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L’animatrice : Je crois que nous avons un appel. C’est Marie-Claude, qui nous appelle d’Aizenay en Vendée. Allez-y Marie-Claude, posez votre question.

L’auditrice : Bonjour, j’aimerais savoir comment on reconnaît un loup-garou car je soupçonne mon compagnon d’avoir des tendances ?

L’animatrice : C’est une excellente question Marie-Claude. Michel, que répondre à cette auditrice qui se pose la question ?

L’expert : D’abord, je crois qu’une mise au point est nécessaire et il faut rassurer cette dame. Tous les hommes ne sont pas des loups garous. Beaucoup de choses ont été dites sur le sujet depuis l’année dernière et je crois qu’il faut rester prudent.

L’animatrice : Oui, mais beaucoup de femmes sont inquiètes. Peut-on malgré tout les aider à identifier un loup-garou surtout parmi leurs proches ?

L’expert : J’aimerais demander à notre auditrice ce qui lui a mis la puce à l’oreille ?

L’animatrice : Marie-Claude, votre compagnon a changé ? Vous l’avez surpris en train de se transformer ?

L’auditrice : A vrai dire, non, mais avec tout ce qu’on raconte en ce moment sur les hommes, j’aimerais savoir.

L’animatrice : C’est normal, Michel, des éléments de réponses ?

L’expert : Vous avez Madame, plusieurs façons de vérifier si votre compagnon est un loup-garou. Il y a d’abord le test de la peau retournée.

L’animatrice : Le test de la peau retournée ?

L’expert : Oui, vous attendez, Marie-Claude, que votre compagnon soit endormi et avec un canif ou une lame de rasoir, vous incisez sa peau et vous voyez s’il y a des poils sous la peau. C’est un premier test.

L’animatrice : C’est quand même délicat Michel, car il y a le risque pour Marie-Claude de blesser son compagnon, de le réveiller ou de déclencher la transformation. Il y a un danger ?

L’expert : Non, la méthode n’est pas dangereuse, à condition bien sûr de s’être organisé. Il faut désinfecter la lame, éviter les sonneries de téléphone intempestives et il est préférable que le sujet ait dîné.

L’auditrice : J’aurais trop peur de faire un faux mouvement…

L’expert : Dans ce cas, il y a une autre méthode qui consiste à rechercher chez votre compagnon des signes extérieurs de lycanthropie. Est-il monosourcil par exemple ?

L’animatrice : Michel, vous précisez ce que veut dire monosourcil pour nos auditeurs ?

L’expert : A-t-il les sourcils qui se touche au dessus du nez ?

L’auditrice : En fait il s’épile, et en fait, c’est ça qui m’a conduit à me poser la question.

L’animatrice : Michel, est-ce que le compagnon de Marie-Claude pourrait avoir choisi de s’épiler les sourcils pour dissimuler une lycanthropie ?

L’expert : C’est possible mais on ne peut en être certain. Il y a une autre méthode, c’est d’observer ses mains. Les hommes qui ont des tendances lycanthropiques ont parfois les ongles rougeâtres ou le pouce aussi long que l’index. Vous avez également des sujets qui trahissent leur condition par des mains plates, voire palmée ou bien des poils qui pousseraient jusque dans leur paume.

L’animatrice : Marie-Claude, a-t-il des poils à l’intérieure des paumes ?

L’auditrice : Non, enfin pas que je sache, il a les mains extrêmement douce.

L’expert : Et sous la langue ? Sur le dos ? Les épaules ? Rien ?

L’auditrice : Rien d’anormal.

L’animatrice : Est-ce qu’on peut rassurer Marie-Claude ?

L’expert : Vous savez, avoir un mari lycanthrope c’est très rare. Selon les dernières statistiques, une femme meurt tous les siècles seulement sous les griffes d’un lycanthrope. Le phénomène a été monté en exergue par les médias mais en vérité, c’est assez peu fréquent.

L’animatrice : Ca veut dire qu’on peut rassurer Marie-Claude ?

L’expert : Il faut quand même vérifier son humeur et de ou trois détails.

L’animatrice : Exemple ? Et puis ensuite on prendra un autre appel.

L’expert : Les loups-garous ne vont jamais à l’église, ils sont d’humeur mélancolique et souvent tristes sans raisons. Ils ont aussi des périodes d’apathie, généralement après les transformations parce qu’ils ont beaucoup couru pendant la nuit. L’appétit également s’en ressent.

L’animatrice : Alors Marie-Claude ? Il va à l’église ? Il montre des signes dépressifs ? Il mange bien ?

L’auditrice : à l’église, non. On n’est pas croyant. Et c’est vrai qu’il est un peu fatigué et triste mais c’est parce qu’il est en recherche d’emploi. L’appétit ça va.

L’animatrice : Donc, vous êtes rassurée Marie-Claude, votre compagnon n’est pas un loup-garou ?

L’auditrice : Oui, j’avais un peu peur quand même.

L’animatrice : Et quel temps fait-il à Aizenay, en Vendée ?

L’auditrice : Ben on a de la pluie depuis deux semaines.

L’animatrice : Eh bien on espère que ça va s’arranger et que votre compagnon va retrouver un travail.

L’auditrice : Et j’aime beaucoup votre émission.

L’animatrice : C’est adorable, dans un instant, le flash d’info et on prend un autre appel. Vous restez avec nous, on se retrouve dans une minute.

A paraître dans le prochain FauxQ