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Bruno Charoy a pris Barbara Pompili en photo. Barbara Pompili. La contraction de son nom dans son parti, EELV, qui semble ne pas être complètement à l'abri du machisme devient Barbie. Elle n’aime pas ça « Ce n’est pas très valorisant » confie-t-elle ce matin à Libération où elle explique que le surnom lui colle d'autant plus à la peau qu'elle a un Ken dans sa vie politique, François de Rugy avec lequel elle copréside le groupe des députés EELV à l'Assemblée. Elle le dit que Barbie n'est pas très valorisant et pourtant… Et pourtant, le cadrage de la photo laisse s’épanouir un message subliminal.

La parlementaire qu’on imagine favorable à la parité, au progrès de la condition féminine, (bref, une femme députée de son temps et de ses convictions) est montrée toute en cuisses, dans une robe dont la blancheur virginale accentue l’aspect moulant. On notera le pli noir à droite sur la banquette qui pose le curseur d'un retroussage peu ordinaire et accidentel de la dite robe. La lumière met en valeur le décolleté et son volume et la mignonne (car il faut appeler un chat un chat) se retrouve sur le cliché plus mignonne que prévue.Plus Barbie que jamais. Je dirais même que l’œil du photographe et la sélection du service photo de Libération ont joué un tour à la jeune femme. Tout  dans cette image suggére qu'elle est bien plus bonasse que politique et la lumière chaude, au fond, semble dire qu'un dernier verre, ma foi... Une Barbara très Marilyn, Pompili Pou Pou Pidou ! Pourtant, il y a dans ce bistrot une table et la photo aurait pu la cadrer au dessus et derrière. Alors, serait-ce donc ça la Libération de la femme en politique et en photo ? En tout cas, Barbara s'en rappellera...

PS : J’ai visité le site de Bruno Charoy. On y notera, effectivement, un certain goût pour les corps. C’est sa liberté absolue d’artiste et de photographe. Mais fallait-il pour autant qu’en pâtisse la députée ? C’est un débat.

PS 2 : Sur Les Nouvelles News, Isabelle Germain réagit également à ce cliché.