Archive mensuelle de décembre 2010

Ma chanson du dimanche je l’ai trouvée sur la route de Janis Joplin

Un jour, j’aimerais bien avoir un mois. Un mois à marcher sur les traces d’une star du rock emportée par la folie des années 60. Découvrir la ville où elle est née, les pubs où elle s’est saoulée, les lieux où elle a chanté pour la première fois. Jeanne-Martine Vacher a fait ça en 1995. Elle est partie sur les traces de Janis Joplin au Texas et en Californie. Elle y a rencontré des amis, des copains, des membres de la famille, elle a même dormi dans la chambre où Janis Joplin est morte d’overdose en 1970 (la photo se trouve sur Flickr…). De son périple, Jeanne-Martine Vacher  a tiré une biographie et des émissions pour France Culture. L’intérêt, entre autres, du livre qu’elle publie 40 après la mort de l’artiste c’est qu’on peut le lire d’une main  et pendant ce temps-là, avec les doigts de l’autre main, pianoter sur le clavier d’un ordinateur. On lit donc et on voyage. Janis Joplin est née à Port Arthur, Texas ? Et bien on se rend à Port-Arthur. Jeanne-Martine Vacher évoque un pont immense de métal ? Alors on cherche le pont immense. Janis Joplin part étudier à l’université du Texas, à Austin, clic, on débarque sur le campus, on cherche une photo d’elle [...] Lire la suite

Le shadow déjeuner des frangines

Voilà, de fil en aiguille et de déjeuner élyséen en protestation numérique, il y aura demain un déjeuner de bloggueuses dans Paris qui démarrera pratiquement en même temps que celui qui accueillera 8 hommes à la table présidentielle. L’idée m’est venue comme ça et je vous avoue qu’il a fallu que je lise sur twitter les coups de sang des frangines (et des frangins) pour réaliser qu’effectivement, la liste que je venais de publier était strictement masculine. Quand je dis aux femmes de se manifester et de l’ouvrir quand les hommes sont négligents sur la parité, je crois que je n’ai pas tort car on n’est jamais mieux servie que par soi-même dans ces cas là. Demain donc, j’aurai le plaisir et la curiosité de déjeuner avec 8 bloggueuses. Il s’agit des 8 qui se sont manifestées le plus rapidement et qui ont pu se rendre disponibles.

J’ignore si elles blogguent anonymement ou pas, alors je ne mets que l’adresse, leurs lecteurs les reconnaitront.

blogs.lesinrocks.com/contesdecomptoir/

blog.plafonddeverre.fr/

www.fannysparty.com

www.julieadore.com

www.la-violette.net

www.flavors.me/jalila

www.heavencanwait.fr/

pourquoisecompliquerlavie.wordpress.com/

www.lescasserolesdenawal.fr

Oui, je sais, il y en [...] Lire la suite

Commandeur vidéo Apple Parodie

Jérôme Commandeur intervient dans le 18-20 d’Europe1. Mais avant cela, il a lancé sur Internet et sur scène les meilleurs sketches Geeks de France et de Navarre. Il me fait l’amitié de confier à ce blog la quasi exclusivité de sa dernière pépite : tout ce qu’un titulaire de téléphone doté de la fonction visio-conférence peut faire en détournant, évidemment, une pub Apple. Du grand art.

A l’Elysée jeudi midi

Voilà, de source officielle, ma liste de bloggeurs et entrepreneurs du net invités par le Chef de l’Etat pour évoquer les sujets du moment sur internet, de Wikileaks à la régulation en passant par la TVA à 5,5 % sans oublier le bilan d’Hadopi. Le Président veut faire un point sur les problématiques internet avant le G8. La question que je me pose c’est avec quel déguisement Maitre Eolas qui veut garder l’anonymat va se présenter rue du Faubourg Saint-Honoré. Avec un masque de Zorro ou une fasse barbe. Le suspens reste entier. Quant à Guy Birenbaum, c’est clair, il affabule pour faire son intéressant. Mais il affabule bien.

Autour de la table de ce premier déjeuner :

Jacques-Antoine Granjon

Xavier Niel

Daniel Marhely

Jean-Michel Planche

Nicolas Vanbremeersch

Eric Dupin

Jean-Baptiste Descroix-Vernier

Maitre Eolas

Ces sites qui vous crachent à la gueule quand vous dites au revoir

J’ai eu la mauvaise idée de commander des billets d’avion sur ce site. Non, pardon, en fait j’ai eu la mauvaise idée de les annuler pour des raisons professionnelles ultra justifiées et répertoriées dans les cas d’assurance annulation (asurance que j’ai bien sûr souscrite). L’annulation est bien sûr aussi difficile que la commande est facile. Et c’est le sujet de mon billet. Pour annuler, c’est auprès de l’assurance annulation qu’il faut se retourner. Alors, à l’attention des community mangers des compagnies aériennes du monde entier et des responsables de la relation client des services de ces compagnies ainsi qu’à ceux qui leur fabriquent des sites sympa côté pile et merdique côté face, je dédie les deux heures que je viens de consacrer à ce qui suit.

A.     Trouver le numéro du call center de la compagnie

B.     Attendre

C.     Expliquer

D.    Attendre le formulaire d’annulation

E.     Remplir le formulaire

F.     L’envoyer

G.     Ne pas recevoir d’AR

H.    Me tourner vers la compagnie d’assurance

I.      Lui téléphoner

J.      Attendre

K.    M’entendre dire que la déclaration du sinistre se fait sur le site

L.     Chercher la case sinistre sur le site

M.   Remplir le formulaire mal fait du site

N.    Constater ses incohérences

O.    Attendre un accuser de réception de ma déclaration

P.     Rappeler le call center de la compagnie aérienne pour vérifier que le premier formulaire a bien été reçu

Q.    Attendre

R.     Expliquer [...] Lire la suite

Paru dans l’Express la semaine dernière

En quinze jours la météorite Internet a percuté la Terre à deux reprises : à Saint-Germain-des-Prés d’abord puis en frappant toute la planète. Et du local au global, la technologie a traumatisé deux vieux métiers : l’édition et la diplomatie. Fin novembre, Florent Gallaire, blogueur, étudiant en droit et en informatique, met en ligne le livre de Michel Houellebecq La Carte et le territoire (Flammarion). Partant du principe que le roman intègre des bribes de notices tirées de Wikipédia, il estime possible et légal de partager le Goncourt sous licence Creative Commons. Evidemment, ni l’auteur ni sa maison d’édition ne sont de cet avis et, quelques jours et avertissements d’avocat plus tard, le blogueur, prudent, remballe son fichier – mais maintient son argumentation. La forteresse germanopratine tient encore, mais pour combien de temps ? Deuxième attaque de la météorite : Julian Assange, fondateur du site WikiLeaks, transmet à de grands journaux occidentaux une somme colossale de câbles diplomatiques qui disent tout haut ce que les ambassadeurs pensent tout bas. Le dialogue policé entre Etats n’est plus que « mensonges et hypocrisies » déballés au grand jour. Quant à Julian Assange, ce ne sont pas les avocats de Flammarion qui sont à ses trousses, mais des Etats décidés à neutraliser le pirate. A priori, ces deux histoires [...] Lire la suite

Ma chanson du dimanche ou Aubert mutualisé

Il y a des chansons qui marchent avec tout et notamment avec toute l’actualité. Ecoutez bien les paroles de Temps à nouveau de Jean-Louis Aubert, voilà un chant qui pourrait ouvrir n’importe quel meeting politique, droite comprise. Ecoutez le titre encore plus attentivement, et ce Temps à nouveau pourrait accompagner l’ère nouvelle que souhaitent ouvrir les supporters de Wikileaks : « Puisque les révolutions se font maintenant à la maison et que lorsque le monde implose, ce n’est qu’une nouvelle émission, émission »… Bref, voilà une chanson qui a tout pour plaire y compris à ceux qui ont envie de changer de vie, de tout changer ou de défendre une nouvelle utopie. Temps à nouveau est un véritable hymne du dimanche soir pour ceux à qui le lundi ne fait pas peur. Ils repartiront demain d’un bon pied ou entameront une marche de conquérant. En fait, Temps à nouveau, n’est pas une chanson du dimanche, c’est une chanson du début « Il est temps à nouveau de nous jeter à l’eau ». Et là, bien sûr, il  faut trouver  une date. Et c’est toujours pareil, l’eau est froide. Allez, je vous copie-colle les paroles…

Puisque les dauphins sont des rois
Tout seul le silence s’impose
Puisqu’il revient à qui de droit

De tenter les métamorphoses
Puisque les révolutions
Se font maintenant à la maison
Et que [...] Lire la suite

Pourquoi je crois en la résurrection

On m’apprend via Twitter la mort de Spider-Man. Evidemment je n’y crois pas, ou plutôt j’y crois plus fort encore. Où plutôt j’y crois comme la réhabilitation d’un rite maçonnique. En maçonnerie comme dans d’autres rituels, la métaphore de la mort et de la renaissance sont « partie intégrante » du processus initiatique. On meurt pour mieux renaître et surtout pour revenir meilleur. Je ne me désespère donc pas de la disparition de l’homme araignée dans le dernier opus de la série inventée par Stan Lee. Je me souviens également que dans le deuxième film de la série, Spider-Man semblait laissé pour mort pour mieux renaître. La vidéo ci-dessous s’inspire de la figure christique du héros pour montrer que nous sommes tous dépositaires de la vie et de la mort du martyr. Je vous recommande ainsi deux séquences de ces cascades métropolitaines dans New-York : il y a d’abord celle où le héros masqué empêche la chute de la rame de métro dans le fleuve. C’est les bras véritablement en croix qu’il évite la catastrophe et semble perdre la vie pour sauver son prochain. Il y a ensuite la scène, quelques instants plus tard, de sa renaissance. Cette renaissance Spider-Man la doit essentiellement aux croyants. Je veux dire aux fans qui sont [...] Lire la suite

Zizi the Kid

« Les monologues du zizi » Plus intime que l’intime, il y a la genèse de l’intime ; plus secret que « la première fois », il y a l’avant-première fois, le cheminement physio-psycho-socio mythologique vers la possibilité de la première fois. Bref, la préhistoire des histoires, la conquête des Gaules avant le règne de l’empereur Pubère, l’Odyssexe : autant dire la nuit des temps. David Abiker, chroniqueur à L’Express, a épanoui sa sexualité entre la fin de la télé noir et blanc et les débuts des jeux vidéo, à une époque où cela se faisait à la main – aujourd’hui, tous les parents le savent, l’apprentissage est virtuel. Pour Abiker, une étape importante de cette initiation advient sur une toile de Jouy, ce qui est assez logique. Dans Zizi the Kid, il raconte ce parcours du combattant qui mène de l’idée de sexe (ce pressentiment que les filles sont des garçons pas tout à fait comme les autres) à la réalité humide de la chose (cette certitude que les vrais soucis commencent). Psychanalyse sans divan, miroir où chacun peut scruter ses propres émois, l’ouvrage est aussi un pèleri-nage au pays de l’enfance, cette contrée où toute une génération a emprunté les mêmes autoroutes de l’imaginaire : Actarus aux commandes de Goldorak, les sveltes frites de la pub [...] Lire la suite

Disneyland

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C’est un recueil de nouvelles sponsorisées par Disneyland avec tout ce que cela comporte d’infamie et de soumission possible à la multinationale… J’y ai déposé un texte baptisé The Daddy Fantasy Tour et je suis bien heureux que Mickey ait joué au mécène car il se publie peu de recueils de nouvelles, surtout collectifs. J’ajoute que j’ai plus été corrigé dans toute ma carrière de pigiste que dans le texte livré à Flammarion. Comme quoi. Je suis très fier de ce texte qui va faire l’objet d’une adaptation en BD.

Dictionnaire posthume de la finance

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L’idée m’est venue dans un restaurant japonais, près de la Madeleine. Je discutais avec mon ami Raoul, spécialiste des marchés financiers. On est en plein krach, au mois de novembre 2008. C’est en l’écoutant que me vient le titre. C’est le titre qui me donne envie de l’écrire. D’abord avec Raoul, mais il ne peut pas. Ce sera donc Evariste Lefeuvre, économiste chez Natixis, qui le rédigera avec moi. Pas évident d’expliquer la subordination de dette avec la métaphore des Lasagnes mais on l’a fait. Il reste de cette expérience le livre mais également un blog collaboratif où de nombreux internautes et bloggeurs y sont allés de leur définition posthume. Juste une chose, on s’est planté, la finance n’est pas morte et les bonus aux dernières nouvelles se portent bien, merci.

Contes de la télé ordinaire

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C’est un livre paru en 2008 qui tourne la page de la télé et la fin d’Arrêt sur images sur France 5. Des chroniques principalement tirées de mon expérience dans cette émission et de mes observations devant, à côté ou derrière l’écran. J’y réécris aussi pas mal de billets de feu le BigBangBlog. Adieu la télé ! Vive le net, c’est un peu la conclusion de ce petit livre dont mon éditeur a trouvé le titre que j’adore, évidemment. Les amateurs du grand Charles Bukowski savent pourquoi.

Le Mur des lamentations, souffrez vous êtes filmés

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C’est la version poche du Mur des lamentations qui vient de sortir chez J’ai lu. Seul le sous-titre a changé et la couverture. Le contenu est identique. La couverture représente un Saint-Sébastien, figure emblématique de la victime, troué de flèches et décomposé en autant d’écrans de télévision. J’aime bien cette manière de résumer le bouquin.

Le Mur des lamentations, tous victimes…

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Au départ je voulais faire une pièce de théâtre. Des victimes de tout poil invitées d’une émission de télé voyeuriste y aurait discuté en pro de la victimisation. Finalement, j’ai eu un cancer qui m’a aidé à entrer dans la peau d’un personnage affreux. A l’arrivée, en 2006, il y a ce Mur de lamentation qui n’a rien à voir avec le vrai. Le Mur des lamentations, c’est d’abord un mur de télévisions où se bousculent les victimes à l’écran. On dit que le mot « victime » est aujourd’hui le mot numéro 1 de l’information. Je veux bien le croire.

Le Musée de l’homme en Folio

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C’est le même que le premier assorti d’un ou deux nouveaux chapitre. C’est surtout la couverture qui est drôle. je pense que beaucoup de type font cette tronche quand ils tiennent un aspirateur. On dirait une poule qui a trouvé un couteau. L’illustrateur de la collection de poche Galimard s’est amusé. Je suis sûr que j’ai vendu des Musée de l’homme rien que grâce à cette couverture qui dit tout et son contraire.

Le Musée de l’homme, le fabuleux déclin de l’empire masculin

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Mon premier livre. Il paraît en octobre 2005. Il est tiré de chroniques publiées dans le magazine Men’s Health et d’une série d’observations pas du tout scientifiques sur la gente féminine. Je me souviens de son lancement, au Musée de l’homme à Paris, dans une salle pleine où j’en lis des passages commentés de façon amusée par Zeeve Gourarier, directeur du Musée, à l’époque.