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La revue de presse des liens boulot du week-end permet de continuer à penser à son travail le week-end, en cela elle ressemble parfaitement à son époque. Et cette semaine nous commencerons par célébrer Twitter, le réseau qui s’indigne avec la régularité d’un métronome dès qu’on lui suggère d’aller visiter un cabinet de chasseur de têtes de… stagiaires !

L’idée en revient à Anthony, 28 ans, qui après avoir été stagiaire puis chasseur de têtes junior a ouvert son cabinet spécialisé dans le recrutement de stagiaires en pays ch’ti. Alors évidemment on pense à la main d’œuvre pas cher, à l’exploitation et aux dérives habituelles des négriers du travail. Pourtant Anthony assure que ce sont des étudiants qui viennent le trouver et qu’il fournit leur CV à des start-up et des PME qui habituellement n’attirent pas les stagiaires. Stagora, c’est le nom du cabinet, se fait rémunérer à l’embauche de la candidature qu’elle suggère. Faites vous une idée et comparez avec les commentaires déchaînés de Twitter, ici.

Absentéisme. 81 employés de l’institut HLM de Messine en Sicile sur les 96 que compte l’organisme ont été dénoncés à la justice pour absentéisme ; l’un d’eux pointait à la place des 80 autres. La supercherie a été découverte grâce à la télésurveillance de la manip qui a permis de révéler le trafic. Plus que jamais, il faut se méfier des salariés !...  Patrons sensibles s’abstenir.

Numérique, le plébiscite des salariés. Décidément le salarié est plein de contradictions. Alors que le numérique permet de le surveiller, de lui donner toujours plus de travail, de le joindre à tout moment, de  le faire bosser le week-end et en vacances, le malheureux dans un sondage TNS Sofres sorti cette semaine consacre l’internet et les gadgets qui vont avec comme un progrès de l’humanité au travail. Le numérique ou le discours de la servitude volontaire…

Le DRH, le mauvais 3e rôle du cinéma. Les DRH peuvent continuer à désespérer. Non seulement la crise leur fait jouer le mauvais rôle mais le cinéma ne s’en prive pas non plus. Un colloque récent montre pourquoi l’homme des RH reste mal aimé des scénaristes. Je ne suis pas un héros, les plans sociaux me collent à la peau aurait pu chanter Balavoine, s’il avait été DRH. Le DRH au ciné, sur votre écran ici.

Benoît XVI hyper star. Décidément, ce pape est formidable. Non seulement il s’est relevé des campagnes sordides lancée contre lui par les bouffeurs de curés, non seulement il twitte mais en plus il s’intéresse aux RH et à la législation du travail. Un peu plus et le voilà qui dirait au balcon du Saint-Siège « le droit du travail c’est canon » !

La médecine du travail ne sert pas à grand chose. Oui c’est comme ça qu’il faut interpréter la langue de bois de la Cour des comptes qui a rendu dans l’indifférence absolument générale un rapport terne, gris, désolé et désolant sur la médecine du travail française. C’est normal, le sujet est chiant comme un mal de dos, les espérances étaient immenses et les résultats absents : il suffit de voir comment la médecine du travail est partout passée à côté du scandale de l’amiante et n’a rien vu arriver. Vous vous ferez une idée ici sans oublier de vous rappeler que comme moi ça fait des lustres que vous n’avez pas fait la visite sanctionnant votre aptitude au travail. Tristesse.

Rémunérer les CV originaux… Au vu des efforts que font les chômeurs pour réaliser des CV hors normes, on devrait leur donner une prime de créativité ou demander pour eux une subvention du ministère de la culture. Pour autant, un CV original permet d'être repéré sur internet mais permet-il d'être embauché ? Le dernier en date a mis en scène sa recherche d’emploi dans une web-série. Jonathan Bourrat pour la première fois à l’écran et à la recherche d’un job c’est à voir ici.

L’entreprise picole mais c’est le Conseil d’Etat qui est saoul. Prenez connaissance de cette jurisprudence délirante du Conseil d’Etat qui donne tort à une entreprise qui a une vision ultra stricte de la consommation d’alcool dans ses locaux puisqu’elle l’interdit. Souvenez-vous ensuite que lorsqu’un salarié quitte l’entreprise ivre et qu'il meurt sur la route l’entreprise est systématiquement responsable. Notez également que le code du travail autorise 4 alcools dans l'entreprise. Pourquoi 4, et pas 3 ou 18 ? Personne ne le sait à part le lobby des bouilleurs de cru, j'imagine... Lisez enfin cette réaction de bon sens sur le Plus de l’Obs, signée par l’addictologue Fatma Bouvet de la Maisonneuve.