Archive mensuelle de janvier 2009

Envoyé de mon iPhone

Facebooker est-il tromper ? Faut-il créer une fonction meurtre dans Facebook ?

Jugement en Angleterre. Un type est condamné à perpet’ pour avoir tué son ex. Elle s’était déclarée célibataire dans Facebook après leur rupture et il n’avait pas vraiment aimé.

 

Je me demande si on ne devrait pas offrir dans Facebook une fonction qui permettrait d’assassiner un membre du réseau social. Je veux dire détruire son profil. Les amis seraient prévenus de la sorte « Tartempion vient d’assassiner votre ami Clémentine ». Cette fonctionnalité serait un exutoire intéressant. Il faudrait prévoir des règles. Par exemple le "Facebook Murder" serait puni par l’exclusion à vie de Facebook. Quant à la victime, elle pourrait renaître après un certain délai. Autoriser le meurtre dans Facebook, éviterait peut-être à certains le passage à l’acte dans le monde réel. Dans le Vendredi de Tournier, Robinson et Vendredi construisent des figures de sable à leur image. Lorsqu'ils se fâchent, au lieu de se battre, ils fracassent les statues qu'ils ont modelées sur la plage.

 

Mais revenons à ce crime passionnel en Angleterre, Facebooker est-ce [...] Lire la suite

Parlons Net où je m’aperçois que Mariton a du mal à définir le Villepinisme et que la campagne d’Obama a d’abord été du porte-à -porte !

Quelques petites choses du week-end. Deux rencontres. Celle d’Hervé Mariton personnage assez atypique dans le paysage parlementaire. Il cite Shakespeare avec un accent anglais parfait pour décrire le théâtre de l’Assemblée Nationale et aligne quelques vacheries sur Sarkozy. Si certains ont du mal à définir le web2, il est plus lent pour expliquer ce qu’est le Vilpinisme1 ou 2… Il faut regarder l'émission et voir qu'en définissant le Villepinisme, il peine un peu… Optimisme, union, etc. On dirait Hamon et Lefevre en train de définir le Web2. Et puis, dans un off, il évoque une affinité inattendue avec Israël sans aller jusqu’à une confession c’est un passage intéressant et tout en nuances. Sinon Benoît Thieulin ancien conseiller de Ségolène Royal pour sa cybercampagne, je l’avais rencontré une fois pour Arrêt sur images. Le voilà qui rentre des Etats-Unis et qui décrypte, avec le rendu de la mission Terra Nova, la campagne d’Obama qui est d’abord, une campagne de terrain où Internet sert avant tout à booster le porte-à-porte. Tant de technologie pour en arriver là…

Le maffieux à l’écran, une histoire express

Mafiosa_poster Souvent, j'illustre l’évolution de la famille grâce à la télé. 1980 Dallas. Une famille, une terre, un métier, des mecs qui font la loi. 2000 Friends. Pas de métier, pas de terre mais un immeuble et une vraie confusion des genres et des identités. C’est le changement. C’est encore plus frappant dans la façon de montrer le système maffieux à l’écran. Les parrains ne sont plus ce qu’ils étaient. J’ai connu les parrains grâce à Coppola, De Niro et Marlon Brando. A l’époque, ils contrôlaient parfaitement leur système clanique et patriarcal. Ils jouaient, buvaient, tuaient et n’hésitaient pas à filer des tartes à leurs compagnes. C’était dans le cinéma des années 70. Ca a duré jusqu’au Parrain 3 et après les affaires se sont gâtées. Dans les Affranchis, les mafieux, Ray Liotta en tête, se sont mis à faire des affaires avec leur femme, à travailler en couple. C’est l’éclatement progressif du clan. Pire, au lieu de s’en tenir à l’alcool, aux filles et au braquage, ils tombent dans la dope. Plus aucun sens de l’honneur. Tout ça pour se mettre à table et dénoncer leurs copains quand ils se font pincer. Dans les Sopranos, c’est la crise, le déclin est consommé. Le maffieux est [...] Lire la suite

Obama ou le culte interactif

Obama Le Monde d’hier détaille par le menu l’impressionnant dispositif de cyber-communication déployé pour la prestation de serment de Barak Obama. Les vidéos du mégaconcert d’hier sont sur Youtube dans une chaîne dédiée, on peut recevoir par SMS les alertes Obama en composant Open sur le 56 333. Deux sites sont ouverts rien que pour l’événement pic2009.org et govgab.gov. On peut aussi Twitter (Tu twittes, je twitte, nous Twittons à Saint-Tropez) via des minimessages ses impressions sur la grand-messe américaine qui se déroule actuelle à Washington et poster sur Flickr. Facebook est même partenaire de CNN sur la cérémonie. On y échappera pas. Autrefois, on appelait cela de la propagande, cette façon de glisser l’image et la parole de l’homme providentiel par tous les interstices de l’espace public. Cette image et cette parole se glissent aujourd’hui par tous les interstices de la vie privée (téléphones, messageries, écrans, photos personnelles). Ce n’est plus de la propagande puisque nous avons glissé vers le territoire de la gentillesse et du bien universel. On parlera donc de communication interactive.  

Sarko comme 3 pommes

Rapporté par une amie. Sa fille devant la télé, 20 h et des brouettes, France 2, cette semaine.

« C’est pas les infos ! Y’a pas Sarko ! »

Ces bougies aux lueurs sélectives

Je suis dans la salle des fêtes d'une synagogue. On m'y invite pour une conférence qui n'a rien à voir avec les médias, Israël ou autre chose, encore moins avec la religion. Rien à voir. Avant la conférence, on convie le rabin. Et le rabin dit une prière et allume une bougie. Stupeur pour moi qui ne vais jamais dans les lieux de culte et qui n'ai pas de religion. La prière est dite pour les soldats israëliens. Personne ne bronche, c'est naturel on dirait. La bougie est allumée pour eux. Ca n'est pourtant pas grand chose de prier pour les morts de tout bord sans se préoccuper de leur couleur, de leur origine et de leur religion. Mais non, la bougie se consume pour les soldats d'un camp durant une minute de silence qui me paraît bien longue. Après la guerre de 1870, quand la France a perdu l'Alsace et la Lorraine, certains prêtres priaient pour qu'on nous rende "l'Alsace-Lorraine". Il me semble moi qu'on doit rendre à Dieu ce qui lui appartient (nos âmes et notre spiritualité) et à César ce qui lui revient, je veux parler ici de l'actualité.  

Pourquoi je crois en la résurrection

On m’apprend via Twitter la mort de Spider-Man. Evidemment je n’y crois pas, ou plutôt j’y crois plus fort encore. Où plutôt j’y crois comme la réhabilitation d’un rite maçonnique. En maçonnerie comme dans d’autres rituels, la métaphore de la mort et de la renaissance sont « partie intégrante » du processus initiatique. On meurt pour mieux renaître et surtout pour revenir meilleur. Je ne me désespère donc pas de la disparition de l’homme araignée dans le dernier opus de la série inventée par Stan Lee. Je me souviens également que dans le deuxième film de la série, Spider-Man semblait laissé pour mort pour mieux renaître. La vidéo ci-dessous s’inspire de la figure christique du héros pour montrer que nous sommes tous dépositaires de la vie et de la mort du martyr. Je vous recommande ainsi deux séquences de ces cascades métropolitaines dans New-York : il y a d’abord celle où le héros masqué empêche la chute de la rame de métro dans le fleuve. C’est les bras véritablement en croix qu’il évite la catastrophe et semble perdre la vie pour sauver son prochain. Il y a ensuite la scène, quelques instants plus tard, de sa renaissance. Cette renaissance Spider-Man la doit essentiellement aux croyants. Je veux dire aux fans qui sont [...] Lire la suite

Zizi the Kid

« Les monologues du zizi » Plus intime que l’intime, il y a la genèse de l’intime ; plus secret que « la première fois », il y a l’avant-première fois, le cheminement physio-psycho-socio mythologique vers la possibilité de la première fois. Bref, la préhistoire des histoires, la conquête des Gaules avant le règne de l’empereur Pubère, l’Odyssexe : autant dire la nuit des temps. David Abiker, chroniqueur à L’Express, a épanoui sa sexualité entre la fin de la télé noir et blanc et les débuts des jeux vidéo, à une époque où cela se faisait à la main – aujourd’hui, tous les parents le savent, l’apprentissage est virtuel. Pour Abiker, une étape importante de cette initiation advient sur une toile de Jouy, ce qui est assez logique. Dans Zizi the Kid, il raconte ce parcours du combattant qui mène de l’idée de sexe (ce pressentiment que les filles sont des garçons pas tout à fait comme les autres) à la réalité humide de la chose (cette certitude que les vrais soucis commencent). Psychanalyse sans divan, miroir où chacun peut scruter ses propres émois, l’ouvrage est aussi un pèleri-nage au pays de l’enfance, cette contrée où toute une génération a emprunté les mêmes autoroutes de l’imaginaire : Actarus aux commandes de Goldorak, les sveltes frites de la pub [...] Lire la suite

Disneyland

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C’est un recueil de nouvelles sponsorisées par Disneyland avec tout ce que cela comporte d’infamie et de soumission possible à la multinationale… J’y ai déposé un texte baptisé The Daddy Fantasy Tour et je suis bien heureux que Mickey ait joué au mécène car il se publie peu de recueils de nouvelles, surtout collectifs. J’ajoute que j’ai plus été corrigé dans toute ma carrière de pigiste que dans le texte livré à Flammarion. Comme quoi. Je suis très fier de ce texte qui va faire l’objet d’une adaptation en BD.

Dictionnaire posthume de la finance

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L’idée m’est venue dans un restaurant japonais, près de la Madeleine. Je discutais avec mon ami Raoul, spécialiste des marchés financiers. On est en plein krach, au mois de novembre 2008. C’est en l’écoutant que me vient le titre. C’est le titre qui me donne envie de l’écrire. D’abord avec Raoul, mais il ne peut pas. Ce sera donc Evariste Lefeuvre, économiste chez Natixis, qui le rédigera avec moi. Pas évident d’expliquer la subordination de dette avec la métaphore des Lasagnes mais on l’a fait. Il reste de cette expérience le livre mais également un blog collaboratif où de nombreux internautes et bloggeurs y sont allés de leur définition posthume. Juste une chose, on s’est planté, la finance n’est pas morte et les bonus aux dernières nouvelles se portent bien, merci.

Contes de la télé ordinaire

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C’est un livre paru en 2008 qui tourne la page de la télé et la fin d’Arrêt sur images sur France 5. Des chroniques principalement tirées de mon expérience dans cette émission et de mes observations devant, à côté ou derrière l’écran. J’y réécris aussi pas mal de billets de feu le BigBangBlog. Adieu la télé ! Vive le net, c’est un peu la conclusion de ce petit livre dont mon éditeur a trouvé le titre que j’adore, évidemment. Les amateurs du grand Charles Bukowski savent pourquoi.

Le Mur des lamentations, souffrez vous êtes filmés

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C’est la version poche du Mur des lamentations qui vient de sortir chez J’ai lu. Seul le sous-titre a changé et la couverture. Le contenu est identique. La couverture représente un Saint-Sébastien, figure emblématique de la victime, troué de flèches et décomposé en autant d’écrans de télévision. J’aime bien cette manière de résumer le bouquin.

Le Mur des lamentations, tous victimes…

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Au départ je voulais faire une pièce de théâtre. Des victimes de tout poil invitées d’une émission de télé voyeuriste y aurait discuté en pro de la victimisation. Finalement, j’ai eu un cancer qui m’a aidé à entrer dans la peau d’un personnage affreux. A l’arrivée, en 2006, il y a ce Mur de lamentation qui n’a rien à voir avec le vrai. Le Mur des lamentations, c’est d’abord un mur de télévisions où se bousculent les victimes à l’écran. On dit que le mot « victime » est aujourd’hui le mot numéro 1 de l’information. Je veux bien le croire.

Le Musée de l’homme en Folio

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C’est le même que le premier assorti d’un ou deux nouveaux chapitre. C’est surtout la couverture qui est drôle. je pense que beaucoup de type font cette tronche quand ils tiennent un aspirateur. On dirait une poule qui a trouvé un couteau. L’illustrateur de la collection de poche Galimard s’est amusé. Je suis sûr que j’ai vendu des Musée de l’homme rien que grâce à cette couverture qui dit tout et son contraire.

Le Musée de l’homme, le fabuleux déclin de l’empire masculin

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Mon premier livre. Il paraît en octobre 2005. Il est tiré de chroniques publiées dans le magazine Men’s Health et d’une série d’observations pas du tout scientifiques sur la gente féminine. Je me souviens de son lancement, au Musée de l’homme à Paris, dans une salle pleine où j’en lis des passages commentés de façon amusée par Zeeve Gourarier, directeur du Musée, à l’époque.