Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Hier la coupure électrique qui a frappé la finale du Superbowl pendant 35 minutes a fait la démonstration que les annonceurs ont intérêt à aller scruter les mots-dièse des grands événements télévisés, histoire de s'y offrir une pub bien moins cher qu'un partenariat officiel. Quasi gratuite en fait !

Jetez un œil à ces pubs. Elles ont été conçue spécialement pour Twitter par des annonceurs qui ont profité de la coupure de courant pendant le match pour tirer la couverture à eux…

Un fabriquant de biscuit qui propose de tremper son biscuit dans le lait pendant la coupure...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un fabriquant de détergeant qui ne peut rien pour la coupure mais beaucoup pour les tâches.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chaîne publique PBS qui proposait de zapper le Superbowl pour la série Downton Abbey...

 

 

 

 

Il y a 15 jours, D8 affichait fièrement non seulement son audience pour la Nouvelle Star, pas loin de deux millions de téléspectateurs mais annonçait par ailleurs le nombre de tweets déclenchés par son programme : 110 000. Hier soir aux Etats-Unis, la coupure de courant a boosté les commentaires de la soirée sur Twitter. Elle a aussi démontré que les marques pouvaient surfer sur le flux pour se faire mousser. Ce que Second Life n’a pas réussi, à savoir attirer les annonceurs dans un monde virtuel, peut-être Twitter réussira-t-il à le faire. La recette pourrait être la stratégie du coucou. L’incrustation astucieuse de la marque dans un fil de discussion Twitter. Imaginez une coupe du monde football.

D’un côté, les partenaires officiels, ils ont dépensé des millions pour voir leur logo figurer avant pendant et après le match à la télévision, sur le terrain, associé aux joueurs.

De l’autre côté, imaginez des partenaires officieux, des snipers. Ils n’ont rien dépensé du tout. Ils se sont contentés de suivre le mondial de foot sur Twitter ; ils ont participé aux conversations, diffusé des blagues, des vidéos et se sont appuyés sur une seule chose, la puissance des conversations et l'astuce ultra-réactive. Ce sont de vrais coucous, des profiteurs d'occasion, ils font leur beurre en marge, sur le côté. Un peu comme ces éoliennes qui se plantent dans l’océan pour fabriquer l’énergie en utilisant le sens du vent, les marques demain utiliseront twitter comme le moyen de porter leur message en marge des grands événements médiatiques, seulement portée par l'ampleur des tweets postés sur un mot-dièse...

Toute la question est de savoir si les marques pourront tirer parti du mondial de foot ou des autres grands événements sur Twitter sans dépenser un sou en royalties. Les juristes des organisateurs d'événements vont sans doute étudier la question de très près.

La soirée du Superbowl résumée ici.