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Ce matin je m’intéresse d’un peu plus près au compte Twitter de Tsahal, l’armée israélienne. Il y a sa version originale, anglaise et certifiée, et sa version française qui ne l’est pas mais qui semble en être la fidèle traduction et mène à un site internet où l’on peut suivre les opérations militaire en cours à gaza comme  s’il s’agissait d’une série militaire. Qu’a changé Twitter à la propagande de guerre ? Rien ? Au contraire, le réseau social a-t-il introduit une proximité avec les internautes qui n’existait pas auparavant ? Internet a-t-il permis à l’Etat hébreux de modifier la donne, d’objectiver la guerre de propagande du faible au fort et inversement ? Twitter est-il une façon de squizzer les médias défavorables ? Twitter humanise-t-il la violence, ses justifications ? En tout cas, je constate que la reprise des hostilités numériques s’accompagne de poussées de fièvre dans les commentaires que je reçois sur le blog et sur Facebook. Les messages anti-sio-mites (je les appelle ainsi car il s’agit aussi d’une guerre des mots) reviennent comme le baromètre des tensions du conflit au Proche Orient et d’une certaine bêtise (raison pour laquelle je ne les publie pas), de même que les messages communautaires m’implorant de « rétablir la balance médiatique française » se manifestent aussi, me laissant dans une extrême perplexité. Pendant ce temps, Israël recrute des petits génies du hacking, pendant ce temps, d’autres petits génies, des prop’hackers piratent et attaquent les systèmes informatiques israéliens. La cyber-guerre c’est la poursuite de la guerre par le clic, avec ses followers, ses likes et ses attaques virales. Si la terre et les territoires sont limités en Km2, l'espace sur le net est infini. PS : Laurent sur Twitter me transmet ce lien qui dit tout...