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Ce soir François Hollande nous présentera ses vœux. Il est au sommet de ce que j'appelle la cascade à champagne française des vœux. Du sommet de la cascade à sa base, des centaines, des milliers de vœux se déverseront dans les départements, les villes, les régions, les entreprises, les administrations. Tout ce que la France compte de grands et petits présidents formeront des vœux pour le pays, la collectivité, le personnel.

Il paraît que nous attendons beaucoup de ces vœux, que nous avons besoin d’être rassurés, que nous sommes tellement apeurés qu’il leur faudra, à tous ces présidents, trouver les mots pour nous donner du courage, de l’espérance, bref, les moyens de ne pas avoir peur de 2013. Nous n'en pourrions plus de compter sur ces voeux.

Est-ce si sûr ?

Eh bien j’aimerais inverser le rituel, en tout cas le compléter dans mon coin. Je pense que nos chefs ont bien plus besoin de nos vœux que nous des leurs. Je pense qu’ils ont besoin d’un peu de confiance. Je parle de cette confiance qui donne envie d’essayer plutôt que de ce soupçon  permanent qui dissuade d’agir et d’innover.

Alors, je leur souhaite, avant qu’ils ne dégainent leurs vœux de circonstances, une excellente année 2013. Dans ces vœux, je souhaite à ceux qui gouvernent ce pays un peu d’indulgence de la part de leurs concitoyens, de la confiance, un peu moins de sarcasmes, de soupçons, d’insultes. Qu’ils soient dans l’opposition ou au Gouvernement, je leur souhaite de prendre du plaisir à leur mission, je leur souhaite de bien identifier leurs objectifs, je leurs souhaite aussi de ne pas avoir peur de dire la vérité à leurs concitoyens comme à eux-même, je leur souhaite de prendre des risques, de dire aussi leur colère, de renoncer sans états d’âme aux figures imposées de la démagogie et du conformisme.

Je leur présente ces vœux-là.

D’une certaine façon, je veux les croire capables du meilleur et je le leur dis, sans cynisme aucun, un peu comme Pascal fait le pari de l'existence du bon Dieu.

Je le répète, nos politiques ont bien plus besoin de nos vœux que nous des leurs. Car nous savons nous autres ce que nous aurons à faire en 2013.

Je ne suis pas sûr de l’inverse.

Alors je leur souhaite une excellente année 2013, ainsi, bien sûr, qu’à ceux qui liront ces lignes et que j’embrasse affectueusement.