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« Je ne suis pas raciste mais trop c’est trop ».

« Je ne suis pas homophobe, j’ai de bons amis homosexuels ».

« Je suis contre la peine de mort. Mais c'est quelqu’un qu’on a envie d’exécuter ce juge d’Outreau ».

Bertrand Tavernier vient de faire une jolie démonstration de ce que peut être la pensée de comptoir dans l'émission C à vous. Indigné par l’erreur judiciaire d’Outreau qui vient d’inspirer son dernier film, il ferait bien une petite exception pour le juge Burgaud dans ses fantasmes de justicier en Technicolor.

Une exception...

A quoi peut bien servir un intellectuel du cinéma s'il a des fantasmes de justice d'exception ? Non Bertrand, ta mission c'est de protéger le juge Burgaud des lyncheurs même si ça te fait mal aux trippes, même si tu estimes qu'un blâme c'est insuffisant pour la faute professionnelle qu'il te semble avoir commise.

Car il faut choisir Bertrand, soit on est du côté de la justice tout le temps, vaille que vaille, avec ses imperfections et ses moutons noirs, soit on bascule du côté de l’injustice de routine qui n'est qu'une justice d’exception qui ne dit pas son nom.

Réécoute toi Bertrand ou relis-toi ici glisser tranquillement du côté de ceux qui le jour de leur arrestation voulaient la peau des accusés d'Outreau aujourd'hui innocentés...

"Je suis contre la peine de mort. Mais c'est quelqu’un qu’on a envie d’exécuter ce juge d’Outreau".