Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Tongs, sandales... seriez-vous podophobe ?

Comme il existe un fétichisme des pieds, il existe et je le découvre sidéré, une phobie des pieds, la podophobie. Il y a quelques jours, via Twitter, je découvre incidemment que certains de mes camarades ont du mal à supporter la vue des « nu-pieds ». Dans cette catégorie nous mettrons les sandales, les tongs, les spartiates et toute chaussure susceptible de laisser entrevoir les orteils.

Evidemment, je m’en amuse avec un anti, Guy Birenbaum, jusqu’à ce que Bruno Roger-Petit en rajoute une couche sur les tongs en proposant un lien vers un papier de Slate farci d’arguments contre les tongs. Je n’ai pas de religion ni de fétichisme particulier en la matière mais je découvre à cette occasion que la phobie des pieds existe.

Elle est le parfait opposé de l’amour du pied ou fétichisme du pied bien plus répandu. Cette phobie concerne bien plus de gens que je ne l’imaginais. En surfant, je tombe ainsi sur cette confession, cette autre, incroyable, encore, puis sur cette vidéo digne d’un film d’épouvante (voir ci-dessous) puis enfin sur des dizaines de forums où des podophobes s’interrogent à juste titre sur leur phobie des pieds.

Poursuivant mes recherches, je découvre grâce à Tristan que chez Freud, l’image fantasmée ou redoutée du pied a une signification bien particulière. Sexuelle évidemment. Mais pas seulement. Sur un autre blog dédié à la psychanalyse, toujours, l’auteur fait l’inventaire des expressions utilisant le mot pied et faisant allusion directement ou non à la mort et au suicide. Sexe et mort, voilà des évocations qui pourraient expliquer la phobie, la méfiance ou les réserves que suscite chez certains la vue des pieds au-delà des critères d’hygiène ou de mode.

Si je me souviens bien, je crois aussi avoir été moi-même podophobe dans mon enfance. Je détestais me déchausser en allant chez les gens. Je n’aimais pas non plus que mes camarades d’école primaire porte de sandales. Je trouvais cela disgracieux pour les filles, comme si ces orteils à l’air libre me rappelaient un animal rampant, une araignée ou un Bernard-l’ermite... En vieillissant, je me suis raisonné. Je déteste toujours autant me déchausser chez les autres mais j'apprécie les sandales bien portées de ces dames. A tout prendre et pour moi, je préfère une bonne paire de Nike à des sandales romaines néanmoins, l’été, les tongs finissent par s’imposer profitant d’un abandon, celui des convenances et des apparences.