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Ouille. Les jargonneurs ont encore frappé. Le qualificatif «présentiel » commence à s’imposer dans les présentations et les argumentaires des secteurs du conseil et de la formation. Je vous invite  à taper ce mot dans le moteur de recherche de Twitter... On parle par exemple de formation présentielle pour la distinguer de la formation à distance, laquelle est elle même peu à peu distancée par le e-learning, plus classe et plus net.

J’ai lu un jour la plaquette d’un cabinet qui proposait un « accompagnement présentiel ». Autrement dit qui promettait la présence physique du consultant au client. Quel luxe !

Rapporté à l’univers de la boulangerie, ça devient assez drôle, une boulangère présentielle pour assurer la livraison de la baguette matinale. Il faut dire que le mot a une consonance techno assez élégante. Comment y résister lorsqu’il faut rendre une proposition commerciale un peu technique histoire de bien montrer au client que présentiel c’est mieux que sur place, physiquement, veux-je dire...

A cet égard, le secteur du conseil a un point commun avec le matériel de ski : ça doit être un peu technique pour être tarifé cher. Présentiel qui rime avec logiciel a ainsi un petit côté compliqué qui peut faire grimper les prix. Imaginez que vous faites la queue au MacDo. Vient votre tour. L’équipier vous demande alors pour préciser votre commande « Le double cheese, présentiel ou à emporter ? ».

Ca vaut au moins 50 cents d’euro en plus non ?