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DSK a donc choisi de faire son retour sur un canapé. Un canapé qu’il utilise comme un canapé-lit. La photo a été prise du haut de la mezzanine de son appartement. Une vue aérienne en quelque sorte. L’image le prend donc de haut. C’est l’impression qu’il donne DSK. L’impression qu’on le prend de haut et qu’il soutient, frondeur, notre regard. Un petit côté je vous emmerde ? Je n’irais pas jusque là car j’ignore ce qu’il pense. Disons que si l'oeil du photographe est celui d'un oiseau de proie observant un agneau, alors l'agneau semble lui dire "Je t'attends mon coco"...

Retournons sur le canapé. Donc visiblement, DSK reçoit chez lui,  sur son canapé et il y reste allongé. Le premier message que nous adresse le canapé de DSK, c’est que son propriétaire est à l’aise, qu’il ne fait pas de frais pour le lecteur-visiteur. Vous voulez venir ? Venez, mais ne me demandez pas des chichis. A moins que le photographe ne lui ait demandé de ne pas en faire... A moins que la prise de vue qui a duré 10 minutes ait été organisée et que DSK n’ait pas choisi vraiment cette posture allongée.

Le second message que nous livre ce canapé, c’est évidemment qu’il peut aussi être un divan. Mais là encore, on n’en sait rien. Qui peut dire si DSK s’est allongé sur un divan depuis l’affaire du Sofitel ? Qui peut dire qu’il l’ait fait avant. Personne. On peut néanmoins supputer que sur ce canapé, DSK s’allonge de temps en temps, se détend, se repose, regarde le plafond comme il regarde l’objectif et pense à son passé comme à son avenir. Il y consulte très certainement autant ses souvenirs et sa conscience que son Ipad.

Enfin, le troisième et dernier message que nous adresse ce canapé, c’est évidemment que DSK est allongé dessus. Cette position couchée, aucun homme politique d'envergue ne l’offrirait, comme ça, au regard d’un photographe de presse. En politique on ne se montre pas couché sauf à la Basilique Saint-denis, mais dans ce cas on est mort et roi de France. DSK est rangé de la politique, il peut donc avoir l'impudeur horizontale. Il peut donc offrir au regard du photographe son corps allongé, un temps abandonné. Dès lors, c’est une partie de son corps privé, secret qu’il nous livre dans cette position pas banale, suscitant obligatoirement, mécaniquement le fantasme qui va avec. DSK à la cool sur son canapé, c'est déjà une image de plaisir, c'est le déclencheur dans notre inconscient d'une infinité de possibles qui nous ramène évidemment à l'affaire que l'on sait.

Voilà, selon moi les trois messages du canapé de DSK. J’insiste bien sur cette idée que c’est le canapé qui parle pendant que DSK répond aux questions du Point car je ne prête a priori aucune intention particulière à DSK que je ne connais pas. En revanche, j'ai rarement vu un canapé aussi bavard.