520 vue pour Védrine, ce serait dommage


Discours d'Hubert Védrine à Jarnac par PartiSocialiste

C’est curieux comme la parole se perd là où elle devrait être recueillie. Curieux comme l’arbre cache toujours la forêt. C’était ce week-end. Alors que tous se ruaient vers la Hollande, alors que tous analysaient l’hommage, le mimétisme entre le candidat et François Mitterrand jusque dans la tenue, la mise et les attitudes, le PS avait la bonne idée de filmer le discours d’Hubert Védrine, écharpe rouge autour du cou. Un bel exercice d’analyse pour l’ancien ministre des affaires étrangères du président décédé en 1996. 520 vues ce matin sur Dailymotion pour cette analyse de l’héritage, de l’exception et du modèle mitterrandien dont beaucoup se réclament, que beaucoup s’accaparent. Védrine y montre que la nostalgie Mitterrand est un piège. Un piège car il sera difficile de la dépasser, difficile d’égaler le modèle et que l’avenir de la gauche réside sans doute dans sa capacité à s’en délivrer. La gauche a changé, les attentes aussi. Seule l’élection d’un homme de gauche périmera la statut du commandeur. Sans cela, la mitterrandolatrie a de beaux jours devant elle. Je recommande entre autres le passage sur les ambiguïtés du Président socialiste. Une partie de la gauche, les lui a reprochées. Védrine y voit une force, celle d’éviter le sectarisme et d’embrasser le pays complètement. 520 vue, c’est pas beaucoup pour un décorticage aussi précis.

Une vidéo trouvée sur ce blog

3 Réponses à “520 vue pour Védrine, ce serait dommage”


  • Ce billet est daté du 10 janvier 2012. Il évoque une réunion publique à Jarnac le 8 janvier de cette même année. Mais la vidéo d’Hubert Védrine, elle, date du 8 janvier… 2011. Védrine, président de l’Institut François Mitterrand, s’exprimait à l’occasion du 15e anniversaire du décès de l’ancien président. L’article, sur ce point, prête à confusion car il laisse entendre que ces images ont été tournées ce week-end : « C’était ce week-end [...] le PS avait la bonne idée de filmer ».
    Autre point : Védrine n’a jamais été ministre dans les gouvernements de François Mitterrand.

  • Je savais bien qu’il était nécessaire de faire votre coming out, David.

  • « L’ambiguité du Président socialiste » écrivez-vous. Et si on parlait de celle de ce cher Védrine travaillant avec Nicolas Bazire chez Bernard Arnault. Celle de Védrine présent avec les sommités aujourd’hui sarkozystes au mariage de Delphine Arnault. Celle de Védrine donnant des leçons de démocratie aux Egyptiens renversant Moubarak et aux Tunisiens. Celle de Védrine pressenti par Sarkozy.
    Et dire que si Hollande est élu, on verra ce genre de pédant politique revenir sur le devant de la scène. pitié !

    http://bit.ly/xKwhRP et encore http://bit.ly/wtyy58

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Pourquoi je crois en la résurrection

On m’apprend via Twitter la mort de Spider-Man. Evidemment je n’y crois pas, ou plutôt j’y crois plus fort encore. Où plutôt j’y crois comme la réhabilitation d’un rite maçonnique. En maçonnerie comme dans d’autres rituels, la métaphore de la mort et de la renaissance sont « partie intégrante » du processus initiatique. On meurt pour mieux renaître et surtout pour revenir meilleur. Je ne me désespère donc pas de la disparition de l’homme araignée dans le dernier opus de la série inventée par Stan Lee. Je me souviens également que dans le deuxième film de la série, Spider-Man semblait laissé pour mort pour mieux renaître. La vidéo ci-dessous s’inspire de la figure christique du héros pour montrer que nous sommes tous dépositaires de la vie et de la mort du martyr. Je vous recommande ainsi deux séquences de ces cascades métropolitaines dans New-York : il y a d’abord celle où le héros masqué empêche la chute de la rame de métro dans le fleuve. C’est les bras véritablement en croix qu’il évite la catastrophe et semble perdre la vie pour sauver son prochain. Il y a ensuite la scène, quelques instants plus tard, de sa renaissance. Cette renaissance Spider-Man la doit essentiellement aux croyants. Je veux dire aux fans qui sont [...] Lire la suite

Zizi the Kid

« Les monologues du zizi » Plus intime que l’intime, il y a la genèse de l’intime ; plus secret que « la première fois », il y a l’avant-première fois, le cheminement physio-psycho-socio mythologique vers la possibilité de la première fois. Bref, la préhistoire des histoires, la conquête des Gaules avant le règne de l’empereur Pubère, l’Odyssexe : autant dire la nuit des temps. David Abiker, chroniqueur à L’Express, a épanoui sa sexualité entre la fin de la télé noir et blanc et les débuts des jeux vidéo, à une époque où cela se faisait à la main – aujourd’hui, tous les parents le savent, l’apprentissage est virtuel. Pour Abiker, une étape importante de cette initiation advient sur une toile de Jouy, ce qui est assez logique. Dans Zizi the Kid, il raconte ce parcours du combattant qui mène de l’idée de sexe (ce pressentiment que les filles sont des garçons pas tout à fait comme les autres) à la réalité humide de la chose (cette certitude que les vrais soucis commencent). Psychanalyse sans divan, miroir où chacun peut scruter ses propres émois, l’ouvrage est aussi un pèleri-nage au pays de l’enfance, cette contrée où toute une génération a emprunté les mêmes autoroutes de l’imaginaire : Actarus aux commandes de Goldorak, les sveltes frites de la pub [...] Lire la suite

Disneyland

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C’est un recueil de nouvelles sponsorisées par Disneyland avec tout ce que cela comporte d’infamie et de soumission possible à la multinationale… J’y ai déposé un texte baptisé The Daddy Fantasy Tour et je suis bien heureux que Mickey ait joué au mécène car il se publie peu de recueils de nouvelles, surtout collectifs. J’ajoute que j’ai plus été corrigé dans toute ma carrière de pigiste que dans le texte livré à Flammarion. Comme quoi. Je suis très fier de ce texte qui va faire l’objet d’une adaptation en BD.

Dictionnaire posthume de la finance

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L’idée m’est venue dans un restaurant japonais, près de la Madeleine. Je discutais avec mon ami Raoul, spécialiste des marchés financiers. On est en plein krach, au mois de novembre 2008. C’est en l’écoutant que me vient le titre. C’est le titre qui me donne envie de l’écrire. D’abord avec Raoul, mais il ne peut pas. Ce sera donc Evariste Lefeuvre, économiste chez Natixis, qui le rédigera avec moi. Pas évident d’expliquer la subordination de dette avec la métaphore des Lasagnes mais on l’a fait. Il reste de cette expérience le livre mais également un blog collaboratif où de nombreux internautes et bloggeurs y sont allés de leur définition posthume. Juste une chose, on s’est planté, la finance n’est pas morte et les bonus aux dernières nouvelles se portent bien, merci.

Contes de la télé ordinaire

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C’est un livre paru en 2008 qui tourne la page de la télé et la fin d’Arrêt sur images sur France 5. Des chroniques principalement tirées de mon expérience dans cette émission et de mes observations devant, à côté ou derrière l’écran. J’y réécris aussi pas mal de billets de feu le BigBangBlog. Adieu la télé ! Vive le net, c’est un peu la conclusion de ce petit livre dont mon éditeur a trouvé le titre que j’adore, évidemment. Les amateurs du grand Charles Bukowski savent pourquoi.

Le Mur des lamentations, souffrez vous êtes filmés

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C’est la version poche du Mur des lamentations qui vient de sortir chez J’ai lu. Seul le sous-titre a changé et la couverture. Le contenu est identique. La couverture représente un Saint-Sébastien, figure emblématique de la victime, troué de flèches et décomposé en autant d’écrans de télévision. J’aime bien cette manière de résumer le bouquin.

Le Mur des lamentations, tous victimes…

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Au départ je voulais faire une pièce de théâtre. Des victimes de tout poil invitées d’une émission de télé voyeuriste y aurait discuté en pro de la victimisation. Finalement, j’ai eu un cancer qui m’a aidé à entrer dans la peau d’un personnage affreux. A l’arrivée, en 2006, il y a ce Mur de lamentation qui n’a rien à voir avec le vrai. Le Mur des lamentations, c’est d’abord un mur de télévisions où se bousculent les victimes à l’écran. On dit que le mot « victime » est aujourd’hui le mot numéro 1 de l’information. Je veux bien le croire.

Le Musée de l’homme en Folio

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C’est le même que le premier assorti d’un ou deux nouveaux chapitre. C’est surtout la couverture qui est drôle. je pense que beaucoup de type font cette tronche quand ils tiennent un aspirateur. On dirait une poule qui a trouvé un couteau. L’illustrateur de la collection de poche Galimard s’est amusé. Je suis sûr que j’ai vendu des Musée de l’homme rien que grâce à cette couverture qui dit tout et son contraire.

Le Musée de l’homme, le fabuleux déclin de l’empire masculin

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Mon premier livre. Il paraît en octobre 2005. Il est tiré de chroniques publiées dans le magazine Men’s Health et d’une série d’observations pas du tout scientifiques sur la gente féminine. Je me souviens de son lancement, au Musée de l’homme à Paris, dans une salle pleine où j’en lis des passages commentés de façon amusée par Zeeve Gourarier, directeur du Musée, à l’époque.