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Dans le Parisien du jour, vous lirez page III du cahier Paris, le papier d’Iris Gaudin sur les conditions de travail des vendeurs danseurs d’Abercrombie. Pour ceux qui l’ignorent Abercrombie vend des T-Shirt et des Sweats qui plaisent aux ados. Les magasins sont conçus pour ressembler à des boites de nuit dans lesquels on vaporise du parfum et où on diffuse de la musique forte. Chez Abercrombie, on pratique ce que j’appelle la GDH… La Gestion des Danseurs Humains qui est tout simplement l’obligation faite aux vendeurs Abercrombie de danser devant la clientèle. C’est aussi l’obligation qui leur est faite de ne pas en parler. Iris Gaudin révèle qu’il faut danser et sourire, danser et sourire, bref le déhanchement comme argument de vente. Ce n’est pas le sourire de la crémière, ce n’est pas le SBAM de la caissière (SBAM = Sourire, Bonjour, Au revoir, Merci), ce ne sont pas davantage les courbettes du maître d’hôtel, c’est autre chose. On est dans une de ces zones grises du commerce où l’érotisation du geste commercial évoque des métiers qui n’ont rien de commun avec le prêt-à-porter.