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Je n’ai jamais aimé les expatriés. Vie de nabab au bout du monde, comportement arrogant avec les indigènes, un poil alcoolique et certains battent leurs femmes. En plus ils transpirent dans leur jeep. Mais surtout l’expatrié profite de tout : il a un appartement de fonction, des esclaves de fonctions, son salaire triple d'un méridien à l'autre et ses enfants deviennent bilingues plus vite que les miens. De temps en temps l’expatrié est enlevé mais c’est rare, le plus souvent, il profite du système post-colonial et son expérience internationale est le tremplin vers une direction générale assortie de bonus et de jolies primes compensant je ne sais trop quoi. La preuve que l’expat' vit bien à l’étranger c’est que lorsqu’il revient en métropole, il sombre dans la dépression ou doit subir celle du conjoint, sans oublier les crises de paludisme. Non franchement, les expats ne sont pas à plaindre et encore moins à flatter. Comment dès lors faire confiance à l’étude HSBC qui vient de sonder plus de 5000 de ces renégats trop gâtés  et annonce ce résultat catastrophique pour notre beau pays. La France 27e sur 30 des pays les plus attractifs économiquement pour les élites  mondialisées. La France 13e sur 30 des pays où il fait bon vivre loin derrière les pays d’Asie ou du Moyen-Orient. Ce résultat à la solde de l'ennemi est une insulte à nos paysages, à notre TGV et à notre système de sécurité sociale. L’expatrié qui cause aux enquêteurs d'HSBC est désormais à classer en pôle position dans la catégorie des traitres et des ennemis du redressement productif ; au même titre que l’exilé fiscal ou le futur patron belge.