Archive mensuelle de mars 2009

Design et presse en ligne

Typo La presse en ligne est-elle jolie ? Lui demande-t-on d’ailleurs de l’être ? Avec la lecture des news sur écran, c’est tout un vocabulaire et un usage de la presse d’hier qui disparaît. Ce vocabulaire c’est celui de la presse papier et des métiers qui allaient avec : la presse, la typographie, la mise en page. On parlait de Une on parle de Home, on parlait de colonnes on ne parle plus que de textes, on causait de manchette ou parle bannière publicitaire. Il y avait des chapeaux, des encarts, des entrefilets… Il y avait des vendeurs à la criée « France Soir, on s’informe on l’achète ! ». Le volume de texte a diminué et la typographie ne joue plus le rôle d’autrefois, à part l’Arial et le Times, on n’a plus vraiment le choix. La place de la photo n’est plus la même supplantée par celle de la vidéo. Une question se pose de savoir si l’esthétique, le graphisme, bref, l’apparence des sites d’info peuvent permettre de valoriser le modèle économique de la presse en ligne. Le modèle blog de mise en page des news online est-il une fatalité ? Je n’en ai pas la moindre idée. Peter Gabor estime qu’au contraire de la [...] Lire la suite

Pire que Benoît XVI, Obama et la Société Générale…

Pepere Cet après-midi j’ai été odieux. Je suis allé dans un jardin public, j’ai donné l’heure à tout le monde avec ma Rolex, ensuite j’ai ouvert mon imperméable et montré mes stocks options. Une mère de famille scandalisée m’a lancé horrifiée « Mais vous ne portez pas de préservatif sur vos stocks ! ».  J’ai répondu « Ca sert à rien, c’est pour les handicapés ». Je me suis fait lyncher.

J’ai adoré ça.

Evian 2018, Annecy source naturelle de jeunesse ?

Logoneveu Mon camarade Pierre Neveux présentateur de France Info à la mi-journée à un œil de lynx et une pensée un peu tordue mais… Il me signale des analogies entre le logo d’Annecy pour sa candidature aux JO de 2018 et celui de la marque Evian. Il est vrai que placés côte-à-côte, les deux logos présentent des similitudes un peu comme un tee-shirt Lacoste et sa contrefaçon chinoise. Tout cela est-il fortuit ou les organisateurs et sponsors ont-ils voulu capitaliser sur l’image de marque mondiale du vendeur d’eau minérale. Jetons un œil au comité de soutien à la candidature d’Annecy… La réponse est peut-être dans la liste…des ambassadeurs ou dans celle des entreprises supportrices Subliminal non ?

Voilà, maintenant c’est au point, bonne visite…

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La Princesse de Clèves, les résistants de salon, Sarkozy et…les Héritiers

Badge

La princesse de Clèves qui a donné son nom au livre de Madame de Lafayette aura été la vraie star du salon du livre loin devant les auteurs mexicains et pour cause, le MOTIF en a fait un badge distribué le soir de l’inauguration, un badge sur lequel on peut lire cette affirmation inscrite en lettres blanches sur fond bleu roi : "Je lis la princesse de Clèves". Mieux, le badge en question a fait l’objet d’une vidéo sur internet…où les résistants de salon se font des émotions en entrant en dissidence.

Mais pourquoi lire ou relire la princesse de Clèves est-il devenu pour certains gens de culture une façon de prendre le maquis ? Tout simplement parce qu’en décembre 2006, le candidat Sarkozy avait en substance expliqué que mettre la Princesse de Clèves au programme d’un concours de recrutement de la fonction publique était le fait d’un "imbécile ou d’un sadique". Depuis cette déclaration, le roman est devenu l'étendard de ceux qui pensent que la culture générale a sa [...] Lire la suite

D’ici 2015 tous au salon du livre…électronique

Bookeen1 Cette année le salon du livre pour moi c’était sans livre(s) mais avec deux rendez-vous amusants. D’abord une conférence vendredi avec Livres Hebdo et Daniel Garcia avec cette question : Facebook va-t-il manger l’autofiction autrement dit si tout le monde se met à raconter sa vie sur un blog ou sur un réseau social, quid des Christine Angot et autres adeptes de ce genre littéraire. Je n’ai pas de réponse. Je crois seulement, et pourtant je ne suis pas fan de Christine Angot, que la consignation de ses faits et gestes sur Facebook ne fait pas un livre pour autant. Même Madame Angot est obligée de reconstruire l’instant, de le repenser, de le réinventer pour se raconter. L’ami de Facebook, lui, ne construit pas, il tient au mieux un journal bric-à-brac avec des photos, des rendez-vous et des envies de manger du chocolat. Deuxième rendez-vous Parlons Net enregistré au salon du livre, samedi après-midi. Invités, deux crocodiles du circuit littéraire, Eric Naulleau et Gilles Cohen-Solal. Je rends un hommage appuyé à Laurence Bavia de Buzz Littéraire, à Michel Eltchianinoff de Philosophie Magazine et Michaël Dahan de Bookeen qui ne se sont pas laissés démonter par la voracité des deux bouffeurs de micro. Mais [...] Lire la suite

Je ne suis pas mort…

Dico C’est vrai un mois c’est trop long pour moi aussi. Tu me manques… Mais j’ai une excuse, ci-contre que je vous livre en exclusivité mondiale. C’est principalement ça et Zizi…qui m’ont empêché d’être ici présent et actif. Je serai en revanche présent au salon du livre demain 13 mars pour un débat sur Facebook et l’autofiction animé par Daniel Garcia. C’est à 15 heures. Le lendemain 14 mars à 15 heures, vous êtes tous invités à venir assister (debout) à l’enregistrement de Parlons Net avec Eric Naulleau de chez Ruquier et de chez ASI (si si), Hubert Artus de chez LCI et Rue89, Gilles Cohen-Solal des Editions Héloïse D’Ormesson, Alexandra Galakof du Buzz littéraire et de l’Express livre et moi-même sur le thème des relations entre internet, l’édition et la littérature. La semaine suivante, je signerai des livres au salon du livre de Montargis d’abord dans un café littéraire le 20 mars au soir et ensuite pendant le salon le lendemain (je sais pas encore où exactement). Le 22 mars j’animerai le salon du livre d’Asnières-sur-Seine. Il a fallu préparer tout ça, ce qui explique aussi mon absence. [...] Lire la suite

Pourquoi je crois en la résurrection

On m’apprend via Twitter la mort de Spider-Man. Evidemment je n’y crois pas, ou plutôt j’y crois plus fort encore. Où plutôt j’y crois comme la réhabilitation d’un rite maçonnique. En maçonnerie comme dans d’autres rituels, la métaphore de la mort et de la renaissance sont « partie intégrante » du processus initiatique. On meurt pour mieux renaître et surtout pour revenir meilleur. Je ne me désespère donc pas de la disparition de l’homme araignée dans le dernier opus de la série inventée par Stan Lee. Je me souviens également que dans le deuxième film de la série, Spider-Man semblait laissé pour mort pour mieux renaître. La vidéo ci-dessous s’inspire de la figure christique du héros pour montrer que nous sommes tous dépositaires de la vie et de la mort du martyr. Je vous recommande ainsi deux séquences de ces cascades métropolitaines dans New-York : il y a d’abord celle où le héros masqué empêche la chute de la rame de métro dans le fleuve. C’est les bras véritablement en croix qu’il évite la catastrophe et semble perdre la vie pour sauver son prochain. Il y a ensuite la scène, quelques instants plus tard, de sa renaissance. Cette renaissance Spider-Man la doit essentiellement aux croyants. Je veux dire aux fans qui sont [...] Lire la suite

Zizi the Kid

« Les monologues du zizi » Plus intime que l’intime, il y a la genèse de l’intime ; plus secret que « la première fois », il y a l’avant-première fois, le cheminement physio-psycho-socio mythologique vers la possibilité de la première fois. Bref, la préhistoire des histoires, la conquête des Gaules avant le règne de l’empereur Pubère, l’Odyssexe : autant dire la nuit des temps. David Abiker, chroniqueur à L’Express, a épanoui sa sexualité entre la fin de la télé noir et blanc et les débuts des jeux vidéo, à une époque où cela se faisait à la main – aujourd’hui, tous les parents le savent, l’apprentissage est virtuel. Pour Abiker, une étape importante de cette initiation advient sur une toile de Jouy, ce qui est assez logique. Dans Zizi the Kid, il raconte ce parcours du combattant qui mène de l’idée de sexe (ce pressentiment que les filles sont des garçons pas tout à fait comme les autres) à la réalité humide de la chose (cette certitude que les vrais soucis commencent). Psychanalyse sans divan, miroir où chacun peut scruter ses propres émois, l’ouvrage est aussi un pèleri-nage au pays de l’enfance, cette contrée où toute une génération a emprunté les mêmes autoroutes de l’imaginaire : Actarus aux commandes de Goldorak, les sveltes frites de la pub [...] Lire la suite

Disneyland

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C’est un recueil de nouvelles sponsorisées par Disneyland avec tout ce que cela comporte d’infamie et de soumission possible à la multinationale… J’y ai déposé un texte baptisé The Daddy Fantasy Tour et je suis bien heureux que Mickey ait joué au mécène car il se publie peu de recueils de nouvelles, surtout collectifs. J’ajoute que j’ai plus été corrigé dans toute ma carrière de pigiste que dans le texte livré à Flammarion. Comme quoi. Je suis très fier de ce texte qui va faire l’objet d’une adaptation en BD.

Dictionnaire posthume de la finance

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L’idée m’est venue dans un restaurant japonais, près de la Madeleine. Je discutais avec mon ami Raoul, spécialiste des marchés financiers. On est en plein krach, au mois de novembre 2008. C’est en l’écoutant que me vient le titre. C’est le titre qui me donne envie de l’écrire. D’abord avec Raoul, mais il ne peut pas. Ce sera donc Evariste Lefeuvre, économiste chez Natixis, qui le rédigera avec moi. Pas évident d’expliquer la subordination de dette avec la métaphore des Lasagnes mais on l’a fait. Il reste de cette expérience le livre mais également un blog collaboratif où de nombreux internautes et bloggeurs y sont allés de leur définition posthume. Juste une chose, on s’est planté, la finance n’est pas morte et les bonus aux dernières nouvelles se portent bien, merci.

Contes de la télé ordinaire

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C’est un livre paru en 2008 qui tourne la page de la télé et la fin d’Arrêt sur images sur France 5. Des chroniques principalement tirées de mon expérience dans cette émission et de mes observations devant, à côté ou derrière l’écran. J’y réécris aussi pas mal de billets de feu le BigBangBlog. Adieu la télé ! Vive le net, c’est un peu la conclusion de ce petit livre dont mon éditeur a trouvé le titre que j’adore, évidemment. Les amateurs du grand Charles Bukowski savent pourquoi.

Le Mur des lamentations, souffrez vous êtes filmés

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C’est la version poche du Mur des lamentations qui vient de sortir chez J’ai lu. Seul le sous-titre a changé et la couverture. Le contenu est identique. La couverture représente un Saint-Sébastien, figure emblématique de la victime, troué de flèches et décomposé en autant d’écrans de télévision. J’aime bien cette manière de résumer le bouquin.

Le Mur des lamentations, tous victimes…

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Au départ je voulais faire une pièce de théâtre. Des victimes de tout poil invitées d’une émission de télé voyeuriste y aurait discuté en pro de la victimisation. Finalement, j’ai eu un cancer qui m’a aidé à entrer dans la peau d’un personnage affreux. A l’arrivée, en 2006, il y a ce Mur de lamentation qui n’a rien à voir avec le vrai. Le Mur des lamentations, c’est d’abord un mur de télévisions où se bousculent les victimes à l’écran. On dit que le mot « victime » est aujourd’hui le mot numéro 1 de l’information. Je veux bien le croire.

Le Musée de l’homme en Folio

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C’est le même que le premier assorti d’un ou deux nouveaux chapitre. C’est surtout la couverture qui est drôle. je pense que beaucoup de type font cette tronche quand ils tiennent un aspirateur. On dirait une poule qui a trouvé un couteau. L’illustrateur de la collection de poche Galimard s’est amusé. Je suis sûr que j’ai vendu des Musée de l’homme rien que grâce à cette couverture qui dit tout et son contraire.

Le Musée de l’homme, le fabuleux déclin de l’empire masculin

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Mon premier livre. Il paraît en octobre 2005. Il est tiré de chroniques publiées dans le magazine Men’s Health et d’une série d’observations pas du tout scientifiques sur la gente féminine. Je me souviens de son lancement, au Musée de l’homme à Paris, dans une salle pleine où j’en lis des passages commentés de façon amusée par Zeeve Gourarier, directeur du Musée, à l’époque.