- Une machine électorale même à gaz peut finir par décoller
- Le naufrage politique de DSK n’a pas fait couler le navire socialiste
- Les journalistes racontaient n’importe quoi sur les primaires il y a 12 mois
- 6 socialistes peuvent faire de l’audience
- La pub c’est cher, mais le brand content socialiste c’est gratuit
- La redevance télé a financé une belle campagne de recrutement de sympathisants PS : gratos
- Montebourg concepteur des primaires en sortira gagnant même s’il les perd
- Terra Nova est le vainqueur discret des primaires
- Les primaires ont fait oublier les courants
- Les Français sont sympas et ont donné leur chance aux socialistes
- Le vote en ligne c’est pas pour demain
- Charles Pasqua a eu raison avant tout le monde
- Je sais, j’avais annoncé 10 résultats
Archive mensuelle de octobre 2011
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Mon ami Thierry Richard vient de publier un Paris pour les Hommes, un faux guide en forme d’autobiographie du goût. Il m’a gentiment demandé de lui donner mes adresses, je lui ai rendu « La nuit je sauce » et j’ai repensé à ce moment au temps où je pigeais pour Paris Obs. Je rendais chaque moi 1500 signes sur un Paris de carte postale un peu bobo-pénible.
La nuit je sauce. J’ai toujours eu la frayeur des « adresses », des bons plans, des bars et des restaurants dans le coup. Sans doute la peur panique de n’y être pas à ma place, de n’y être pas attendu où de ne pas ressembler assez à la clientèle. Angoisse de ne pas en être avant même d’y être. C’est plus fort que moi, un restaurant, un bistrot, c’est un lieu qu’on ne cherche pas, qu’on ne repère pas. Ca ne peut pas se trouver sur un plan ou sur internet. Pour être bien quelque part, il me faut juste pousser la porte et cuisiner mon habitude. Je commence à être un vieux chat. Pour moi « Comme d’habitude » n’aurait jamais dû être une chanson triste. Les habitudes, c’est ce qui habille un homme, c’est ce qui patine son cuir ; elles sont des « adresses à soi-même », des choix heureux [...] Lire la suite
Il n’avait donc pas tort le candidat primaire Montebourg quand il déclarait à Libération la semaine dernière : « Les cahiers des charges de TF1 seront durcis au niveau culturel, en termes de pluralisme, la télé-réalité sera interdite… »
Interdire la télé-réalité ! La formule a été souvent reçue comme une outrance. Pourtant vendredi, Le Monde n’a pas hésité à titrer en une que la télé tue. Elle tue par l’exercice physique auquel elle se substitue, elle tue par la violence qu’elle peut contribuer à banaliser, elle tue parce qu’on s’engraisse en la regardant. Elle tue l’esprit quand elle ne nous demande pas un effort en proposant des programmes ambitieux. La télé s’occupait de notre temps de cerveau disponible, si on en croit Le Monde, elle réduirait l’espérance de vie disponible aussi.
Depuis plusieurs années, les pouvoirs publics et l’Union Européenne nous prescrivent d’arrêter de fumer, de manger 5 fruits et légumes par jour, de faire du sport, de ne pas maltraiter notre prochaine, de respecter la nature, de ramasser les crottes de chiens sur le trottoir.
Nous trouvons ça naturel, souvent nécessaire.
Bizarrement, il n’y a aucune campagne pour nous prescrire d’être moins cons. Quand je dis moins cons, je veux dire que les pouvoirs publics n’ont jamais osé nous inciter à faire travailler nos méninges, [...] Lire la suite
L’an dernier, j’ai laissé tomber mon IPhone et sa vitre s’est brisée. J’ai fait alors une expérience qui peut rappeler la Divine Comédie de Dante. Une divine comédie du service.
L’Enfer. J’ai commencé par appeler des revendeurs et autres réparateurs d’IPhone plus ou moins agréés. Là, on me disait qu’il m’en coûterait 175 euros de réparation si j’apportais ma machine. J’étais sceptique.
Le Purgatoire. Je me souviens m’être rendu ce jour-là chez l’opérateur téléphonique qui m’avait vendu le téléphone. Un premier vendeur m’avait expliqué que le téléphone serait changé dans l’heure si je contactais ce numéro : 0 800 etc. J’avais appelé, personne ne répondait, le service n’existait pas, le vendeur affabulait. J’étais revenu un quart d’heure plus tard. Un second vendeur – l’autre était en pause – m’avait cette fois expliqué qu’il n’y avait rien à faire et que pour être dépanné, il me faudrait attendre. En revanche, le téléphone me serait remplacé si je déclarais que j’avais été bousculé par un tiers et que le téléphone était cassé. Une escroquerie à l’assurance, tout simplement. J’hésitais encore.
Le Paradis. Je pris enfin le parti d’appeler la Hotline du fabricant. Je dû patienter une minute avant le décroché et une proposition de rendez-vous dans la foulée. 14 heures à l’Apple Store du Louvre. J’arrivais [...] Lire la suite
Sur internet il y a des milliers de sites qui vous expliquent comment réussir votre période d’essai et plus généralement votre vie professionnelle. Il y a tellement de sites et tant de conseils pour réussir qu’on se demande vraiment comment il est possible qu’il y ait autant de chômage.
Le conseil qui revient souvent, comme une sorte d’injonction étonnante et redondante, ce conseil, c’est « restez vous-même ». Comment réussir son entretien d’évaluation ? Restez soi-même. Comment se comporter pendant la période d’essai avec vos ex-futurs collègues ? Rester soi-même. Comment prendre la parole en réunion ? Rester soi-même.
Ce conseil d’ami est exactement le même que celui qui est adressé aux candidats dans les émissions de télé réalité : surtout Jennifer, tu restes toi-même, surtout tu restes comme tu es, tu restes « vraie » et spontanée. Surtout tu n’hésites pas à parler sans réfléchir, surtout si une connerie te passe par la tête, tu la dis et tu articules… Car la devise c’est plutôt crever que de faire un effort sur soi, plutôt mourir que d’être fausse, que d’être une autre. Il faut être authentique.
Dans un monde où tout le monde ment par le truchement d’artifices divers et variés qui vont du silicone au fard en passant par Photoshop et la propagande, « Rester soi-même » relève de ce [...] Lire la suite
C’est un livre point Godwin et pour cause. Ressources Inhumaines de Fabrice d’Almeida (mon camarade de Semaine Critique) raconte le management des ressources humaines dans les camps de concentration. Qui l’eût cru ? Comment imaginer qu’Himmler grand chef et DRH improvisé des SS se soit soucié de manager les ressources humaines d’un côté des barbelés quand de l’autre il organisait ce massacre de millions de prisonniers qui allait devenir un crime contre l’humanité.
Le nazisme n’a jamais été à un paradoxe près mais celui que décortique mon ami historien Fabrice d’Almeida est de taille. Au début de la guerre, une inspection conduit Himmler à assister une exécution de masse (à l’arme à feu, donc rudimentaire, longue, pénible) ; le patron des camps constate que les plus zélés tueurs sont parfois écoeurés par la mission qui leur est confiée (voir Les Bienveillantes, Jonathan Littell).
Himmler décide alors de remettre l’homme au cœur de l’économie concentrationnaire. Mais pas n’importe lequel. Pas le juif, pas l’homosexuel, pas le communiste et moins encore le tzigane. Non, Himmler fait du gardien ou de la gardienne de camps l’objet de toutes ses attentions. C’est en manageant ces gardiens, véritables soldats du front arrière, véritables combattants de la révolution nationale socialiste que se gagnera la bataille contre les asociaux et les ennemis [...] Lire la suite































Vengeurs, X-Men, etc.
21 h 12 min - 16 mai 2012 par Tonton Dan
22 h 07 min - 14 mai 2012 par Anne-ô-ni-mousse
9 h 09 min - 12 mai 2012 par Isabelle
0 h 47 min - 12 mai 2012 par Yassine JABRI
16 h 35 min - 11 mai 2012 par Diche