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Voilà quelques dizaines dizaine d’années qu’on n’avait pas eu un instant politique digne des purges staliniennes. Paradoxalement il aura fallu que ce soit la droite qui nous le donne. Ce fut un plaisir immense dans un univers politique toujours plus aseptisé que de voir Jérôme Lavrilleux inaugurer un point presse d’un genre nouveau. A la fois technique et politique, dénonciateur et objectif. Passant du registre du chiffre et du fait à celui du fiel et du couteau. Merci à Jérôme Lavrilleux qui réhabilite à l’écran ce qu’on pensait désormais réservé aux alcôves, aux intrigues florentines et aux livres d’histoire. On croyait ne jamais voir la haine en politique, la tractation en image et voici que le combat des chefs de l'UMP nous l’offre dans la personne, dans le phrasé, dans le talent de Jérôme Lavrilleux, porte-flingue de l’année, exécuteur des basses œuvres de la décennie médiatique. Voilà quelqu'un qui n'a pas eu peur de ressusciter ce théâtre d'ombre qu'est la trahison et le tripatouillage politique. Si un lecteur sait se servir de Wikipédia, qu’il me rende le service d'ouvrir la notice wikipédia de ce héros de tragédie et d'y immortaliser l’expression que ce valeureux copéiste consacre aujourd’hui à son corps et à son UMP défendant.

Partir en Lavrilleux, contraction sublime de partir en live et en vrille. Merci Jérôme pour cet immense moment de vraie politique, avec des vrais morceaux de tuerie dedans.