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Après le conspirationniste, voici le circophobe

Ce matin de bonne heure je tombe sur ce papier du Figaro qui explique et confirme que la circoncision diminue les risques de contracter le SIDA. Je partage ce papier que je considère comme une information intéressante. Quelques minutes plus tard, je reçois sur twitter ce message que je résume en substance « A-t-on seulement des chiffres sur les morts que cette pratique barbare a provoqué depuis des siècles ? ».

Je croyais être tombé sur un cas il y a plusieurs mois de cela, en voilà un second et il s'en trouve de nombreux autres car depuis je me suis renseigné. De même que le révisionnisme et le complotisme accueillent toutes sortes de théoriciens sur toutes sortes de sujets, voici venu le temps du "circophobe". Je parle de cet individu qui s'épanouit sur internet et qui estime qu’un véritable génocide se cache derrière la pratique rituelle (ou médicale) de la circoncision.

Le circophobe nage évidemment dans les réseaux sociaux comme un pois(s)on dans l'eau et vient mordre le mollet au moment où l’on ne s’y attend pas. Car on croit au départ à une plaisanterie mais non. Ce sceptique est sérieux. C'est le plus souvent un homme aux méthodes pacifiques. On ignore de quel marigot il vient. Est-il antisémite ? Est-il un écolo-new age au cerveau abimé par les rayonnements de son téléphone cellulaire ? S’agit-il d’un homministe ayant mal assimilé le scandale de l’excision des petites filles dans certaines régions d’Afrique noire ? Se sert-il du sujet pour porter le combat ailleurs, là où ça l’arrange ?

On ne sait trop. On imagine le circophobe tel un piranha dans son eau trouble, tranquille, jusqu’à ce que son sujet favori - la circoncision - surgisse sur un forum, dans un tweet ou un billet de blog (inutile de poster je supprimerai vos commentaires comme j'ai bloqué le twitto à qui je fais l'honneur de ce billet). Alors, le piranha ouvre un œil, puis l’autre, renifle l’odeur de son plat préféré et fonce sur sa proie.

Je n’ose pas imaginer ce qu'il est dans la vraie vie.

Un gland, j’imagine.