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Hier "l'effraction parlementaire de 1997" a conduit les députés socialistes à quitter l'hémicycle, insultés qu'ils s'estimaient par la formule. Comme souvent, faute de temps, faute de place, faute d'espace, la presse ne retient qu'un extrait. Je me suis amusé hier, casque sur les oreilles à dactylographier comme sous la dictée la sortie de François Baroin telle qu'elle apparaît dans cette vidéo. Ecrire la parole, c'est finalement la mastiquer mieux, c'est mieux la comprendre, non seulement pour la restituer en son contexte mais également pour comprendre que l'attaque était construite, certes, mais également violente en tout point. Il faut répérer ici les répétitions, les formules rhétoriques sous forme de fausses questions, la mise en cause du courage, bien entendu la fameuse effraction et enfin le coin de table. On notera également, qu'au moment d'évoquer les 35 heures, Baroin fait mine de croire que DSK est face à lui. Evidemment, il ne l'est pas, c'est une autre façon de renvoyer aux socialistes le nom de leur camarade maudit. Bref, le texte de la salve me paraît mériter une (re)lecture. Elle vous apportera je crois davantage que le simple visionnage de la vidéo ou l'écoute partielle de "l'effraction de 1997".

« Monsieur Muet, vous posez la question du courage… Est-ce du courage, pour satisfaire quelques catégories soi-disant favorables sur le plan électoral,  de proposer la création de 60 000 emplois dans l'Education Nationale ? Est-ce du courage de proposer dans la même veine 100 000 emplois financés sur des fonds publics alors qu’aucun parti de gauche au monde ne propose aujourd’hui des créations d’emplois publics. Est-ce du courage de ne pas revenir sur les 35 heures ? Est-ce du courage que d’annoncer que vous allez revenir sur la retraite à 60 ans alors que vous ne le ferez jamais ? Est-ce du courage de mentir, de basculer dans la démagogie, de taire la vérité, de vous accrocher à des vieilles lunes socialistes, qui vous ont certes conduits par effraction au pouvoir en 1997, et vous n’avez rien fait et vous n’avez rien fait de la croissance venue de l’extérieure à travers la bulle internet.

Oui par effraction, car c’est sur un coin de table que vous avez rédigé l’affaire des 35 heures, c’est sur un coin de table que vous avez rédigé, M. Strauss Kahn et madame Aubry, l’affaire des emplois de jeunes et c’est sur un coin de table que vous êtes arrivés en effet aux affaires et c’est sur un coin de table que vous rédigez un projet qui est aujourd’hui caduc et qui dans cet esprit vous a amenés à proposer un projet qui ne correspond en rien à la réalité de la situation économique de notre pays. Et vous pourrez crier le bruit n’ajoutera rien à l’affaire et vous pourrez vous lever ca ne réglera pas l’affaire du projet socialiste sur le fond et vous pourrez quitter la salle et vous pourrez adresser des quolibets vous serez, vous aussi, en face des français au rendez-vous de la vérité. Nous, le serons ».