Archive mensuelle de mars 2008

Si vous voulez du sexe, de la liberté, des pavés, de la drogue, du bordel, des peoples et de la musique, c’est ici

J’ai oublié de vous parler de mes chouchous… Mes chouchous sont les Héritiers et tiennent le blog qui montent en ce moment dans la galaxie post-soixante-huitarde. Ca s’appelle l’héritage de mai 68. Les Héritiers forment une dizaine d’étudiants qui alimentent un blog qui revisite l’héritage de mai 68. Au programme de l’Héritage, ils s’intéressent aux Etoiles de mai bien sûr, mais aussi aux Anonymes, ceux qui ont également fait mai 68. Ils explorent également le hit parade musical des années soixante dans la rubrique 68 Tours. Ils ont chiné en explorant depuis l’origine à nos jours la tenue du CRS. Evidemment, ils jouissent sans entraves avec une rubrique sensuelle dédiée à l’héritage sexuel de mai 68. Dans Elections pièges à cons ils se sont demandés par exemple si Nicolas Sarkozy était un hippie refoulé. Ils lisent aussi et se farcissent des pavés dont ils font la critique littéraire. Côté business, ils enquêtent également sur l’héritage du mouvement dans l’entreprise et l’économie. Et comme ils ont aussi le souci de l’histoire, ils rédigent des papiers d’époque comme s’ils avaient été journalistes en 68 ou comme si 68 c’était aujourd’hui.

Mais la grande enquête que je leur ai demandée n’est pas encore écrite. Elle doit répondre à la question suivante : le web est-il soixante-huitard ? Si vous voulez les aider, réagir [...] Lire la suite

Les Contes en tournée de printemps

A Paris 8e : Le 27 mars, de 12 h 15 à 14 h 15, je dédicacerai les Contes de la télé ordinaire au Drugstore Publicis, 133 avenue des Champs Elysées, Paris 8e. A Nancy : Le 4 avril à 17 h 30, je serai à la Fnac de Nancy pour une rencontre autour des Contes de la télé ordinaire. A Metz : Le 5 avril à 15 je serai à la Fnac de Metz pour une rencontre autour des Contes de la télé ordinaire. A Paris 7e : Le 10 avril au soir, une rencontre dédicace chez les Ouvriers du Paradis (sur invitation). A Montaigu : Du 11 au 13 avril je participerai au Printemps du livre de Montaigu. A Romans : Du 18 au 20 avril, je participerai au Festival de Roman, avec sans doute une dédicace le samedi 19.

Et toi ton actu, c’est quoi ?

L’autre soir, un ami de Clermont-Ferrand est venu dîner à la maison. Alors que nous prenions l’apéritif et qu’il sirotait un whisky, je lui dis : «Alors, c’est quoi ton actu ?» «Mon quoi ?», il répond comme si je parlais patois. «Qu’est-ce que tu deviens», j’ai traduit. «Aaaah, tu veux dire quoi de neuf dans ma vie ?» «C’est ça, t’as compris !» Il m’a semblé un peu troublé et c’est là que j’ai compris que les Français ont une vie quotidienne quand le Parisien a une actu. Quand je dis une actu, je veux dire par exemple qu’en ce moment, une agence de voyages fait visiter les lieux people de la capitale aux touristes, que nous allons élire un nouveau maire ou que le Président est allé chez Caria dans le 16e pour fêter son anniversaire. Une actu quoi. A part ça, ma vie ou celle de mon pote de Clermont, c’est la même. Malgré tout, j’ai voulu faire le malin, alors j’ai dit «Tiens regarde, toute mon actu à moi tient là-dedans», et j’ai sorti mon nouveau téléphone-agenda MP3 tactile design dans lequel j’ai même pas trois rendez-vous. Tu parles d’une actu ! Il était scotché. Il a pris un air important pour riposter. «Moi aussi, j’ai une actu. Avec Bérangère nous venons d’avoir un petit William.» Il fanfaronnait le Clermontois. Alors un poil condescendant, j’ai lâché [...] Lire la suite

Pourquoi je crois en la résurrection

On m’apprend via Twitter la mort de Spider-Man. Evidemment je n’y crois pas, ou plutôt j’y crois plus fort encore. Où plutôt j’y crois comme la réhabilitation d’un rite maçonnique. En maçonnerie comme dans d’autres rituels, la métaphore de la mort et de la renaissance sont « partie intégrante » du processus initiatique. On meurt pour mieux renaître et surtout pour revenir meilleur. Je ne me désespère donc pas de la disparition de l’homme araignée dans le dernier opus de la série inventée par Stan Lee. Je me souviens également que dans le deuxième film de la série, Spider-Man semblait laissé pour mort pour mieux renaître. La vidéo ci-dessous s’inspire de la figure christique du héros pour montrer que nous sommes tous dépositaires de la vie et de la mort du martyr. Je vous recommande ainsi deux séquences de ces cascades métropolitaines dans New-York : il y a d’abord celle où le héros masqué empêche la chute de la rame de métro dans le fleuve. C’est les bras véritablement en croix qu’il évite la catastrophe et semble perdre la vie pour sauver son prochain. Il y a ensuite la scène, quelques instants plus tard, de sa renaissance. Cette renaissance Spider-Man la doit essentiellement aux croyants. Je veux dire aux fans qui sont [...] Lire la suite

Zizi the Kid

« Les monologues du zizi » Plus intime que l’intime, il y a la genèse de l’intime ; plus secret que « la première fois », il y a l’avant-première fois, le cheminement physio-psycho-socio mythologique vers la possibilité de la première fois. Bref, la préhistoire des histoires, la conquête des Gaules avant le règne de l’empereur Pubère, l’Odyssexe : autant dire la nuit des temps. David Abiker, chroniqueur à L’Express, a épanoui sa sexualité entre la fin de la télé noir et blanc et les débuts des jeux vidéo, à une époque où cela se faisait à la main – aujourd’hui, tous les parents le savent, l’apprentissage est virtuel. Pour Abiker, une étape importante de cette initiation advient sur une toile de Jouy, ce qui est assez logique. Dans Zizi the Kid, il raconte ce parcours du combattant qui mène de l’idée de sexe (ce pressentiment que les filles sont des garçons pas tout à fait comme les autres) à la réalité humide de la chose (cette certitude que les vrais soucis commencent). Psychanalyse sans divan, miroir où chacun peut scruter ses propres émois, l’ouvrage est aussi un pèleri-nage au pays de l’enfance, cette contrée où toute une génération a emprunté les mêmes autoroutes de l’imaginaire : Actarus aux commandes de Goldorak, les sveltes frites de la pub [...] Lire la suite

Disneyland

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C’est un recueil de nouvelles sponsorisées par Disneyland avec tout ce que cela comporte d’infamie et de soumission possible à la multinationale… J’y ai déposé un texte baptisé The Daddy Fantasy Tour et je suis bien heureux que Mickey ait joué au mécène car il se publie peu de recueils de nouvelles, surtout collectifs. J’ajoute que j’ai plus été corrigé dans toute ma carrière de pigiste que dans le texte livré à Flammarion. Comme quoi. Je suis très fier de ce texte qui va faire l’objet d’une adaptation en BD.

Dictionnaire posthume de la finance

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L’idée m’est venue dans un restaurant japonais, près de la Madeleine. Je discutais avec mon ami Raoul, spécialiste des marchés financiers. On est en plein krach, au mois de novembre 2008. C’est en l’écoutant que me vient le titre. C’est le titre qui me donne envie de l’écrire. D’abord avec Raoul, mais il ne peut pas. Ce sera donc Evariste Lefeuvre, économiste chez Natixis, qui le rédigera avec moi. Pas évident d’expliquer la subordination de dette avec la métaphore des Lasagnes mais on l’a fait. Il reste de cette expérience le livre mais également un blog collaboratif où de nombreux internautes et bloggeurs y sont allés de leur définition posthume. Juste une chose, on s’est planté, la finance n’est pas morte et les bonus aux dernières nouvelles se portent bien, merci.

Contes de la télé ordinaire

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C’est un livre paru en 2008 qui tourne la page de la télé et la fin d’Arrêt sur images sur France 5. Des chroniques principalement tirées de mon expérience dans cette émission et de mes observations devant, à côté ou derrière l’écran. J’y réécris aussi pas mal de billets de feu le BigBangBlog. Adieu la télé ! Vive le net, c’est un peu la conclusion de ce petit livre dont mon éditeur a trouvé le titre que j’adore, évidemment. Les amateurs du grand Charles Bukowski savent pourquoi.

Le Mur des lamentations, souffrez vous êtes filmés

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C’est la version poche du Mur des lamentations qui vient de sortir chez J’ai lu. Seul le sous-titre a changé et la couverture. Le contenu est identique. La couverture représente un Saint-Sébastien, figure emblématique de la victime, troué de flèches et décomposé en autant d’écrans de télévision. J’aime bien cette manière de résumer le bouquin.

Le Mur des lamentations, tous victimes…

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Au départ je voulais faire une pièce de théâtre. Des victimes de tout poil invitées d’une émission de télé voyeuriste y aurait discuté en pro de la victimisation. Finalement, j’ai eu un cancer qui m’a aidé à entrer dans la peau d’un personnage affreux. A l’arrivée, en 2006, il y a ce Mur de lamentation qui n’a rien à voir avec le vrai. Le Mur des lamentations, c’est d’abord un mur de télévisions où se bousculent les victimes à l’écran. On dit que le mot « victime » est aujourd’hui le mot numéro 1 de l’information. Je veux bien le croire.

Le Musée de l’homme en Folio

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C’est le même que le premier assorti d’un ou deux nouveaux chapitre. C’est surtout la couverture qui est drôle. je pense que beaucoup de type font cette tronche quand ils tiennent un aspirateur. On dirait une poule qui a trouvé un couteau. L’illustrateur de la collection de poche Galimard s’est amusé. Je suis sûr que j’ai vendu des Musée de l’homme rien que grâce à cette couverture qui dit tout et son contraire.

Le Musée de l’homme, le fabuleux déclin de l’empire masculin

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Mon premier livre. Il paraît en octobre 2005. Il est tiré de chroniques publiées dans le magazine Men’s Health et d’une série d’observations pas du tout scientifiques sur la gente féminine. Je me souviens de son lancement, au Musée de l’homme à Paris, dans une salle pleine où j’en lis des passages commentés de façon amusée par Zeeve Gourarier, directeur du Musée, à l’époque.