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La droite est en double deuil aujourd’hui. Elle perd la possibilité d’une médiation par Alain Juppé dans la crise de l’UMP, bien sûr, mais elle a perdu Larry Hagman et le JR qui va avec.

C'est l'occasion de repenser la série Dallas comme vecteur d'inspiration et de rénovation pour un UMP sous les décombres. Si je devais proposer aux militants de l’UMP un moyen de se requinquer aux sources des fondamentaux conservateurs, je leur dirais de réapprendre la droite en s'abreuvant l'esprit au pipeline de Dallas.

Car Dallas est une série typiquement, formidablement et essentiellement de droite.

Dallas c’est d’abord le culte du travail et de l'argent qu'il permet de gagner. On vit sur son lieu de travail, on se dispute l’outil de travail et on ne survivra que par la maîtrise de cet outil de travail. JR est le digne héritier de Guizot qui disait à qui voulait l'entendre "Enrichissez-vous !".

Dallas c’est aussi la terre, la terre nourricière et la terre des origine. South Fork, le ranch familial (lequel se visite ici) est l’encrage par excellence de la famille Ewing. C’est la terre qui est le vrai ciment de la famille Ewing qui vit dessus de façon grégaire réunie autour des grands-parents. On ne quitte pas South Fork, on y revient toujours et la famille Ewing en logeant chacun de ses membre dans la propriété de Jock est la parfaite illustration de la solidarité et de la société traditionnelle.

Dallas est aussi l'incarnation parfaite des liens du sang. L'intégrité de la famille, la recherche d'un héritier à tout prix, la sujétion des brus aux lois du clan, voilà autant de repères qui permettent d'ancrer Dallas et son public dans la conservation et les vraies valeurs de la vraie droite bien plus sûrement que les sondages de M. Buisson.

Dallas est enfin une série patriarcale. Les femmes n’y font pas ce qu’elles veulent. Sue Ellen aura du mal à divorcer, Lucy ne couchera pas avec qui bon lui semble. Bobby, le gentil a du mal à affirmer son autorité quand son frère JR et son père Jock font régner l’ordre sur la famille et ses femmes insoumises. Dallas met en scène des mâles dominants et les femmes y sont considérée comme des fabricantes de descendance. Qu'elles désirent travailler et c'est l'édifice familial qui s'en trouve chamboulé.

Le travail, la terre, la famille et le patriarcat, voilà pourquoi Dallas est une vraie série de droite. Si l’UMP veut revenir un jour à ses fondamentaux, il lui faudra visionner l’intégralité des 357 épisodes pour puiser du sens aux sources pétrolifères de ses valeurs. Revoir Dallas en ces temps troublés par le doute et la division, c'est mon conseil aux 300 000 militants de l'UMP.