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Il y a deux ans, j’avais fait un papier de mauvais esprit sur la journée de la gentillesse. C’est le 13 novembre prochain. Je n’aimais pas le concept. Et puis j’ai rencontré l’un de ses initiateurs, cette année, que j’ai trouvé plutôt sympa dans un autre contexte (un jour où on n’avait pas à être gentil). C’est assez rare que je ne trouve pas les gens sympas d’ailleurs (alors que je fais souvent une mauvaise première impression). J’ai même réalisé qu’on travaillait dans le même groupe. Dans un Edito qu’il a rédigé il y a quelques temps pour Psychologies Magazine, Arnaud de Saint-Simon expliquait que son journal, initiateur de cette journée de la gentillesse, était paradoxalement un cordonnier assez mal chaussé, ce qui l’a conduit à engager un travail autour des valeurs de la gentillesse en entreprise avec ses équipes. Ca m’a bien plu ce que le patron de journal a écrit sur la mise en cohérence des paroles et des actes.

Entre le moment où j’ai fait mon papier rageur et un poil cynique et aujourd'hui, j’ai un peu changé, comme Sarkozy. J’ai changé et j’ai rencontré Arnaud de Saint-Simon que j’ai trouvé sympa. Et aujourd’hui je me suis posé cette question. La journée de la gentillesse, je trouvais ça cucul et maintenant je trouve ça beaucoup moins cucul. Ca confirmerait peut-être que lorsqu’on connaît les acteurs, leurs logiques, leurs objectifs et leurs projets, on est plus ouvert et moins effrayé par le changement, tout simplement.  C’est évident comme ça, à énoncer, mais ce n’est pas évident à faire, à concrétiser. J’ai peut-être aussi envie d’être moins cynique aujourd’hui qu’il y a deux ans. Je pense que je rajeunis. Je dois être un peu plus frais qu’il y a deux ans, ça doit être ça. Et donc j’ai envie d’être plus gentil y compris avec la journée de la gentillesse que je connais mieux. CQFD.