une vidéo illustrée de [...] Lire la suite
J’irai demain causer ici. J’ai pris des notes pour me préparer à ce que je crois pouvoir dire, je vous les livre. Il n’y a pas si longtemps, il se trouvait toujours quelques éditorialistes, un ou deux intellectuels et quelques politiques pour dénoncer la tyrannie de la transparence à laquelle « Internet » – je veux parler de cet animal comparable aux marché financiers, à la météo ou au destin – soumet désormais quiconque est pris dans la tourmente. Il m’a semblé que dans l’affaire DSK, paradoxalement, les internautes ont plutôt respecté la vie privée de l’intéressé.
1/ Quand l’affaire a éclaté, c’est certes un message twitté qui a mis le feu aux poudres mais il révélait, préfigurait une information bouleversante : l’arrestation de DSK.
2/ Quand l’affaire s’est immédiatement répandue, ce sont les médias du monde entier qui ont pris le pas sur Twitter ou Facebook, en premier lieu les chaînes d’information en continu qui ont relayé les images infamantes de l’homme menottes aux poignets.
3/ Quand les premières audiences ont eu lieu, ce sont des journalistes qui ont utilisé les réseaux sociaux, dans l’enceinte même de la salle d’audience, révélant le fonctionnement de la justice américaine en temps réel mais sans qu’on puisse leur reprocher un quelconque voyeurisme.
4/ Quand le choc [...] Lire la suite
Hier « l’effraction parlementaire de 1997″ a conduit les députés socialistes à quitter l’hémicycle, insultés qu’ils s’estimaient par la formule. Comme souvent, faute de temps, faute de place, faute d’espace, la presse ne retient qu’un extrait. Je me suis amusé hier, casque sur les oreilles à dactylographier comme sous la dictée la sortie de François Baroin telle qu’elle apparaît dans cette vidéo. Ecrire la parole, c’est finalement la mastiquer mieux, c’est mieux la comprendre, non seulement pour la restituer en son contexte mais également pour comprendre que l’attaque était construite, certes, mais également violente en tout point. Il faut répérer ici les répétitions, les formules rhétoriques sous forme de fausses questions, la mise en cause du courage, bien entendu la fameuse effraction et enfin le coin de table. On notera également, qu’au moment d’évoquer les 35 heures, Baroin fait mine de croire que DSK est face à lui. Evidemment, il ne l’est pas, c’est une autre façon de renvoyer aux socialistes le nom de leur camarade maudit. Bref, le texte de la salve me paraît mériter une (re)lecture. Elle vous apportera je crois davantage que le simple visionnage de la vidéo ou l’écoute partielle de « l’effraction de 1997″.
« Monsieur Muet, vous posez la question du courage… Est-ce du courage, pour satisfaire quelques catégories soi-disant favorables sur le [...] Lire la suite
Via Facebook, Ben Lebègue illustrateur et blogueur m’a fait parvenir la complainte de l’illustrateur qui voulait rencontrer un Directeur Artistique à Saint-Denis. Je lui ai proposé un peu d’espace ici. Il m’a remercié gentiment avec un dessin et un texte.
Le monde de l’illustration est en émoi aujourd’hui ; après l’annonce du Salon du Livre jeunesse et de la Presse de la Seine-Saint-Denis. Formidable festival qui a lieu chaque année à Montreuil, il a toujours promu les auteurs et surtout les jeunes auteurs ! Mais pas cette année.
Cette grande manifestation réunit tous les métiers du livre, de l’étudiant en passant par les éditeurs ou les bibliothécaires. Tout le monde attend cette rencontre avec impatience ! Et pourtant, nous, illustrateurs nous nous interrogeons sur ces «frais de dossier» demandés aux «jeunes talents» comme ils disent, pour présenter leur «book».
Un «book» c’est l’équivalent du curriculum vitae pour les illustrateurs et pour les rencontres organisés par le salon du livre de la Seine-Saint-Denis à pôle-emploi.
Il faut donc que l’on paie 10 euros pour avoir accès à une liste, proposer des rendez-vous, et espérer avoir zéro, un, deux ou trois, rencontres (rarement plus) avec un directeur artistique. Paieriez-vous pour espérer avoir une rencontre avec votre possible, futur, employeur ?
C’est bien là le problème, pourquoi demander 10 euros et surtout [...] Lire la suite
Un visiteur de mon blog que je remercie de s’être exprimé me laisse un premier commentaire plutôt sympathique et revient quelques heures plus tard m’écrire ceci :
« PS : « Votre commentaire est en attente de modération. » Une approbation préalable des commentaires des gens ? C’est pas quelque part une forme de censure ? ».
Effectivement, je ne valide les messages sur mon blog qu’a posteriori. Résultat, je prends parfois du retard et mes gentils commentateurs peuvent s’impatienter. Ils ont d’ailleurs raison. Ils sont en droit d’espérer un service rapide.
Mais mon visiteur s’interroge sur une forme de censure. Ce mot m’interpelle et pour faire la différence entre censure et validation a posteriori, je lui ai fait cette réponse :
« Non la censure, c’est quand le censeur ajoute des conneries à ce que veut écrire quelqu’un. La validation a posteriori c’est pour être sûr qu’il n’en a pas écrites. Vous saisissez la nuance j’espère ? »
C’est une réponse très rapide et justement, j’aimerais profiter de sa rapidité, de sa partialité, pour vous la soumettre et savoir ce que vous pensez de l’éternel débat sur validation a priori et validation a posteriori sur les blogs et les forums. Moi je suis partisan de relire avant de valider. Mais ce n’est pas la liberté. D’autres disent : « on valide d’abord, on relit après ». C’est le principe de la [...] Lire la suite
































Vengeurs, X-Men, etc.
21 h 12 min - 16 mai 2012 par Tonton Dan
22 h 07 min - 14 mai 2012 par Anne-ô-ni-mousse
9 h 09 min - 12 mai 2012 par Isabelle
0 h 47 min - 12 mai 2012 par Yassine JABRI
16 h 35 min - 11 mai 2012 par Diche