L’Observatoire pour l’égalité a lancé la semaine dernière une campagne choc pour sensibiliser l’opinion aux progrès qui restent à faire en matière d’égalité homme-femme. Bien entendu la campagne est excellente, encensée, décalée, super et va challenger les candidats à l’élection présidentielle… Et après ? Jamais on a autant parlé d’égalité, autant causé parité, tenu colloque, manifesté même, et jamais on a autant pédalé dans la choucroute. Y’a qu’à ! En décembre, la commission sur l’image des femmes dans les médias rendait un rapport qui pointait « Le décalage entre les représentations stéréotypées des femmes et la réalité de leurs rôles dans la société ». Le rapport dit chaque année la même chose. Chaque semaine, une initiative pleine de bonne volonté interpelle l’opinion. Faut’qu’on ! Dans les médias, surgissent alors les débats pleins de bonne volonté, l’occasion de convier un peu plus de femmes que d’habitude. On tape du point sur la table, on donne des chiffres, on se lamente sur les écarts de salaire, on félicite les associations et zou, rendez-vous le 8 mars. Et puis ? Rien ou presque. En réalité, le seul espace où la parité se fait, c’est paradoxalement Internet, lieu de tous les vices, de toutes les insultes, de toutes les dérives modernes. Internet ! Où le cul, la violence et le [...] Lire la suite
Discours d'Hubert Védrine à Jarnac par PartiSocialiste
C’est curieux comme la parole se perd là où elle devrait être recueillie. Curieux comme l’arbre cache toujours la forêt. C’était ce week-end. Alors que tous se ruaient vers la Hollande, alors que tous analysaient l’hommage, le mimétisme entre le candidat et François Mitterrand jusque dans la tenue, la mise et les attitudes, le PS avait la bonne idée de filmer le discours d’Hubert Védrine, écharpe rouge autour du cou. Un bel exercice d’analyse pour l’ancien ministre des affaires étrangères du président décédé en 1996. 520 vues ce matin sur Dailymotion pour cette analyse de l’héritage, de l’exception et du modèle mitterrandien dont beaucoup se réclament, que beaucoup s’accaparent. Védrine y montre que la nostalgie Mitterrand est un piège. Un piège car il sera difficile de la dépasser, difficile d’égaler le modèle et que l’avenir de la gauche réside sans doute dans sa capacité à s’en délivrer. La gauche a changé, les attentes aussi. Seule l’élection d’un homme de gauche périmera la statut du commandeur. Sans cela, la mitterrandolatrie a de beaux jours devant elle. Je recommande entre autres le passage sur les ambiguïtés du Président socialiste. Une partie de la gauche, les lui a reprochées. Védrine y voit une force, celle d’éviter le sectarisme et d’embrasser le pays complètement. 520 vue, c’est pas beaucoup [...] Lire la suite
Le 11 décembre dernier le site divorce.fr organisait à Lille une grande journée de coaching pour couples candidats à la séparation (conseils, calinothérapie, accompagnement). Le site répondait même à cette question : Qui garde le chien ?
Avant que n’intervienne le divorce online, on peut s’amuser à faire l’inventaire des séquences de la vie que nous pouvons aujourd’hui déléguer à des coachs en ligne. Faire connaissance sur serencontrer.com, améliorer son potentiel de séduction sur coachseduction.fr, préparer ses noces sur moncoachmariage.fr, réapprendre le cunnilingus sur sexualité-coaching.com, procréer sur coaching-grossesse.aujourdhui.com ou sa variante écolo lecoachgrossessebio.com. Le temps passant, on lavera son linge sale sur coach-famille.fr. Viendront les premiers soucis conjugaux à soumettre à couples.consultations-online.com ou sos-rupture.fr avant de nous résoudre à cliquer sur separationcoach.com et fatalement échouer sur divorce.fr.
Tous ces sites existent bel et bien. Ils racontent à la fois la vitalité commerciale d’Internet et l’étendue de notre détresse relationnelle et sentimentale. Ils disent également combien la société du coaching commercial, a remplacé plus ou moins avantageusement les référents et les hiérarchies d’autrefois. Qu’il s’agisse d’apprendre ou d’éduquer, de maigrir, de se soigner, de grandir, de mûrir ou de se confier, internet apporte un substitut automatisé dans un monde désintermédié. L’instituteur, le prêtre, l’ami de la famille, le médecin de campagne, le syndicaliste, l’employeur ou encore le chaperon, voilà [...] Lire la suite
Et si la mode était à la charcuterie et à la boucherie et pas au numérique ? Et si sur Twitter, au lieu d’échanger sur le High
Tech nos conversations et nos live tweets portaient sur le porc, les abats et la découpe de viande ? Et si la croissance française et la branchitude c’était la bidoche ? Voilà ce qu’aurait donné le papier de Sophian Fanen (à qui je présente des excuses immédiates) publié ce matin dans Libération.Pour entendre le vrai Loic parler du vrai LeWeb11, c’est là…
On est venu à LaChair11 (l’attachée de presse a dit qu’il fallait mettre un « le ») en pirate. Pas d’accréditation négociée en amont : il faut donc trouver la faille pour entrer, au milieu des agents de sécurité plus ou moins souriants et aidants envers les visiteurs non-clochés, l’équivalent ici des intouchables en Inde. Une fois la précieuse cloche autour du cou (« provisoire » tout de même, pas moyen de revenir demain profiter des cafés gratuits), on peut enfin aller profiter de l’ambiance folklorique du lieu.
Avec tout ça, on a raté le début de « la plénière », ou plutôt « le comice» comme dit Loïc. Le boucher français, exilé aux États-Unis, a créé ce grand raout hyperprotéïné en [...] Lire la suite
Une bonne partie de nos stratégies d’évitement au bureau consistent à opposer le flou à certaines propositions de rendez-vous, de commande, de sortie de l’inertie. Qu’il s’agisse d’un dossier dont on ne veut pas se saisir, d’une question à laquelle on ne veut pas donner suite, d’un sujet qui rend aussi perplexe qu’il nous dissuade du moindre effort, il y a des mots très intéressants pour gagner du temps et surtout ne rien faire. Habiller l’inaction est un art dans lequel nous excellons. Avec la bouche.
On verra (Louis XIV).
C’est pas faux.
C’est vrai.
C’est cela, oui.
Wait and see.
C’est sous le coude.
On revient vers vous.
Faut voir.
A très vite.
C’est certain.
Je te promets que je m’y mets.
On en reparle.
On y pense.
Il faudrait une demande écrite.
Faites moi une note.
Le problème c’est qu’on l’a pas budgété / budgété
Oui, dans le courant de 2012.
C’est sûr.
Avant janvier, ce sera difficile.
Il faut qu’on trouve une fenêtre.
On vous rappelle.
Il faut vraiment qu’on avance.
Oui, bien sûr.
On s’est longtemps foutu de la gueule de Sacha Distel. Pourquoi ? Il souriait trop ? Il était trop heureux ? Il était trop beau ? C’est curieux qu’on ait tant moqué un garçon qui a chanté des choses aussi gentilles et aussi bonnes pour la santé mentale ? La belle vie est un sommet d’élégance et de simplicité. Tous les garçons percevront dans les paroles une parfaite description du bonheur au masculin. Et puis, évidemment, il y a la décontraction élégante de Sacha, sorte de James Bond inoffensif, le smoking impeccable et ce sourire tranquille. La belle vie est avec Summer Wind de Sinatra, l’un de ces titres qui racontent le mieux les joies du mâle lorsqu’il triomphe du spleen qui s’abat sur les soirées dominicales. Dimanche soirs, je vous emmerde. Sacha n’aurait jamais dit ça, mais il l’a chanté. Merci Monsieur Distel.































Vengeurs, X-Men, etc.
22 h 46 min - 26 janvier 2012 par Isabelle
21 h 34 min - 26 janvier 2012 par Melanie
17 h 55 min - 26 janvier 2012 par Isabelle
15 h 13 min - 20 janvier 2012 par Danton
21 h 21 min - 15 janvier 2012 par Isabelle