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C’est une des affiches, parmi d’autres, de la promo de Batman - The dark night rises. Plusieurs fois dans Paris, elle m’a accroché l’œil. Avant la tuerie d’Aurora, avant que la folie décrite dans le film ne s’invite dans la salle relançant les débats de la violence sur les écrans et  de la vente d’armes facile aux Etats-Unis. Je n’ai pas encore vu le film mais ce cliché  montre un Batman passablement dépité, sur le toit d’une voiture de Police, sur fond de chaos urbain. Le héros qui regarde vers le haut se demande ce qui peut bien encore lui tomber sur la gueule. Ce cliché résume assez bien le statut actuel des super-héros. A peine mieux loti qu’un flic. Il y a du désarroi moderne dans cette image, un ridicule un peu triste aussi. On a vu souvent les héros en altitude, perché sur l’Empire State Building ou la statue de la liberté. Autrefois, Batman était comme l’Albatros, ses ailes de géant l’empêchaient de marcher, aujourd’hui c’est l’inverse, l’homme aux semelles de vent porte des semelles plombées. Mise à part le masque et les cornes, l’harnachement de l’homme chauve-souris n’est ni plus ni moins que celui d’un CRS. A sa façon cette affiche dit tout : il n’y a plus de héros, les temps sont trop durs, trop violents et plus personne n’a envie de croire que le monde est récupérable. Les méchants, en revanche, se portent super-bien.