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La sélection Cultura Talents à découvrir a 10 ans.

C’est bien.

Il faut des habitudes.

Je sais, les habitudes ont mauvaise réputation.

L’habitude c’est le contraire du neuf.

L’habitude c’est toujours pareil.

L’habitude se répète.

Par exemple, l’annonce de la sélection Cultura Talents à découvrir a toujours lieu à la maison de l’Amérique latine. Il y a toujours un déjeuner après la désignation des lauréats. Le déjeuner est précédé d’un verre dans le jardin s’il y a du soleil. Et en général, il y a du soleil.  Rituellement, il y a un mot de bienvenue, un ou deux discours et l’on demande aux auteurs de dire merci, ce qu’ils font en général avec le sourire.

Plus qu’habituellement, désormais systématiquement, les livres de la sélection Talents à découvrir sont mis en valeur dans le rayon librairie des magasins Cultura.

Les visiteurs de ces magasins, qui ont leurs habitudes, regardent volontiers les présentoirs car un livre bien positionné sur un linéaire a plus de chance d’être acheté et lu qu’un livre qui qui poireaute en bas d'une étagère en attendant la fin de son CDD. Avec la sélection Talent à découvrir, Cultura est fabriquant officiel de bonnes habitudes et distingue tous les ans six textes d’auteurs dont c’est le premier ou le second livre. Chaque année, les éditeurs téléphonent à leurs auteurs et fanfaronnent : « Hey, tu es dans la sélection Talents à découvrir, petit veinard ! ». Au bout du fil, l’auteur a le cœur qui bat. En principe.

L’habitude c’est habituel, mais pas que. Une bonne habitude avec le temps, donne de la valeur aux petits riens. Les habitudes habillent les jours et les patinent. Les habitudes donnent aussi des repères.

Pour qu’il y ait du bonheur et des surprises, pour que les événements inattendus fabriquent de la joie, il faut des habitudes. L’habitude c’est le gâteau sous la cerise. Sans gâteau, la cerise aurait l’air d’une pomme.

Chaque année Cultura me demande de parrainer cette sélection Talents à découvrir, alors je fais un édito qui ressemble plus ou moins à celui de l’année d’avant mais je le tourne autrement.

Chaque année, je me dis que c’est bien comme ça. Qu’il faut prendre l’habitude de sélectionner les talents de plume, de les honorer, de les aider et de recommencer.

Dans un monde qui ne jure que par le changement et qui perd de plus en plus ses bonnes habitudes, je ne vois que ça à faire.

Conserver les nôtres.